Art et créativité
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Les yeux tristes

 

Tim Burton + Amy Adams + Christoph Waltz = recette parfaite !

(Sans oublier Danny Elfman, ce cher compositeur de musique)

 

Burton

Ceux qui me connaissent savent que je suis une «Burtonienne» (nom complètement inventé de mon cru pour dire: trop grande fan de Tim Burton). Et dès que j’ai vu la bande annonce de «Big Eyes», je savais que ça allait être un bon Burton. Ainsi que de me dire: enfin un Burton sans Johnny Depp! J’adore ce duo, mais je considère que dernièrement ils ont tous les deux trop utilisé leur popularité et ça à joué sur la qualité de leur dernière collaboration. Bref, j’étais également très optimiste face à ce film. Surtout que Tim Burton n’était pas en terrain inconnu, puisque ce n’est pas la première fois qu’il réalise un film sur un artiste. Sa première fois fut sur l’excentrique réalisateur et producteur de navet: Ed Wood.

Après ses derniers films, «Alice in Wonderland» (les rumeurs disent qu’ils devraient y en avoir un deuxième) et «Dark Shadow», cette fois-ci Tim Burton nous offre l’histoire de l’artiste peintre Margaret Keane. Une bien triste histoire qui finit avec un «happy end».

«Dans l’Amérique des années 50, une artiste femme a peu de chance de percer, c’est pourquoi Walter réussit à convaincre Margaret de lui accorder la paternité de son oeuvre, lui permettant d’acquérir une renommée internationale. Mais Margaret finit par regretter son choix et reprendre ses droitsPremière.fr

Au cours du visionnement, nous constatons que Tim Burton s’est certainement reconnu dans le rôle de Margaret Keane. Tout d’abord, nous pouvons constater qu’il utilise une technique semblable pour ses dessins, des enfants tristes au regard globuleux.  Puis tous les deux ont à peu près le même parcours. Tout comme Margaret (passage très court), il a fait du travail de «l’art à la chaîne». Nous la découvrons en train de travailler dans une usine où elle doit peindre à la main des dessins sur des berceaux d’enfants pour réussir à subvenir aux besoins de sa famille. Alors que Burton, à ses débuts, travaillait pour l’industrie qu’est Disney, ce monde l’a rendu dépressif (bref, longue histoire). Nous pouvons également constater d’autres points communs (des aspects souvent abordés dans ses films), la banlieue. Margaret quitte sa vie malheureuse pour aller à San Francisco avec sa jeune fille. Nous découvrons que toutes les deux ont une forte relation, car pour Margaret elle représente tout. Il y a donc la banlieue, mais également la présence des chiens. C’est subtil, mais les chiens sont souvent présents dans les films de Burton et ceux-ci sont représentés comme étant le meilleur ami de l’homme, le meilleur confident et c’est pourquoi il est, pour Margaret, le seul qui connaît son secret. Parce que Margaret doit vivre dans le silence, sous la violence psychologique de son mari et la violence de son époque qui ne reconnaît pas les femmes comme étant… des êtres à part entière.

Dès les premières images, nous reconnaissons le style à la Burton par son générique. Ces images magnifiques qui nous transportent à l’époque des années 60. Amy Adams – Margaret Keane – est douce, charmante, magnifique. Nous tombons complètement sous son charme ainsi que sous celui de ses œuvres. Nous avons pitié d’elle, nous souhaitons son succès, son épanouissement en tant qu’artiste mais également comme mère, Femme. Nous la trouvons aussi si stupide, stupide de se laisser faire, de ne rien dire, d’avoir peur. Christoph Waltz (l’homme dont nous tombons en amour juste après avoir entendu sa voix) – Walter Keane –  est charmant, nous l’aimons, il est excentrique, a un magnifique sourire. Il est tout aussi détestable, son seul talent restera d’être un excellent vendeur.

Que dire de la prestation de ces deux grands acteurs ? Adams a su percevoir les sentiments et représenter ce qu’est une femme des années 60 qui divorce. Les pressions sociales qu’elles peuvent vivre, sa solitude, sa culpabilité de mentir aux gens, mais principalement à sa fille. Waltz reste un acteur que j’admire. Peu importe le rôle qu’il interprète, il le joue à la perfection. Dans ce dernier, il est plutôt extravagant, cependant nous y croyons.

Si vous avez la chance d’aller le voir au cinéma, je vous le conseille fortement.

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Avoir une bibliothèque de plus en plus grosse est l’un des projets de vie de Karina. Apprendre et avoir plusieurs perceptions le sont également. Après avoir fait une technique en travail social au Cégep du Vieux-Montréal et travaillé quelques années dans des organismes communautaires (ce qu’elle continue de faire avec joie), elle poursuit ses études en faisant un certificat en études féministes à UQÀM. La littérature lui permet donc de voyager et d’avoir d’autres lunettes sur le monde.

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