Littérature québécoise
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Moitié vrai, moitié père

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Mimi, une jeune avocate agitée, anxieuse, exaspérée, hypersensible, maladroite et rêveuse, a le cœur qui déborde et une vie trop étroite pour elle. Heureusement, elle peut accuser son père pour tous ses maux! Son père autoritaire, abrupt, sarcastique, impossible… et au bout du rouleau. Mais le peut-elle vraiment? Son père est-il véritablement son père? Se lançant dans une folle recherche de ses origines familiales, Mimi remonte le cours du temps comme un saumon sa rivière, en gigotant pour éviter les hauts fonds. Du Québec à la France, on suit donc la quête d’un lâcher-prise aussi amusante que touchante et servie par une écriture simple sans être simpliste, juste et évocatrice.

Mimi et son père sont aux antipodes l’un de l’autre, à en croire qu’ils ne sont pas vraiment de la même famille. Du moins, c’est de ce dont Mimi essaie de se convaincre, au point de partir en France à la recherche de celui qui pourrait enfin lui donner raison. Ce n’est pas sans surprise que rien ne se déroule comme prévu, que les réponses que cherche Mimi ne se trouveront pas aussi facilement qu’elle l’aurait espéré et surtout, que la vérité n’est pas toujours celle qu’on veut entendre.

C’est donc sur cette trame identitaire que se construit le récit tragi-comique qu’est Moitié vrai. On y retrouve tous les éléments clés pour en faire un récit intéressant et  un peu rocambolesque.  Ma lecture fut rapide, à partir du moment où j’ai réussi à embarquer dans l’histoire. Au début, j’ai eu quelques difficultés à cerner Mimi, à comprendre ce refus et cette assurance aveugle que son père n’était pas son père. Comme un enfant qui refuse de croire que le Père Noël n’existe pas. Un changement de continent plus tard et me voila à pieds joints dans l’histoire, à suivre attentivement les démarches identitaires de Mimi.

Moitié vrai  ferait sans contredits un bon scénario pour un film «populaire». Les personnages, les lieux et l’histoire se dévoilent petit à petit de manière à la fois prévisible mais intrigante, le type de recette qui fonctionne bien. En tant que roman, on s’y amuse tout autant. L’histoire est légère sans pour autant manquer de profondeur. Si vous aimez les happy endings, sans pour autant vouloir vous lancer dans les trucs à l’eau de rose ou bien dans la chick litt, vous y trouverez votre compte.

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Curieuse depuis toujours, Marjorie s’intéresse à un peu tout, avec un penchant marqué pour les mots, le féminisme, les phénomènes de culture populaire et les mystères de la vie. Elle est bachelière en littérature et cofondatrice du Fil rouge, à travers duquel elle tente de faire son petit bout de chemin, lire le plus possible et surtout, apprendre et connecter avec les autres. Naviguant tant bien que mal à travers la vingtaine, elle trouve ses assises dans la lecture et l’écriture, cherchant toujours à comprendre un peu mieux les contradictions qui rendent la vie intéressante. Elle croit que la littérature fait partie de ces choses qui peuvent changer une vie, la rendre un peu plus douce et mettre un baume là où il faut.

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