Littérature québécoise
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Monogamies et déceptions

Jolène tente de faire son petit bonhomme de chemin à travers la mêlée d’autres mélomanes amoureux de liberté de sa génération. Sauf qu’elle est victime d’une malédiction depuis sa naissance : son prénom est également le titre de la célèbre chanson de la chanteuse Dolly Parton, Jolene. Comme mon prénom est Roxanne, sans dire que The Police ont fucké ma vie sexuelle, je pensais vraiment me retrouver dans le personnage de Jolène, d’autant plus que c’est aussi le prénom de l’auteure, elle doit bien s’y connaitre en la matière! J’avais donc plutôt hâte de mettre la main sur le roman.

Monogamies ou Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle est écrit un peu à la manière d’un journal intime, entrecoupé de funfacts sur Dolly Parton ou sur sa chanson Jolene, maintes fois reprise à toutes les sauces. On y suit les péripéties de Jolène qui cherche quelqu’un pour partager sa vie un peu trash, tout en voulant garder pour elle seule ses deux meilleurs amis Bear et Pouliche. On y lit aussi parfois des souvenirs de moments heureux, avec ces deux personnages. Elle couche aussi avec son voisin, qui a pourtant une relation stable, et elle se masturbe souvent.

Très honnêtement, je ne suis pas sûre d’être capable de vous faire un bon résumé. J’ai trouvé le récit tellement décousu qu’une fois ma lecture terminée, je n’avais pas trop compris où l’auteure voulait en venir. On parle souvent d’un projet que le personnage principal entretient, et je crois qu’il s’agit d’avoir une relation monogamique stable, mais je ne suis toujours pas certaine…

En fait, le récit n’avance pas du tout. L’écriture est intéressante, puisque j’apprécie en général la littérature qui mélange le joual et les sacres à une grammaire correcte, mais là j’avais l’impression que c’était parfois trop. J’aurais préféré entendre Jolène Ruest me raconter ses anecdotes en personne plutôt que de les lire dans un vocabulaire si peu travaillé. Il n’y a pas de chemin entre le point A et le point B, on reste au point A indéfiniment. Pas d’avancement dans la vie personnelle ou professionnelle des personnages, sauf dans les quatre dernières pages, où Jolène prend l’autobus pour fuir sa routine (oups, je vous ai spoilé la fin…). Routine qui se résume à se saouler pendant des concerts de rock et à déjeuner avec ses amis le lendemain, un peu puckée. Tout ça en se plaignant qu’elle ne réalise pas son projet (sérieusement, si vous l’avez lu et que vous avez compris, j’aurais besoin d’explications!)

Bref, Monogamies ou Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle, publié le printemps dernier aux Éditions XYZ était très décevant. Et pourtant, j’avais tellement d’espoirs pour cette lecture! Le titre, la quatrième de couverture, l’auteure, tout avait l’air amusant, drôle et déjanté! Dommage que le récit soit autant stagnant et sans but. Mais je serais quand même curieuse de lire les prochains projets de Jolène Ruest, c’était sa première publication après tout, avec un peu plus d’expérience je suis sûre qu’elle pourrait nous charmer!

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 Le fil rouge tient à remercier les Éditions XYZ pour ce service de presse!

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