Littérature jeunesse
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L’école du style : une image plus saine du milieu de la mode

Les changements corporels associés à la puberté, additionnés à des images véhiculées dans les médias, mènent redoutablement plusieurs adolescentes à ressentir une insatisfaction à l’égard de leurs corps et à avoir une piètre estime d’elles-mêmes. C’est pourquoi j’ai eu envie de vous présenter le nouveau roman de Dïana Bélice, L’école du style 1. Glamour, projecteurs et histoires de cœur, qui ouvre une porte vers la diversité corporelle en proposant une histoire qui présente une image plus saine du milieu de la mode.

Résumé

La vie d’Olivia prend un virage inattendu lorsque la propriétaire d’une agence de mannequinat misant sur la beauté naturelle la recrute alors qu’elle fait des courses avec sa mère. Si à 14 ans, elle n’avait jamais pensé à faire carrière sous les projecteurs, le fait qu’un travail la mène à voyager l’interpelle beaucoup, elle qui rêve de découvrir le monde. En moins de temps qu’il lui en faut pour réaliser ce qui lui arrive, elle atterrit à Londres pour son premier défilé. Cette nouvelle aventure lui permet de nouer de belles amitiés… et peut-être même de connaître l’amour!

Les thèmes

Alors qu’elle nous a, par le passé, confrontés à des sujets plus durs tels que l’exploitation des jeunes filles par les gangs de rue, la cyberprédation et le viol, Dïana Bélice nous propose cette fois-ci un roman qui explore le monde de la mode dans une avenue moins stéréotypée. Elle y aborde aussi le plaisir de voyager, l’amour, l’amitié et la relation mère-fille. Ce roman s’adresse à des lectrices de 12 ans et plus.

Mon avis

Bien que le sujet principal de ce nouveau roman soit plus léger que ceux auxquels l’auteure nous a précédemment habitués, le contenu de L’école du style est loin de la superficialité que le thème peut parfois inspirer. D’ailleurs, l’illustration de la page couverture est plus ou moins représentative. Les adeptes de la mode seront comblées puisque cet univers est très bien décrit, l’auteure étant elle-même une ex-mannequin. Les lectrices qui sont moins attirées par ce milieu pourront tout de même apprécier la lecture, puisqu’au-delà du glamour, c’est une histoire très humaine et surtout collée à la réalité que peuvent vivre les filles à l’adolescence par rapport à l’amour et l’amitié. La relation qu’entretient la jeune fille avec sa mère est intéressante; Olivia a souvent l’impression que les rôles sont inversés, d’être la mère, et cela donne davantage de matière au récit.

Ce qui a attiré mon attention vers ce roman, c’est que l’agence de mannequinat qui recrute Olivia mise sur la beauté naturelle plutôt que sur les standards de beauté très peu diversifiés et générateurs de complexes physiques de l’industrie de la mode. Olivia est choisie pour ses particularités et non parce qu’elle entre dans un moule, dans une catégorie désirable. Pour le bien des jeunes lectrices, on prône la diversité corporelle et une vision plus saine du milieu de la mode. Ce premier tome de la série nous propose une lecture légère qui est agréable à lire de par l’écriture fluide et ses personnages un peu déjà-vu, mais attachants. Le livre a même sa page Facebook, où des articles en lien avec le sujet sont partagés.

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Connaissez-vous d’autres romans pour ados qui véhiculent des messages positifs à propos de l’image corporelle?

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par

Kim se contente de peu mais de beaucoup de livres. Elle se passionne pour les mots; les laids autant que les beaux. La lecture est son activité favorite depuis qu’elle a lu Martine à la foire. Bien qu’elle aime diversifier ses lectures, elle a un penchant pour les romans québécois et les romans qui parlent de gens qui lisent des romans. Elle aime aussi les arts visuels, les visites au musée, le café, le chocolat, son gecko nommé Toytoy en l’honneur d’un panda et sa tortue nommée Vicky en l’honneur d’une Vicky. Grande anxieuse aimant relever des défis en surpassant la peur d’avoir peur, elle aspire à une vie sereine. En plus d’être collaboratrice chez Le fil rouge, elle travaille en tant qu’éducatrice spécialisée dans une garderie, animatrice dans un centre de loisirs et tutrice en alphabétisation au Y des femmes de Montréal. Entre ses engagements et ses lectures, on peut la croiser au gym, dans un cours de bodypump, focussant sur la position de ses genoux. On la décrit comme une fille rêveuse, empathique et créative.

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