Littérature québécoise
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Là où la mer commence : l’histoire de Maybel et la Bête

J’étais adolescente, avide de récits marquants, d’héroïnes fortes et d’histoires romantiques. J’avais déjà lu la plus grande partie de l’oeuvre de Dominique Demers, savouré Ta voix dans la nuit, Marie-Tempête, Maïna. Puis, j’ai enfin lu Là où la mer commence, un récit entremêlant le conte et le roman pour adolescents, et c’est, depuis ce temps, resté mon roman préféré de cette auteure prolifique.

« Et si la Belle et la Bête avaient vécu en terre québécoise au XIXe siècle?… » Cette phrase, que l’on retrouve sur la quatrième de couverture, nous met la puce à l’oreille. Le célèbre conte, désormais dans les mains magiques de l’auteure Dominique Demers, se transforme en une belle histoire aux saveurs de liberté, d’air marin et de folles tempêtes.

Le roman met en scène la jeune Maybel, fougueuse, lumineuse et indomptable, qui va à la rencontre du mystérieux William, défiguré, solitaire. Les deux apprendront à se connaître et s’aimeront, malgré les obstacles et les désaccords qui fusent autour d’eux. Il lui fera découvrir les merveilles de la nature, puis celles de la lecture. De son côté, elle partagera sa soif de vivre et lui apprendra à faire confiance.

— Il a cru que j’étais dégoutée… […]. Que son visage m’épouvantait. Mais ce n’est pas vrai, Florence. Je te jure! J’étais… comme hallucinée. […] J’étais saisie quand il a arraché le masque. J’ai vu les trous, les déchirures. C’était terrible! Mais en même temps, c’était supportable. Parce que ce qui ressortait le plus, c’étaient les yeux. Imagine un ciel affreux et puis soudain, un soleil au milieu. On ne voit plus que le soleil. 

Ce merveilleux roman a tout pour séduire. D’abord, il y a son écriture qui mêle la poésie et les mots de la nature, et ceux-ci sont emplis d’un souffle indomptable semblable à celui des vagues sur les rochers qui longent le Saint-Laurent. Ensuite, les personnages sont attachants, voire perturbants et extrêmement humains. Leur soif de liberté et leur passion viennent nous toucher et nous inspirent. Finalement, l’histoire est si bien articulée qu’on ne peut lâcher le livre qu’une fois notre lecture terminée, et nous en sommes presque essoufflés.

Merveilleuse adaptation de La Belle et la Bête, encore plus beau, fort et romantique que l’original, on croit presque, une fois le roman refermé, que le conte est bien né dans notre belle province.

Bonne lecture!

 

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Décidément, Marion est une fille occupée. Si elle ne se trouve pas le nez devant son ordinateur quelque part à l’UQAM, concentrée sur son projet de maîtrise, on peut la trouver dans le rayon des albums jeunesses de la bibliothèque, au centre sportif où elle s’entraîne régulièrement à la course, à l’épicerie bio près de chez elle où elle s’approvisionne en fruits et en produits santé, en train d’écrire une nouvelle pour son blogue, chez ses bonnes amies à rigoler, dans sa chambre à pianoter sur son piano ou à rêvasser de futurs projets de voyage. Hyper-disciplinée et perfectionniste, cette passionnée de littérature ne se verrait pas vivre sans Harry Potter, les carnets de notes, la nature automnale et le gâteau au chocolat. Si vous êtes chanceux, vous la verrez sans doute passer, mais dépêchez-vous, car elle marche très vite!

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