Littérature québécoise
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Journal d’un étudiant en histoire de l’art

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La première fois que j’ai entendu parler de Maxime-Olivier Moutier, c’était par une ancienne collègue libraire qui m’avait chaudement recommandé de lire Marie-Hélène au mois de mars. Je me souviens avoir commandé le roman en n’étant pas super convaincue, le titre ne me disait pas mal rien, pour être honnête. Sauf que j’avais adoré l’écriture de Moutier, très franche, dure et lucide. Le récit nous entraînait dans les bas fonds de l’émotion parce que le personnage se retrouvait à l’hôpital psychiatrique suite à une rupture brisant TOUT sur son passage. J’avoue que je ne me souviens pas complètement du récit, je vais donc sûrement le lire d’ici quelque temps. Par contre, une émotion et une ambiance ressort quand je repense à cette lecture, celle de la détresse et en même temps, j’ai le souvenir d’un amour passionnel et fusionnel très fort. Bref. Tout cela pour dire que suite à cette lecture, je n’avais pas relu d’oeuvres de Maxime-Olivier Moutier. Suite à la parution cet automne de Journal d’un étudiant en histoire de l’art, j’ai eu envie de me plonger dans le monde lucide et farfelu de ce psychanalyste. J’avais aussi vu Moutier en entrevue à la télévision à Tout le monde en parle il y a quelques années pour discuter d’une autre de ses oeuvres et je me souviens avoir trouvé l’entrevue fort intéressante.

J’avoue aussi que c’est plus parce que l’oeuvre autobiographique se passait à l’UQÀM que j’ai eu envie de le lire. Ayant été étudiante dans les mêmes années que Moutier, je me suis retrouvée dans les couloirs de l’UQÀM, dans les dates limites, ces lectures interminables, ces foutues bibliographies, etc. Au départ, c’était réellement ma motivation, lire le journal d’un étudiant, point. Ensuite, le côté Histoire de l’art m’attire aussi, ayant suivi quelques cours hors programme en HAR, j’ai une curiosité face à l’art contemporain et aux performances. J’ai donc trouvé intéressant dans ce journal de découvrir plusieurs artistes et aussi, d’avoir droit à quelques leçons d’histoire parce que souvent Moutier nous raconte ce qu’il apprend dans ses cours. C’est tout de même intéressant quoi que souvent en survol, en même temps il ne faut pas oublier que cela est simplement un journal, donc loin derrière lui l’idée d’enseigner. Néanmoins, il nomme plusieurs ouvrages sur l’histoire de l’art, je pense qu’un passionné d’art pourrait trouver des titres intéressants à découvrir.

De mon côté, j’ai moyennement apprécié le côté journal justement. Moutier nous parle de ses aventures, de ses fantasmes, de sa vie de famille et de ses délires. Très personnel, il raconte des anecdotes familiales avec sa femme, ses enfants, de ses amantes et aussi avec ses collègues, on est souvent peu intéressés par ses propos, mais tout de même, ce certain voyeurisme nous donne envie de continuer à le lire ce satané journal, comme il l’appelle lui-même. Pourtant, j’adore les récits qui mêlent la fiction à l’intime, mais dans ce cas-ci, la forme est si brute qu’on se sent parfois mal d’avoir tant accès aux pensées de Moutier. Comme quand on lit le journal intime de quelqu’un au fond.

Toutefois, j’ai apprécié ma lecture, l’écriture est parfaitement fluide, ce qui fait qu’on se retrouve à tourner les pages encore et encore, sans avoir envie de s’arrêter. L’équilibre entre le côté Histoire de l’art et Journal a été bien respecté, même si je dois avouer que j’ai grandement plus apprécié le côté Histoire de l’Art.

Connaissez-vous Maxime-Olivier Moutier ? Que pensez-vous de ses oeuvres?

 

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Lectrice invétérée, Martine est bachelière en études littéraires et la cofondatrice du Fil rouge. Créative et inspirée, elle a l’ambition de faire du Fil rouge un lieu de rassemblement qui incite les lectrices à prendre du temps pour elles par le biais de la lecture. Féministe, elle s’intéresse aux paradoxes entourant les mythes de beauté et la place des femmes en littérature. Elle tentera, avec ses projets pour Le fil rouge, de décomplexer et de dédramatiser le fait d’être une jeune adulte dans une société où tout le monde se doit de paraitre et non d’être. Vivre sa vie simplement et entourée de bouquins, c’est un peu son but. L’authenticité et l’imperfection, voilà ce qui lui plait.

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