Littérature étrangère
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Ma version préférée de la fin du monde, avec Amin Maalouf

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Personnellement, je ne suis pas une grande fan de film-catastrophe. Ils m’apparaissent souvent exagérés et irréalistes. Ma seule exception c’est The Day After Tomorrow. Alors, il y avait peu de chances que je m’intéresse à un livre catastrophe. C’est pourquoi le roman d’Amin Maalouf, Le dernier siècle après Béatrice, fut une si grande révélation. J’ai adoré la narration lente et posée de l’auteur, si différente du rythme effréné des grandes catastrophes. Ici, l’enjeu est sournois, ce qui rend la question de l’évitement encore plus épineuse.

Après une carrière journalistique, Amin Maalouf se consacrera à la littérature, privilégiant le roman historique d’inspiration occidentale. Dans cette catégorie, son roman le plus connu est probablement Léon l’Africain. Il propose un regard différent, à la découverte de l’autre. C’est une écriture qui s’apparente aux chroniques, une narration épique de faits réels. La narration lente nous oblige à nous poser le temps de notre lecture, à être réflexifs face aux enjeux du passé. Dans ce sens, Le dernier siècle après Béatrice est une entorse au style de l’auteur, puisque Maalouf propose une vision du futur. C’est sans doute ce qui m’a le plus plu dans ce roman de fin du monde : le traitement historique du futur.

Dans ce roman, le narrateur se donne comme tâche de raconter dans l’ordre et avec le plus de précision possible les événements qui mèneront à la fin de l’humanité. C’est un chroniqueur humble toutefois. D’emblée, il pose qu’il n’est pas la meilleure personne pour cette tâche, mais que bien malgré lui il s’est retrouvé au cœur de ces événements, impliqué plus que d’autre. C’est pourquoi il lui revient maintenant d’écrire ce témoignage. Tout commence en Égypte, avec le mythe des « fèves de scarabées » et la promesse d’avoir un fils si on les consomme. Rapidement, ces fèves gagnèrent en popularité, se répandirent à travers le monde et le mythe s’avéra être vérité. Qu’arrive-t-il alors s’il y a un déséquilibre de plus en plus important entre le nombre de naissances de bébé fille et de bébé garçon? Plus encore, qu’arrive-t-il si ceux qui consomment ladite fève ne peuvent désormais avoir que des garçons? La fin du monde approche, inéluctable, mais lente et douloureuse. Cette fois j’y ai cru, peut-être allons-nous vraiment tous y passer.

Et vous, quel livre vous a le plus fait croire que la fin du monde était proche?

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