All posts tagged: identité

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« Ce sont des choses qui ne se font pas » Sauf pour Emma!

Je suis une grande amoureuse de l’œuvre de Sophie Bienvenu, je vous en ai déjà parlé ici, ici et ici. Alors lorsque j’ai su qu’elle publiait un premier livre pour les jeunes, j’ai d’emblée voulu le découvrir. Or, en sachant que ce roman jeunesse parlait de stéréotypes de genre, qu’il abordait les questions du féminisme, de la liberté et de l’affirmation de soi, je ne pouvais pas être plus heureuse! Je plaide pour des œuvres jeunesse inclusives, non-moralisatrices et féministes. Illustré par la Montréalaise Camille Pomerlo, La princesse qui voulait devenir générale est un roman jeunesse qui brise les stéréotypes attachés aux genres. Emma rêve d’être générale, tandis que son frère rêve d’être une reine. Leur père, le Roi Philippe, les empêchera d’être ceux qu’ils rêvent d’être, parce que « ce sont des choses qui ne se font pas ». Cette phrase sera au centre de tout ce que son père dira et croira. Heureusement, Emma croit en ses rêves et en sa volonté d’être ce qu’elle veut vraiment être. Elle quittera donc le royaume …

Trans : Je suis Samuel

J’ai eu la chance de rencontrer le sympathique doctorant Samuel Champagne lors d’un événement académique, il y a de cela quelques années. En découvrant qu’il est auteur, je m’étais promis de mettre la main sur ses livres. Il avait alors déjà publié trois œuvres de fiction destinées à la jeunesse : Recrue (2013), Garçon manqué (2014) et sa suite, Éloi (2015), qui abordent la transsexualité et l’homosexualité. Je ne les ai pas encore lues, mais toujours est-il que j’ai dévoré son tout dernier livre, Trans, paru en 2017 (Éditions de Mortagne). En lisant son récit de témoignage, j’ai retrouvé le garçon sensible et vrai que j’ai croisé en Ontario, pour le suivre cette fois à travers le périple d’une vie, la sienne, celle d’une personne transidentitaire.     D’abord, pourquoi employer « transidentitaire » plutôt que « transgenre » ou « transsexuel »? Au début de son ouvrage, Samuel nous explique qu’il préfère le terme « transidentitaire », car il englobe davantage d’individus tout en limitant les exclusions. Pourquoi prêter l’oreille au récit de vie d’une personne transidentitaire? Je laisse Samuel répondre :   « Mon existence …

Organiser ses lectures grâce au Bullet Journal

Si vous êtes comme moi et que l’écriture est une manière d’organiser vos pensées, peut-être serait-ce intéressant de penser au Bullet Journal. Tout d’abord, qu’est-ce qu’un Bullet journal? C’est un cahier, habituellement aux pages pointillées, dans lequel on fait principalement des listes! Ce peut être des listes des choses à emmener en camping, mais aussi de sujets visant plutôt le long terme, tels qu’un objectif de perte de poids, des films vus, des petits bonheurs quotidiens, des recettes à essayer… Il n’y a aucune limite! Souvent, les listes sont agrémentées de petits dessins très simples faits à main levée (doodles en anglais) et parfois d’autres articles de papeterie comme des autocollants, des rubans adhésifs colorés (washi tape) ou encore de traits de surligneurs aux couleurs pastel. Encore une fois, la seule limite est celle de l’imagination! Il peut être très organisé et symétrique, ou encore pêle-mêle. La beauté de tout ça, c’est que chacun peut l’adapter à sa personnalité.   Source: @bullet_journal_2go J’ai commencé mon Bullet journal en juin et je suis tout de suite …

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Valet de pique : Quand Joyce Carol Oates m’épate encore

J’aime me sentir obnubilée par une lecture. Avoir l’impression d’être complètement investie dans un récit et ne pas réussir à fermer le bouquin, avant de savoir. Savoir, tout simplement. Savoir comment les événements défileront. Vous connaissez sans aucun doute ce sentiment, vous lisez et hop, vous reprenez conscience de ce que vous étiez en train de faire! Quel plaisir de s’évader le temps de quelques pages, voire quelques heures, avec un bouquin entre les mains! C’est ce qui m’est arrivé à nouveau avec Joyce Carol Oates. La lecture de Sacrifice, un de ses derniers romans, m’avait totalement ravie et j’étais restée avec la forte impression que Carol Oates maîtrise à merveille les codes du thriller psychologique. En recevant Valet de pique, j’étais nerveuse à l’idée de lire à nouveau un de ses livres. Ça me fait toujours ça, quand j’aime trop un roman, je crains d’en lire d’autres du même auteur-e de peur de briser ce sentiment si fort que j’avais ressenti la première fois. Or, avec Valet de pique, je me suis sentie aspirée par …

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L’un l’autre les uns les autres, s’observer

Comme c’est souvent le cas pour les livres qui deviennent de beaux coups de cœur (ceux dont je ne veux plus me séparer), il s’agit de lectures que je laisse venir à moi par un amoncellement de synchronies. Ici, je vous parle de ma rencontre avec Moi aussi, un carnet écrit en dialogues de Sylvie Cotton et Nathalie de Blois. Je ne pouvais souhaiter plus grande source d’inspiration pour le moment où je me situe dans ma vie intime et créative. Aujourd’hui, je décide de mélanger mes deux passions : la littérature et les arts visuels. Elles se lient en moi pour me permettre de trouver un certain équilibre et pour définir mon langage intérieur et intime, celui que je partage ensuite avec d’autres âmes sensibles. La petite histoire qui suit en est une de rencontres entre plusieurs personnes pour qui le partage est forgé d’empathie, de désir de liberté, de curiosité et de passion. Nadia, Joëlle et Eric, c’est un genre d’hommage que je vous rends avec ce texte, votre passage dans ma vie …

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Je finirai bien par comprendre; quand l’art devient un no man’s land contre l’exil.

Avoir deux pays, être déchiré entre deux endroits, deux mondes, deux soi. Quitter la France à 6 ans, quitter le Québec à 15, y revenir jeune adulte, quelles sont les traces que ces exils laissent chez quelqu’un? Ce sont ces questions que se posent l’auteure Élisabeth Recurt dans son court roman Je finirai bien par comprendre. Divisé en 4 livres – ou bien chapitres – on retrouve Élisabeth, 6 ans, prête à partir en vacances, sans date de retour. Dans cette première partie, on se trouve face à la naïveté d’une enfant qui ne comprend pas l’ampleur de ce qui lui arrive, qui subit les choix d’adultes et qui n’a d’autres options que de suivre, sans trop poser de questions. S’en suit alors les questionnements d’une adolescente qui n’est française que pour les québécois et québécoise que pour les français. Prise entre deux, amoureuse de son pays d’adoption, c’est face à la colère d’une adolescente qui se voit contrainte de retourner sur une terre qui ne semble plus être la sienne qu’on se retrouve dans le second …

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Une langue qui évolue au rythme de ses locuteurs

En 2015, je tombais sous le charme de l’auteure, linguiste, et j’aimerais lui ajouter le titre de vulgarisatrice, Anne-Marie Beaudoin-Bégin (vous pouvez (re)lire l’article que j’ai écrit concernant son premier essai La langue rapaillée). C’est donc avec beaucoup d’enthousiasme et d’excitation que j’ai accepté d’écrire au sujet de son nouveau bouquin! Dans La langue affranchie : se raccommoder avec l’évolution linguistique, Beaudoin-Bégin poursuit sa mission d’encourager les Québécois à utiliser la langue française telle qu’ils la connaissent et à ne plus en avoir honte. Tout’qu’une mission, n’est-ce pas? Je vous promets que ce livre n’a rien de lourd, bien au contraire : on sort de chaque chapitre avec l’envie de crier « Je parle le français-québécois! »… Mais comme je lis principalement dans le métro, je me garde une p’tite gêne. Les facteurs d’évolution Plusieurs chapitres sont consacrés à l’Histoire de la langue française, à son évolution et surtout aux différents facteurs qui influencent une langue (peu importe laquelle). Anne-Marie Beaudoin-Bégin explique avec précision comment ces différents aspects ont affecté notre langue, non pas dans les dernières années, mais …

Aime comme Montréal, aime comme le Monde

Vous le savez, Montréal fête ses 375 ans cette année. Vous pourrez d’ailleurs lire chaque mois un article hommage à l’un des quartiers de la ville, sur Le fil rouge! Notre métropole fête en grand et ses artistes aussi. C’est dans le cadre de cette célébration que Marie-Christine Ladouceur-Girard a voulu présenter, dans un recueil de témoignages, les valeurs que portent Montréal et ses habitants : l’amour, le bonheur et la diversité. Aime comme Montréal offre le portrait de 60 couples interculturels qui ont choisi cette ville comme lieu d’ancrage pour vivre leur histoire. Certains se sont rencontrés au Québec, d’autres ont vu leurs chemins se croiser dans d’autres pays et ont décidé d’immigrer ici. Ces couples d’horizons différents se sont approprié Montréal à leur façon et y ont élu domicile parce qu’ils s’y sentent à la maison. De la diversité, Aime comme Montréal en est rempli : diversité dans les cultures, bien sûr, mais aussi dans les tranches d’âges et dans les sexes. J’avais bien peur au départ qu’on me présente des couples entre …

Les mots seront toujours amplement suffisants

Je suis de celles qui préfèrent les mots. Malgré l’émergence des médiums promouvant l’image, je suis de celles qui croient en l’invisibilité, en la puissance de ce qui est seulement écrit, dit et parfois, tu. À mes yeux, les mots seront toujours amplement suffisants et le visuel, jamais à la hauteur. Le livre ne mourra pas tant que moi je vivrai. Vous ne pouvez pas rivaliser avec le pouvoir de mon imagination et la justesse d’une plume. C’est la première raison pour laquelle j’ai eu peur lorsqu’il a été annoncé qu’un film serait fait sur l’écrivaine Nelly Arcan. Rappelez-vous, je vous avais fait part de mes impressions sur le Fil Rouge il y a quelques mois juste ici. En cet après-midi, plongée dans l’obscurité presque totale d’une salle de cinéma, mes doutes et mes inquiétudes se sont confirmés. Le long métrage Nelly n’avait pas raison d’être. Les meilleures séquences de l’oeuvre cinématographique demeurent les moments où Mylène Mackay lit des passages des écrits de la défunte auteure. Car les mots seront toujours amplement suffisants. Je …