Réflexions littéraires
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À vos crayons : oser s’approprier nos lectures

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Tout a commencé par quelques pages cornées, ici et là. Doucement, minutieusement, juste pour donner un peu de vécu. Ensuite, rapidement, ce fut les crayons de plomb, les marqueurs jaunes, mais pas dans tous les livres. Seulement les essais, les livres usagés, les livres de psychopop.

Les romans restent, pour le moment, intouchables, mais je ne sais pour combien de temps encore.

Alors oui, j’ai osé noircir les pages de mes livres, y mettre de l’encre indélébile et même, parfois, y ajouter mes propres mots. Je m’approprie mes lectures et j’en ressors toujours avec une plus grande compréhension, une impression d’immersion plus profonde. Peut-être est-ce l’habitude des textes universitaires que je soulignais et annotais abondamment pour essayer d’en ressortir l’essence. Peut-être est-ce simplement le fait de pouvoir y revenir et y retrouver plus facilement des passages bouleversants, peut-être est-ce simplement le fait d’avoir l’impression de mieux lire ainsi. En fait, c’est sûrement un mélange de tous ces « peut-être ».

Ralentir la cadence pour mieux assimiler

Je suis quelqu’un qui lit vite. J’embarque dans l’histoire, je tourne les pages une après l’autre, mais, parfois, je n’assimile pas tous les petits détails, je fais les coins ronds. C’est pourquoi, quand je lis quelque chose sur quoi je veux apprendre, j’ai l’impression qu’un crayon à la main m’aide à ralentir mon rythme de lecture; à me poser un peu plus sur chaque phrase sans m’y perdre. Parfois, j’ai aussi l’impression que le simple fait de souligner une phrase devient une manière d’emmagasiner ce qui est écrit. Un peu comme le fait de recopier des citations dans un cahier — suis-je la seule à faire ça? — En prenant le temps de lire avec un crayon jamais bien loin, je fais le choix conscient de ralentir un peu mon rythme et de savourer un peu plus longtemps chaque mot, chaque phrase et j’ai ainsi l’impression de vraiment m’immerger dans ma lecture.

Plomb, marqueur, astérisques, tout pour laisser sa marque

Depuis l’université, j’ai mon petit code d’annotation et, sans trop m’en rendre compte au début, j’applique maintenant ce même code dans mes lectures personnelles. Bien que, dans les romans, j’en sois encore simplement à corner les pages contenant des passages qui me touchent, les essais ont leur propre légende qui me permet de m’y retrouver. Je m’approprie ainsi le texte de manière plus concrète. Les parenthèses servent aux grands paragraphes trop longs à souligner. Les astérisques servent à marquer les passages plus importants. Le plomb sert de marque temporaire alors que le marqueur n’entre en jeu qu’à certains moments. Pour moi, c’est parfois plus intuitif de lire avec un code du genre que de simplement lire. Tout dépend peut-être de la perspective dans laquelle je lis, du livre en question ou de ce que je veux en ressortir. 

Il y a toujours un sentiment qui me plaît lorsque je reprends un livre, que je l’ouvre et qu’à l’intérieur, j’y trouve des passages soulignés, des astérisques et de petites notes. C’est non seulement une façon de revoir la beauté d’une œuvre, mais aussi de voir comment les choses peuvent changer. 

Si vous pensez ne pas en être capable, essayez. Vous ne gâcherez pas un magnifique texte, un beau roman, vous lui donnerez plutôt une seconde vie.

Êtes-vous du genre à écrire et à souligner dans vos livres? Quelles sont vos règles?

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3 Comments

  1. Je griffonne dans tous mes livres, même les romans! Et j’adore les « marquer » comme ça. J’utilise aussi beaucoup les dernières pages, pas ou peu imprimées, pour y résumer la progression de l’histoire.

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