Littérature étrangère
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Celle qui va tout lire Fred Vargas te salue

Dix ans après tout le monde (estimation vague de personne qui ne se souvient plus de ses cours de statistiques), j’ai ENFIN appris l’existence de Fred Vargas.

Avant d’être libraire, métier que je pratique depuis environ 2 ans, je n’avais jamais entendu parler de Fred Vargas. Pourtant, depuis que je sais lire, j’ai une fascination pour (à peu près) tous les types de romans dits « de genre », des romans de science-fiction aux romans policiers, les romans noirs, etc. Au primaire, j’étais tellement fangirl de la série Arthur et Andréa-Maria de Chrystine Brouillet. Quand j’ai appris que la Courte échelle en avait fait deux éditions intégrales, j’ai un peu crié (puis je me suis dépêchée de les commander).

C’est pour cette raison que j’ai trouvé étrange de n’avoir jamais porté attention à elle, cette fameuse Fred Vargas que mon ancienne collègue Isabelle (coucou Isa!) adorait par-dessus tout! J’ai donc décidé, le mois dernier, de commencer à découvrir son univers.

Plutôt que de commencer par ses plus connus, ou bien par le plus récent, Temps glacières (que j’ai vraiment très hâte de découvrir : l’Islande et Robespierre, ça me convainc assez aisément), j’ai choisi de lire Ceux qui vont mourir te saluent, publié en 1994, mais écrit quelques années plus tôt, avant même L’homme aux cercles bleus, son premier roman publié.

Le titre m’a beaucoup interpellée, moi qui suis une amatrice de l’Antiquité gréco-latine, et j’ai également été charmée par le synopsis, que voici : Une gravure de Michel Ange se retrouve sur le marché, et tout porte à croire qu’elle a été volée à la Vaticane, grande Bibliothèque du Vatican. Henri Valhubert, éditeur d’art, trouve louche l’arrivée sur le marché de cette gravure ainsi que les voyages répétés de sa femme, Laura, à Rome, pour voir leur fils, Claude, et ses deux amis Tibère et Néron (oui, oui, comme les empereurs!). Il s’y rend donc… pour mourir assassiné, le soir de son arrivée, en se rendant à la fête où il croit trouver son fils.

S’en suit de nombreuses découvertes sur le passé de Laura et de son ami d’enfance Monseigneur Lorenzo Vitelli, mais également sur le passé de l’enquêteur français envoyé pour étouffer l’affaire, mais qui ne fait qu’à sa tête, Richard Valence. En effet, celui-ci préfère énerver l’inspecteur Ruggieri, le responsable de l’enquête du côté italien, avec ses manières parfois douteuses et sa nonchalance.

Au début de ma lecture, je n’arrivais pas à lire plus d’un chapitre à la fois (vous savez, le mémoire de maîtrise à rédiger, le travail, etc.), mais il est arrivé un stade, à partir de la page 50 environ, où j’étais tout simplement incapable de m’arrêter. Je me suis arrêtée dans un café près de chez moi et j’y suis restée jusqu’à ce que je termine ma lecture. L’ambiance de Rome, le détachement, parfois feint, de Richard Valence, les empereurs qui vivent une amitié fusionnelle, leur amour pour Laura, la femme (presque) fatale elle-même fusionnée à Claude et ses comparses, l’humour subtil de Vargas, tout y était pour faire un roman policier comme je les aime, délicat et intelligent.

En plus, d’après quelques critiques rencontrées sur les internets, j’aurais bien fait de commencer ma lecture de Fred Vargas par le premier qu’elle a écrit, puisqu’il serait l’un de ses moins bien réussis… Si c’est le cas, je ne me peux plus d’attendre de lire les autres! Donc lorsque j’aurai terminé mon mémoire, vous pourrez me trouver dans une grotte, entourée de la bibliographie complète de cette auteure, avec la quantité de nourriture suffisante pour permettre aux Stark de survivre à un long hiver à Winterfell (laissez-moi penser au temps où ils étaient ensemble, heureux et vivant(e)s, je vous prie) et assez de bougies pour lire toute la journée jusqu’à ce que j’aie lu tous ses romans et toutes ses nouvelles. Avant de partir, je vous lancerai, salut romain inclus, un « ave César, celle qui va mourir te salue » bien senti.

Le Serment des Horaces - Jacques-Louis David. Anecdote: Je tenais à illustrer le salut romain, mais sans Nazis, et j'a trouvé cette toile (sur la page Wikipedia du salut romain, tiens donc), puis j'ai réalisé que j'avais déjà utilisé une toile de David pour illustrer mon article sur Harry Potter à l'école de la philosophie! C'est ça. (Scusez, c'était plate comme histoire, finalement.)

Le Serment des Horaces (1785) – Jacques-Louis David.
Anecdote: Je tenais à illustrer le salut romain, mais sans Nazis, et j’a trouvé cette toile (sur la page Wikipedia du salut romain, tiens donc), puis j’ai réalisé que j’avais déjà utilisé une toile de David pour illustrer mon article sur Harry Potter à l’école de la philosophie! C’est ça. (Scusez, c’était plate comme histoire, finalement.)

Dites-moi, connaissiez-vous Fred Vargas? Quel est votre roman préféré de cette auteure formidable?

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Un commentaire

  1. Catherine says

    J’adore Fred Vargas. Mon préféré est Pars vite et reviens tard, que j’ai dû lire 5 fois. Suivi de près par L’homme à l’envers. Je ne me tanne pas. Le seul moins réussi est, selon moi, Sous les vents de Neptune. Les dialogues en « québécois » sont vraiment moches, ça gâche vraiment la lecture. Son plus récent est aussi très bon. J’en prendrais au moins 3-4 par année, des romans de cette auteure.

    J’aime

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