Littérature québécoise
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Un long soir; microrécits à saveur d’exil

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Un long soir, de Paul Kawczak, est une petite tablette qui se lit, du début à la fin, en l’espace d’une heure, peut-être deux.

C’est la forme de ce livre qui m’a d’abord attirée, outre la couverture assez tape à l’oeil. J’ai eu envie de sortir de ma zone de confort de lectrice, sans pour autant m’engager longuement dans une nouvelle lecture. Une série de courts récits me semblait donc la réponse à mon envie d’aventure littéraire.

Je n’aurais pu mieux tomber en termes d’aventure et de dépaysement. Non seulement la structure de type microrécits, mélangée à une écriture poétique et imagée, est venue me rejoindre, mais les thématiques, celles de l’exil, de la quête, du voyage, du passé et du désir sont aussi parfaitement mis en scène et adaptés à la forme.

Dans un premier temps, il faut dire que j’ai été impressionnée par toute la force et l’émotion qui se dégagent de chacun des récits. Séparés par chapitres, les lieux, autant les maisons que les pays, sont au cœur de presque tout les récits, d’une manière ou d’une autre. On se retrouve dans une quête propre à l’exil, une quête marquée par les lieux du passé,  racontée de manière contemplative à travers un subtil mélange qui nous pose comme spectateur et acteur à la fois.

Six heures du soir sur la colline, et l’été s’endort sur la ville paisible : le temps s’arrête, comme il le fait dans cette série de courts textes en prose. Chacun est un roman contenu en quelques phrases, réduit à son cœur précieux de désir et de rêve. Il en émane un sentiment indicible d’absolu et de perte, une nostalgie d’exil auréolée d’un érotisme diffus, perçant toujours à l’horizon de ces saynètes et paysages fantasmés. Paul Kawczak peint les moments d’un exotisme intérieur – des tigres et des enfants, des serpents et des chevaliers, Asie ou Amazonie –, suit les chemins d’une fuite en soi à travers jungles, villes et campagnes organisées « en petits creux, caves ou alcôves intimes ». Le soir est tendre, éternel, en lui se figent les instants, le temps qu’on leur dise adieu. ( quatrième de couverture )

Tout est matière à réflexion et à poésie dans Un long soir . Comme la quatrième de couverture le met si bien en mots « En lui se figent les instants, le temps qu’on leur dise adieu». Un peu, peut-être, à l’image d’une photographie, chaque court récit est un moment, un lieu, un tout concentré qui n’a pas besoin d’autre contexte ni explication que le moment lui-même. 

C’est, à mon avis, un travail très difficile de ne pas s’étendre, de condenser un tout dans si petit, en y injectant autant de grandeur . C’est ce que Paul Kawczak fait dans Un long soir et, pour ces raisons, je suis bien heureuse d’avoir pris la chance de sortir de mon confort de lecture et d’y avoir découvert ce livre.

Et vous, quel type de lecture vous fait sortir de votre zone de confort ?

Le Fil Rouge tient à remercier La Peuplade pour le service de presse.

 

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