Poésie et théâtre
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Calamine : un baume poétique pour l’âme

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Tout le monde connaît la calamine, cette petite crème rosée qu’on applique pour soulager des piqûres. Le recueil de poésie de la Youtubeuse Mélanie Jannard porte bien son nom, Calamine, puisqu’il apporte un peu d’apaisement dans nos vies, du réconfort. L’autrice, que j’ai découverte sur le web par ses vidéos portant sur les livres, a tout de suite attiré mon attention. Elle est assez directe, parfois un peu trash et elle n’a pas peur de dire ce qu’elle pense. Si on la suit aussi sur les réseaux sociaux, on réalise que ce qu’elle écrit est très proche d’elle.

Une découverte

Je n’ai jamais eu un réel intérêt pour la poésie, j’en lis très peu et je ne suis pas attirée naturellement vers ce genre de lecture. Pourtant, j’ai eu un coup de cœur juste à la vue de la couverture et je me suis dit : ceci est pour moi! En lisant ce recueil, je me suis sentie hautement interpellée. Écrite en prose, la poésie de Mélanie Jannard nous donne l’impression d’avoir accès à ses réflexions, ses sentiments, un peu comme un journal intime. On sent qu’elle se livre beaucoup à travers son œuvre.

J’aimerais tomber quelque part 

où il n’y a rien.

Faire comme chez soi

Au cours de ma lecture, je me suis laissée transporter dans l’univers de l’autrice, souriant aux deux phrases grâce aux nombreuses références (le film Titanic, Zelda, Ouija, Mario 3, etc.) d’une époque que j’ai moi aussi connue. Avec sa plume bien aiguisée et son humour mordant, elle arrive à mettre en images de petits moments de la vie quotidienne, des tranches de vie, ce qui crée un sentiment de proximité avec le lecteur ou la lectrice. On a même parfois l’impression que certains textes pourraient se retrouver comme statut dans un fil d’actualité sur Facebook.

Tout le monde est en dépression : c’est l’automne, oh mon dieu. L’automne! Au vent je danse comme un vieux sac du Super C et m’empale sur une branche.

S’approprier l’œuvre

Après ma lecture, j’avais envie de rencontrer Mélanie pour jaser avec elle. Elle m’a même donné envie de faire l’exercice de créer des images fortes pour exprimer des situations banales. Mais j’ai vite réalisé que c’est plus facile à dire qu’à faire. J’ai eu un malin plaisir à relire chacun des poèmes, juste pour voir si mon interprétation allait changer, si les mots évoqueraient quelque chose de différent après une deuxième lecture. J’ai remarqué que certains textes me touchaient davantage après une relecture, je découvrais un autre sens à une même phrase, etc. Je suis allée chercher ce dont j’avais envie dans la poésie de l’autrice et j’ai adoré cette liberté qu’apportait l’œuvre.

La poésie est souvent plus accessible qu’on le pense et il faut rester ouvert car elle peut se révéler d’une manière tout à fait insoupçonnée. J’en profite pour vous inviter à lire l’article de Marie Anne Bérard qui porte sur Aria de laine, un petit bijou de poèmes découpés dans le roman Maria Chapdelaine de Louis Hémon.

Et vous, quel genre de poésie pique votre curiosité?

Le fil rouge remercie les éditions de l’Hexagone pour le service de presse.

 

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