All posts tagged: musique

Pinkerton, François Samson-Dunlop, Alexandre Fontaine Rousseau, weezer, musique des années 90, peine d'amour, échec amoureux, échec romantique, bande dessinée, bande dessinée québécoise, bd, musique, bande dessinée pour les mélomanes le fil rouge, Le fil rouge lit, blog, blogue littéraire, bibliothérapie, les livres qui font du bien, coffrets littéraires

Pinkerton; blâmer la musique des années ’90 pour expliquer ses échecs amoureux

Avant de lire cet article, je vous propose d’écouter cette chanson afin de vous mettre dans l’ambiance :   J’étais jeune, j’avais l’amour douloureux et une de mes activités favorites était de trouver écho à mes sentiments déprimants dans des paroles de chansons. Je faisais des mixtapes avec ma radiocassette; Nirvana, Radiohead, The Used (eh oui, notez que je suis née en 87 et non en 79) et Weezer. Mais pas n’importe quel album de Weezer; Pinkerton, le seul album de leur discographie qu’il est possible de confondre avec le journal intime d’un adolescent désillusionné en peine d’amour. Le conditionnement romantique négatif Je ne fut certainement pas la seule adolescente hyper-émotive à avoir validé ses douloureux sentiments amoureux dans la musique où l’échec et la mélancolie étaient glorifiés. Les personnages de la bande dessinée Pinkerton pensent plus loin que la simple validation des sentiments; ils croient que la musique les a conditionnés à les rendre sentimentalement malheureux. Ils nient leur responsabilité personnelle en mettant la faute sur la musique pop-rock des années ’90, qui par l’entremise de …

L’album jeunesse Mazort Fugus. Pour l’amour de la musique

L’amour et la pratique de la musique étant au coeur de ma famille depuis mon enfance, j’ai offert à ma mère pianiste et professeure le magnifique album pour la jeunesse Mazort Fugus, écrit par Perrine Joe et illustré par Élice. Il s’agissait d’un cadeau pour son anniversaire, mais il s’est avéré être un cadeau pour tous les petits pianistes qui l’ont lu par la suite, découvrant le superbe univers musical proposé par Mazort et sa musique enchantée. L’histoire commence alors que le grand Mazort Fugus doit donner un concert. Il est en retard, toujours en train de perfectionner sa dernière composition quelques minutes avant sa prestation, mais doit se préparer hâtivement. Les notes voltigent devant lui. Il observe leur chorégraphie. C’est que les concerts du célèbre Mazort Fugus sont loin d’être ordinaires. Sa musique, fantastique, transporte les spectateurs ailleurs… mais vraiment «ailleurs». Elle fait voyager… mais vraiment «voyager». C’est ainsi que lors de son dernier concert, une partie du public avait disparu, entraîné dans un autre univers, accessible par la musique elle-même. Mais où étaient-ils? Ce soir, le …

Monogamies et déceptions

Jolène tente de faire son petit bonhomme de chemin à travers la mêlée d’autres mélomanes amoureux de liberté de sa génération. Sauf qu’elle est victime d’une malédiction depuis sa naissance : son prénom est également le titre de la célèbre chanson de la chanteuse Dolly Parton, Jolene. Comme mon prénom est Roxanne, sans dire que The Police ont fucké ma vie sexuelle, je pensais vraiment me retrouver dans le personnage de Jolène, d’autant plus que c’est aussi le prénom de l’auteure, elle doit bien s’y connaitre en la matière! J’avais donc plutôt hâte de mettre la main sur le roman. Monogamies ou Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle est écrit un peu à la manière d’un journal intime, entrecoupé de funfacts sur Dolly Parton ou sur sa chanson Jolene, maintes fois reprise à toutes les sauces. On y suit les péripéties de Jolène qui cherche quelqu’un pour partager sa vie un peu trash, tout en voulant garder pour elle seule ses deux meilleurs amis Bear et Pouliche. On y lit aussi parfois …

Corps conducteurs, le nouveau roman de Sean Michaels

Sean Michaels a décidé, à sa manière, de nous raconter l’histoire du Docteur Lev Sergueïevitch Termen. Je dis à sa manière, car même si le roman a une grande part de vérité, l’auteur s’est amusé à rendre la vie de son personnage encore plus rocambolesque avec du kung-fu et un meurtre (ces deux situations ne sembleraient pas être véridiques). Mais ce qui semble être la raison première de l’écriture de ce roman est l’histoire d’amour entre Léon (Lev) et sa belle Clara. Cependant, avant de commencer à raconter son histoire, il faut savoir qui est le Docteur Termen. Cet homme est un scientifique, originaire de la Russie. Il est né le 27 août 1896 et est décédé le 3 novembre 1993. Il est surtout reconnu pour être l’homme qui a inventé le premier instrument de musique électronique, le thérémine. Si vous ne savez pas ce qu’est le thérémine, voici un extrait où nous découvrons le grand amour de Léon jouer une chanson qu’il semblait particulièrement apprécier (l’auteur nomme souvent ce titre dans le roman) : Swan …

Musique d’ici: Safia Nolin

Si vous avez manqué ma découverte musicale du mois d’Août, c’est par ici. En Septembre, on écoute Safia Nolin. J’ai découvert Safia l’année dernière avec sa chanson « Valse à l’envers » publiée sur la chaîne de BRBR. J’ai tout de suite adoré son style folk et me suis empressée d’aller en découvrir davantage dans les entrailles du merveilleux monde de YouTube. Avec sa voix douce et ses textes inspirés de sa propre réalité, elle nous fait entrer dans son univers parfois sombre, mais toujours apaisant. À l’âge de dix-sept ans, Safia Nolin décide d’apprendre à jouer de la guitare par elle-même. Sage décision puisque, un peu plus tard, elle remporte le prix SOCAN de la chanson primée à la 44e édition du Festival International de la Chanson de Granby avec sa composition « Igloo », que l’on pourra entendre sur son premier album. D’ailleurs, celui-ci sort… aujourd’hui! Inutile de dire que j’ai très hâte de me le procurer pour faire profiter mes oreilles de son talent. Safia a déjà un beau parcours musical. En mars dernier, l’excellent artiste Pierre Lapointe …

Musique d’ici: Peter Henry Phillips

Si vous avez manqué ma découverte musicale québécoise du mois de Juillet, c’est par ici. En Août, on écoute Peter Henry Phillips. Originaire de Saint-Adrien, Pierre-Philippe Côté (de son vrai nom) s’est lancé récemment dans un projet anglophone et a sorti son premier EP cet hiver sous le nom de Peter Henry Phillips. Je suis tombée en amour avec sa chanson « Secret » la première fois qu’je l’ai entendue. Depuis, elle joue sans arrêt dans mes oreilles. Elle agit comme un plaster sur le cœur quand il va moins bien. On a juste besoin de fermer ses yeux et de l’écouter pour aller un peu mieux. Sa musique a un son planant, un peu comme celui de William Fitzsimmons ou celui des ballades de City and Colour. Je vous donne un p’tit avant-goût de son travail (attention, vous risquez de devenir accro comme moi). Le mois dernier, il a fait la première partie de Coco Méliès (ça vous dit quelque chose?). C’était sûrement un excellent spectacle! J’aurai la chance de me reprendre. Il revient le 4 octobre prochain, à …

Découverte musicale – Halestorm

Étant une passionnée des mots, j’ai toujours prêté grande attention aux paroles des chansons que j’écoute, dans la langue de Molière comme celle de Shakespeare. En effet, j’aime que la musique me parle, me raconte des histoires et me permette d’imaginer mes propres scénarios, mes propres vidéos. Si vous êtes comme moi, vous avez peut-être remarqué que le contenu de certaines chansons largement diffusées est pour le moins assez insignifiant, quand il n’est pas carrément pathétique. Dans cette même veine, on retrouve de nombreuses chansons (interprétées, entre autres, par la gent féminine) qui projettent un reflet plutôt malsain des relations amoureuses, sociales et sexuelles des femmes : objectification, volonté à accepter n’importe quoi par amour, isolement dans des relations abusives, etc. Le tout, évidemment, appuyé par des rythmes accrocheurs et des interprètes « glamourisées », qui tiennent la vedette dans des vidéos suggestives se rapprochant davantage de la porno que de la musique (quelques minutes passées sur Youtube devraient être suffisantes pour vous montrer ce que je veux dire!) Bon, qu’on mette une chose au …

Musique d’ici: Saratoga

Si vous avez manqué ma découverte musicale québécoise du mois de juin, c’est par ici. En Juillet, on écoute Saratoga. Je connaissais déjà la musique de Chantal Archambault. Par contre, je n’étais pas au courant qu’elle et Michel-Olivier Gasse s’étaient récemment créés un groupe du nom de « Saratoga ». C’est mon amie qui m’a parlé d’eux après les avoir entendu à Tadoussac, le mois dernier. Gros coup d’coeur pour elle et moi. Les deux mots qui me viennent en tête en écoutant leur mini-album sont «douceur» et «simplicité», autant par rapport à leurs voix qu’à leurs mélodies et leurs paroles. Ils ne font pas que chanter; ils nous racontent des histoires. « Tu sais ç’qui est beau avec le soir? J’m’en vais m’coucher comme pour te voir. En attendant toi dans mes bras, même pas couché je rêve déjà. » – Les bourgeons pis le gazon Avec son style folk, Saratoga est parfait pour l’été. Leur musique est un bon remède contre la grisaille que nous apporte la pluie! J’vous laisse avec un p’tit teaser. Ils se produiront prochainement sur scène dans le coin …

Saison estivale musicale

Lorsque le mois de juillet est bien entamé et que les festivals tels que Les Francofolies et le Festival de Jazz sont terminés, tout bon Montréalais pense que la saison musicale tire à sa fin. Et bien, laissez-moi vous apprendre qu’ils ont totalement tort. Après avoir eu la chance de voir performer The Barr Brothers, The Sheepdogs et Badbadnotgood feat Ghostface Killah pendant le fameux Festival de Jazz, mon été musical est loin d’être terminé. Dans cet article, je vous propose donc une panoplie de concerts pour vous dégourdir les jambes jusqu’à la fin de la saison chaude. Dave Matthews Band (Centre Bell 22 juillet) Je ne suis pas personnellement fan de la salle du Centre Bell, mais pour les admirateurs du groupe rock-folk originaire cela vaut le déplacement. Le groupe est reconnu pour donner une performance électrisante en spectacle grâce à de longs «jams» improvisés pour le plaisir des spectateurs. De plus, ils ont tendance à jouer une grande diversité de leurs morceaux, ce qui est tout à fait justifié vu leur discographie très bien garnie …

Musique d’ici : Emilie & Ogden

Si vous avez manqué l’article du mois de Mai de ma série « Musique d’ici », c’est par ici. En Juin, on écoute Emilie & Ogden. J’ai découvert la chanson What Happened en creusant dans YouTube, comme j’fais tout l’temps (c’est sûrement une de mes activités préférées). Quatre minutes plus tard, j’étais tombée sous l’charme de la musique d’Emilie Kahn. Quand j’ai commencé à l’écouter, j’cherchais qui était Ogden. J’ai fini par comprendre qu’Emilie formait un duo hors du commun avec sa harpe, qu’elle avait baptisée ainsi. En fait, « duo » serait presque un mot mal choisi puisque je trouve qu’elle ne fait qu’un avec son instrument. Son style étant plutôt folk, Emilie a une voix angélique et délicate qui s’harmonise parfaitement avec son jeu à la harpe. Elle me fait penser à un mélange entre Anna McLuckie et Joanna Newsom, mais version québécoise. Les harpistes ne courent pas les rues, malgré la beauté du son de cet instrument. Elle est un vent de fraîcheur dans la culture de notre belle province. Emilie & Ogden joue parfois en formule trio avec Jesse Mac Cormack, à la guitare, …