Littérature québécoise
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Dans l’oeil du soleil: au coeur des motivations de chacun.

Dans l’oeil du soleil nous transporte au coeur de Kaboul, sous la plume d’une journaliste tentant de comprendre les motifs derrière un attentat qui tua trois de ses connaissances.

S’ensuit un récit de filiation dans lequel, en jouant avec des retours en arrière et une multiplicité des voix, Deni Ellis Béchard dresse le portrait de Clay, Justin et Alexandra venus à Kaboul pour différentes raisons et qui n’en repartiront jamais : tous les trois morts dans une explosion de voiture.

Qu’est-ce que ces trois personnes, dont les liens semblent être de surface, faisaient dans cette voiture? Où est passé le conducteur, la quatrième personne? Qui sont Clay, Justin et Alexandra? Qu’est-ce qui les a poussés à venir en Afghanistan?

Voilà quelques-unes des questions qui poussent le personnage principal, jeune journaliste dont le nom est si peu mentionné, à enquêter. Alors que son but premier est de faire un article, c’est plutôt l’envie de faire un roman qui la pousse à continuer, en se rapprochant petit à petit de ces gens qu’elle a à peine connus.

« Mon roman serait différent : il parlerait du désir pour le pouvoir transformateur de la guerre et de la façon dont certaines personnes — qui avaient besoin de tout risquer pour valider leurs croyances — traquent sans fin les frontières de leur vie. Derrière cela, il y avait autre chose, de plus difficile à nommer : les américains qui tentaient de racheter, à l’aide d’histoires de triomphes, le chaos et la violence sur lesquels était construite leur nation. »

Dans l’oeil du soleil est un roman complet, c’est étrangement le premier mot qui me vient en tête pour le décrire. Ce n’est pas tant un roman d’enquête qu’un roman de personnages, de portraits et de psychologie. L’auteur construit ses personnages pour en faire des êtres complexes et fascinants, mystérieux et écorchés par la vie.

C’est un roman où entrent en conjonction deux cultures, deux états d’esprit, où la quête de rédemption des Américains à Kaboul côtoie les moeurs de ceux qui ont vraiment connu la guerre, de l’intérieur, où tout le monde prétend vouloir aider, où les motifs et intentions cachés sont la seule porte de sortie et où aider les autres reste souvent un prétexte pour essayer de s’aider soi-même.

Dans l’oeil du soleil c’est un peu tout ça, mais beaucoup d’autres choses à la fois. Je vous invite à découvrir, par vous-même, cette fresque qui viendra certainement vous chambouler.

J’aimerais aussi faire mention au magnifique travail de traduction de Dominique Fortier, auteure de talent, qui a su rendre l’essence de ce roman traduit de l’anglais.

Le fil rouge tient à remercier les éditions Alto pour ce service de presse.

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Curieuse depuis toujours, Marjorie s’intéresse à un peu tout, avec un penchant marqué pour les mots, le féminisme, les phénomènes de culture populaire et les mystères de la vie. Elle est bachelière en littérature et cofondatrice du Fil rouge, à travers duquel elle tente de faire son petit bout de chemin, lire le plus possible et surtout, apprendre et connecter avec les autres. Naviguant tant bien que mal à travers la vingtaine, elle trouve ses assises dans la lecture et l’écriture, cherchant toujours à comprendre un peu mieux les contradictions qui rendent la vie intéressante. Elle croit que la littérature fait partie de ces choses qui peuvent changer une vie, la rendre un peu plus douce et mettre un baume là où il faut.

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