Poésie et théâtre
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Comment fonder une maison d’édition en 4 questions, parcours des Éditions Omri

Récemment diplômée en littérature, Charlotte Francoeur a décidé, il a 1 an, de fonder les Éditions Omri. Pas banal quand même! Le lancement officiel a eu lieu le 13 octobre dernier à la Galerie BBAM! Au son de Vinyl Love, 200 invités se sont déplacés afin de célébrer le tout premier recueil de poésie publié, Penser Fleuve, écrit par un collectif de 20 écrivains dont Jean Désy.

Pourquoi avoir démarré une maison d’édition? D’où vous est venue cette idée?

J’ai d’abord pris conscience de l’importance de l’édition dans un cours universitaire. Ce fut un coup de coeur. Mais tout a vraiment commencé avec mon amie Éloïse Lamarre. Nous sommes de friandes et passionnées lectrices et nous apprécions aussi les arts visuels et la photographie. Nous avons décidé de faire l’appel de projet pour Penser Fleuve en pensant publier un seul livre. Mais on s’est tellement amusées à éditer les textes, à rencontrer les gens, c’était si enrichissant que nous n’avons finalement pas eu envie que ce soit le seul. Nous nous sommes rendues compte que très peu de maisons d’édition montréalaises exploitaient le lien texte et image, créneau que nous voulions explorer.

Lors d’une prochaine publication, nous avons même pensé remettre le manuscrit d’un auteur à un deuxième artiste visuel afin qu’il crée une oeuvre à partir du texte (toutes formes acceptées). Nous voulons amener l’expérience de la lecture à un autre niveau, partager l’effet que peut produire une oeuvre sur un artiste exerçant une autre discipline.

Quels sont les gestes concrets à entreprendre afin que l’idée devienne réalité?

La première chose est d’avoir une vision assez concrète, une ligne directrice. Ensuite, pour tout le côté administratif, la première année est assez chargée et le processus, très long. Il faut d’abord s’enregistrer comme OSBL pour obtenir des subventions. Évidemment, la première année, il faut être prêt à faire beaucoup de démarches pour le financement, voire se financer personnellement. Ensuite, il faut trouver un graphiste dont le style nous correspond, donner une image à la maison. C’est extrêmement important. 

Puis, il faut aussi rejoindre un public. Ce qui a été génial avec Penser Fleuve, c’est que 22 artistes ont contribué au recueil, ce qui nous a permis de rejoindre un nombre de lecteurs assez important.

Pour ce qui est des textes choisis, il n’y a pas de recette claire. Quand on est éditeur, notre rôle c’est d’amener l’auteur à peaufiner son oeuvre et, par le fait même, à se l’approprier davantage. Il est important qu’une oeuvre nous interpelle pour qu’on décide de se lancer conjointement dans un projet de livre. C’est une question d’émotion. Ce que je souhaite par-dessus tout, c’est de discuter avec l’auteur, de l’amener à réfléchir sur son travail et à travailler le texte afin de l’améliorer. Le but n’est pas de le dénaturer, au contraire ! On s’engage avec un artiste parce qu’on a confiance en son talent, parce qu’on aime son style. 

Et qui sont les membres de votre équipe? (de gauche à droite sur la photo de couverture)

Nous sommes maintenant quatre :  Michaël Lessard, qui s’occupe de l’aspect légal de la maison d’édition, Éloïse Lamarre qui s’occupe, comme moi, de l’édition des textes, de dénicher les artistes visuels et du suivi avec les auteurs, Maxime Daigle qui gère tout le côté événementiel, et moi. Tous les membres de l’équipe ont une sensibilité littéraire et artistique et sont appelés à donner leur opinion par rapport aux textes et autres projets artistiques.

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Quelle est la suite pour votre maison d’édition?

Comme dit plus tôt, nous sommes inspirés autant par la littérature que les autres formes d’art. La maison d’édition est encore en développement et vous aurez deviné que notre implication dans ce projet est volontaire! Donc nous voyons la maison d’édition plutôt comme un canal, un facilitateur à projets. Nous sommes donc libres en quelque sorte! Nous souhaitons un décloisonnement, une ouverture, un mélange des genres. Nous croyons aussi que le côté événementiel apporte un certain dynamisme à l’art et confronte les perceptions en temps réel. C’est un aspect important que l’on veut mettre de l’avant!

Enfin, nous sommes rendus à organiser l’année 2017 :  installations d’art public ainsi que collaborations à certains festivals montréalais. Mensuellement, nous aurons une soirée poético-musicale intitulée « Amalgames» au Café Aquin de l’UQAM. Venez nous rencontrer!

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Photos (2) dans l’article : Raphaël Aubry (c)


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