Art et créativité
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« The One I Love » ou quand l’autre est idéalisé

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The One I Love est clairement un des meilleurs films que j’ai vus dans les dernières années. Complètement anticonformiste, le film nous entraîne dans une histoire d’amour ordinaire qui prend des airs totalement extraordinaires.

Dès le début, on fait face à un couple marié depuis plusieurs années qui vit des difficultés suite à une infidélité et qui va consulter un thérapeute. La scène jouée et rejouée des centaines de fois au cinéma, au fond. Ce thérapeute leur conseillera d’aller passer un week-end dans une magnifique villa dans le Sud de la Californie, car tous ses clients en reviennent complètement transformés et retrouvent la flamme des débuts. Ce qu’ils feront. On peut croire au cliché, mais c’est totalement autre chose.

The One I Love flirte avec la comédie romantique, le drame et le film de science-fiction. C’est rare que je regarde un film avec autant de fascination. Le propos du film est commun, mais c’est la manière dont les choses sont amenées qui fascine. Le couple, Sophie et Ethan, joué par Elisabeth Moss (Peggy Olson dans Mad Men pour les fans!) et Mark Duplass vivra au cours de ce week-end de nombreuses expériences anormales qui viendront susciter des questionnements face à leur relation amoureuse. Je vous laisse regarder la bande-annonce pour comprendre le mystère qui plane au-dessus de ce week-end.

Comme je ne veux pas vous dévoiler ce qui se trouve derrière les portes de cette petite maison d’invités, je vous dirai seulement que ce film vaut vraiment la peine d’être regardé. Les acteurs sont excellents, tout comme les dialogues, le décor et la twist de l’histoire. En plus d’être une réflexion sur le passage du temps au fil d’une relation amoureuse, le film nous fait réfléchir à l’amour, au désir, à la sexualité et à l’idéalisation de l’autre. C’est ce qui se trouve dans la petite maison qui viendra tester la confiance des deux amoureux.

Ce premier film du réalisateur Charlie McDowell s’est rendu jusqu’au célèbre festival Sundance, mais n’a pas tellement été populaire, et ce, autant aux États-Unis qu’au Canada (il a été présenté au Festival Fantasia). Or, il est disponible sur l’iTunes Store au prix de location de 5.99$ et sur Netlflix USA. Et vous devez le voir!

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Lectrice invétérée, Martine est bachelière en études littéraires et la cofondatrice du Fil rouge. Créative et inspirée, elle a l’ambition de faire du Fil rouge un lieu de rassemblement qui incite les lectrices à prendre du temps pour elles par le biais de la lecture. Féministe, elle s’intéresse aux paradoxes entourant les mythes de beauté et la place des femmes en littérature. Elle tentera, avec ses projets pour Le fil rouge, de décomplexer et de dédramatiser le fait d’être une jeune adulte dans une société où tout le monde se doit de paraitre et non d’être. Vivre sa vie simplement et entourée de bouquins, c’est un peu son but. L’authenticité et l’imperfection, voilà ce qui lui plait.

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