All posts tagged: UQAM

Les filles en série… lecture obligée d’été

Enfin! J’ai attendu, attendu cet essai de Martine Delvaux, heureuse de constater qu’il était en si grande demande à la Grande Bibliothèque. L’attente aura valu la peine… c’est percutant, intelligent, nécessaire et soulevant! Beecroft, Pussy Riot ou Femen sont à ma mémoire celles qui refusent cette assimilation « en masse », ce polissement du nombre. Avec ces analyses et zoom in sur plusieurs faits et représentations que nous ne voyons plus tellement ils nous ont été surreprésentés, Delvaux remue notre laisser-faire, laisser-aller, notre acceptation comme évidence d’aplanissement du genre. Avec tout ce poids du nombre, ne pourrions-nous pas en faire quelque chose de grand et de puissant? Pour avoir un futur, il faut avoir une histoire Peut-être que ce livre devait être la suite logique de mes lectures, après Le bal des absentes par Amélie Paquet et Julie Boulanger. L’élément déclencheur pour cet essai fut le traitement différent des sujets féminins vs masculins lors des manifestations étudiantes de 2012. Nous ne nous en sortons pas : autant dans la littérature que dans les médias actuels, …

le deuil tardif des camélias, Daniel Leblanc-Poirier, Éditions de l'Interligne, le fil rouge lit, blogue littéraire, coffret littéraire, les livres qui font du bien, bibliothérapie, littérature

Le deuil tardif des camélias: jeunesse désabusée

C’est le joli visuel du roman Le deuil tardif des camélias qui a attiré mon attention au premier abord. Il ne manquait plus que je prenne connaissance que l’auteur était Daniel Leblanc-Poirier, dont j’avais apprécié la plume dans son recueil de poésie Le naufrage des colibris, pour me convaincre de le lire. L’histoire Le roman nous présente la vie d’Étienne et Laurent, deux amis et colocataires partis de Gatineau Beach pour venir étudier (en théorie plus qu’en pratique) à Montréal. Par la voix d’Étienne, nous les suivons dans le désordre tumultueux de ce moment de leur vie, comme suspendu, entre l’adolescence et l’âge adulte. L’histoire tournant autour de la relation toxique que Laurent entretient avec Florence nous trace le portrait d’une génération désillusionnée, d’une bande d’amis, d’amoureux, d’ex-amoureux et d’amants. Amitié, amour, ruptures, infidélité, deuils, drogues, trahison, manipulation : à première vue, rien de jamais vu. Vous vous demandez ce qui m’a plu à lire les (més)aventures de presqu’adultes agissant comme s’il n’y avait pas de lendemain? J’y ai reconnu, en partie, ma génération, fin vingtaine-début …

Journal d’un étudiant en histoire de l’art

La première fois que j’ai entendu parler de Maxime-Olivier Moutier, c’était par une ancienne collègue libraire qui m’avait chaudement recommandé de lire Marie-Hélène au mois de mars. Je me souviens avoir commandé le roman en n’étant pas super convaincue, le titre ne me disait pas mal rien, pour être honnête. Sauf que j’avais adoré l’écriture de Moutier, très franche, dure et lucide. Le récit nous entraînait dans les bas fonds de l’émotion parce que le personnage se retrouvait à l’hôpital psychiatrique suite à une rupture brisant TOUT sur son passage. J’avoue que je ne me souviens pas complètement du récit, je vais donc sûrement le lire d’ici quelque temps. Par contre, une émotion et une ambiance ressort quand je repense à cette lecture, celle de la détresse et en même temps, j’ai le souvenir d’un amour passionnel et fusionnel très fort. Bref. Tout cela pour dire que suite à cette lecture, je n’avais pas relu d’oeuvres de Maxime-Olivier Moutier. Suite à la parution cet automne de Journal d’un étudiant en histoire de l’art, j’ai eu …