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Dix jours avant le Jour J

Ken Follett est un auteur que j’ai découvert durant la dernière année, avec beaucoup de plaisir. Auteur très prolifique, il se spécialise surtout dans les romans historiques et ceux d’espionnage. Je me suis plongée dans sa série du Siècle cet été, puis j’ai eu envie d’essayer un roman d’espionnage, un genre que je n’avais jamais vraiment expérimenté auparavant. Je me suis donc tournée vers Le Réseau Corneille.  Femme de tête L’histoire prend place dans la France occupée de 1944, à quelques jours du grand débarquement, qui se prépare. Ce roman de près de 500 pages raconte des événements se déroulant sur une période de dix jours. Le rythme est très soutenu, les actions s’enchaînent et on s’essouffle pour les personnages, qui n’ont que peu ou pas de répit. Ces personnages, pas si nombreux, sont séparés en deux groupes très distincts que tout sépare, sauf la préparation au débarquement. D’un côté, le groupe de Résistants britanniques et français; de l’autre, des hauts gradés allemands en poste en France. Le premier groupe a Betty Clairet à sa tête, major de l’armée britannique, 29 …

Cette tristesse qui ne te quitte plus

Dans ce premier roman de l’auteure et mannequin française Loulou Robert, on y découvre de la pure et vraie tristesse. La jeune Bianca a été retrouvée les poignets ouverts dans la salle de bain de ses parents, et depuis se trouve à Primivères, un hôpital psychiatrique pour enfants. Elle y croise des cas d’inceste, de dépression ou comme le sien, d’anorexie mentale. Bianca pourrait facilement tomber dans les clichés noirs de l’adolescence, mais c’est vraiment plus que ça. La construction du personnage est profonde et nous entraîne dans des sentiers noirs, quoique maintes fois écrits et lus, d’une façon juste et incroyablement sensible. Le personnage de Bianca, la jeune adolescente mal dans sa tête et dans sa peau, qui voit tout en noir trouvera tout de même un certain réconfort dans cet hôpital qui deviendra tout doucement sa deuxième maison. Avec un père distant et une mère alcoolique, elle souffre d’anorexie mentale depuis assez longtemps. Elle est entraînée dans un cercle vicieux où la mort n’est plus si inaccessible que cela. Il y aura aussi l’amour …

L’adoration des beaux habits (et d’Instagram)

Dans son dernier roman, Sophie Fontanel nous entraîne dans un monde des plus facilement jugé ; celui de la mode. La vocation joint deux histoires, soient celle de Sophie, rédactrice au magazine Elle, et celle de son arrière-grand-mère Méliné, Arménienne arrivée à Paris avec sa mère Knar. Cette jonction entre le présent et le passé s’incline aussi entre la fiction et le réel. Sophie Fontanel ayant réellement été à la tête du Elle magazine, s’est inspirée de son expérience pour écrire l’histoire au présent. Pour la partie au passé où elle traite du parcours de son arrière-grand-mère, elle a puisé dans la fiction, malgré la réelle existence de cette femme amoureuse des beaux vêtements. Allez fouiller le mot-clé #LavocationSophieFontanel  sur Instagram, l’auteure a eu la généreuse idée de partager des archives familiales qui viennent sceller l’entreprise littéraire de cet ouvrage. Sous un fond de crise migratoire, la famille de Sophie est fascinante par son rapport à la vocation, à ces passions qui rendent la vie plus belle, plus endurable. Méliné est fascinée par les magazines de mode, par …