Auteur : Anaïs Beaudet

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Le petit Roberge un petit peu illustré : la vision (hilarante) de Jonathan Roberge

On connaît Jonathan Roberge pour son humour mordant et grivois. Que ce soit sur le web ou à la radio, l’humoriste québécois n’y va jamais de main morte quand vient le temps d’aborder différents sujets. Je l’ai découvert avec sa série web Fiston, dans laquelle il s’est filmé en train de donner des « conseils » à son fils sur divers sujets de la vie. Son humour vient beaucoup me chercher. J’apprécie particulièrement ses références, étant de la même génération que lui. Je n’ai jamais écouté ses chroniques radiophoniques sur les ondes d’Énergie 94.3, d’où proviennent les textes du Petit Roberge un petit peu illustré, mais j’ai été emballée lors de la sortie du premier tome en 2017, et encore plus pour le deuxième tome en 2018. «Ami(e) n. m. ou f. […]La vérité, c’est que lorsque tu es un enfant, un ami désigne quelqu’un avec une piscine. Alors que quand tu es un ado, un ami représente quelqu’un qui a un char. Et une fois adulte, un ami correspond à quelqu’un qui possède un chalet.» (Tome 2, p. …

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Éléonore : les femmes de l’autrice Louise Tremblay-D’Essiambre

Jamais, au grand jamais, je n’aurais pensé écrire à propos d’un roman de Louise Tremblay-D’Essiambre ici, sur Le fil rouge. La raison est simple : je n’aime pas vraiment les livres de cette autrice. À chaque publication, elle fracasse des records, ce sont toujours des best-sellers, ce qui n’est vraiment pas le genre de littérature qui m’interpelle habituellement. Mais je dois avouer que j’ai été intriguée lorsque j’ai lu à la hâte la 4e de couverture du livre Éléonore, une femme de cœur, à sa sortie. Le monde des années 1920 Premier tome de la série Histoires de femmes, le roman raconte l’histoire d’une  adolescente de treize ans, Marion Couturier, qui est forcée de quitter son foyer afin de travailler dans un manoir et, ainsi, rapporter de l’argent pour subvenir aux besoins de ses parents et de ses (nombreux) frères et sœurs. Alors que Marion vient d’une famille pauvre et sans grande éducation, elle devra apprendre les bonnes manières, et les règles du manoir et de la hiérarchie. Mais Marion est une jeune fille curieuse et …

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Prendre sa dose de Caféine, une page à la fois

Tasse de café fumant bien en main, lourde couverture sur les genoux, lumière du soleil d’hiver: voilà le combo idéal pour entamer une bonne lecture réconfortante telle que celle du magnifique livre Caféine publié aux éditions Parfum d’encre. Dans cet ouvrage, Sarah-Émilie Nault nous fait découvrir l’intérêt grandissant, au Québec, pour ce précieux breuvage qu’est le café. Place aux lieux et aux artisans d’ici Ce livre, dont la couverture dégage pratiquement une odeur de café, est unique en son genre. Au fil des pages, on découvre les origines du café, on attrape de petites parcelles de l’histoire du 2e produit d’exportation au monde (après de pétrole), on apprivoise le concept de 3e vague (j’y reviendrai plus tard), tout en surfant sur fond de lieux à découvrir à travers le Québec. C’est ce qui en fait une œuvre si réconfortante: les références aux cafés et aux gens d’ici. Lorsqu’il est question d’un café installé dans une ancienne banque (Crew collective & Café), ou encore d’un autre adapté aux cyclistes (Club Espresso Bar), on sait que si on …

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Nos héroïnes : découvrir des femmes d’exception

Ce livre, je l’attendais avec impatience. J’ai déjà exprimé mon amour pour le travail de Mathilde Cinq-Mars et je réitère que j’admire énormément son travail. J’étais donc vendue d’avance au niveau visuel. Puis, je suis tombée sous le charme des mots d’Anaïs Barbeau-Lavalette. Je n’avais encore jamais eu l’occasion de la lire (shame on me) et je n’ai pas été déçue. L’œuvre Mais commençons par le début. Il est ici question du magnifique livre Nos héroïnes, écrit par Anaïs Barbeau-Lavalette et illustré par Mathilde Cinq-Mars. Le livre met en lumière le portrait de 40 femmes d’ici, des Québécoises d’exception. Parfois, leurs noms nous sont familiers et souvent, on ne les connaît pas (pas encore). Chacun des portraits contient une page qui résume les points importants de la vie de l’héroïne et est accompagné d’une magnifique illustration. Les femmes présentées sont des pionnières de notre histoire, de la fin du 16e siècle jusqu’à aujourd’hui. Les créatrices de Nos héroïnes nous présentent leurs coups de cœur, choisis avec amour. Évidemment, ce ne sont que quelques héroïnes triées …

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Un Noël cathodique : la nostalgie cinécadienne

Le titre vous intrigue? C’est normal, j’étais dans la même situation lorsque j’ai découvert ce petit livre aux couleurs de sapin de Noël. Un Noël cathodique, ça veut tout dire, surtout quand on a vécu son enfance dans les années 90. Cette belle époque où les télévisions cathodiques (les grosses TV plus lourdes qu’un frigo) avaient une place dans tous les foyers et diffusaient chaque fin d’année la programmation de Ciné-Cadeau à Télé-Québec. La nostalgie qui vous envahit peut-être en ce moment, vous la retrouverez en lisant Un Noël cathodique, la magie de Ciné-Cadeau déballée. Du bonbon pour tous Il est certain que cet essai parle beaucoup à la génération des trentenaires, mais il peut aussi toucher les plus vieux et les plus jeunes. Les parents qui ont vu leurs enfants scotchés devant la télé durant le temps des fêtes auront assurément du plaisir à découvrir le point de vue des 9 autrices et auteurs abordant les différentes facettes de cette traditionnelle programmation alors que les jeunes adultes se reverront peut-être en pyjama, à déguster …

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Le rosier de la Pointe : le destin des roses de Pointe St-Charles

Il y a de ces livres qui éveillent des émotions fortes même si l’intrigue n’a rien de particulier en apparence. Justement, ce n’est souvent qu’une façade, une clôture qu’il faut franchir afin de découvrir un univers des plus riches qui suscite une curiosité sans bornes. C’est le cas du roman d’Alice Zorn, Le rosier de la Pointe, traduit en français cet automne. Le titre original, Five Roses, rappelle, à juste titre, l’enseigne géante « Farine Five Roses » qu’on peut apercevoir de loin dans le sud-ouest de Montréal. Cette affiche illuminée bien connue a une importance capitale dans le déroulement des évènements de l’histoire et relie le destin de trois femmes. Le genre de récit qui me parle vraiment, mais vraiment beaucoup. Trois femmes liées les unes aux autres Le rosier de la Pointe raconte trois histoires : celle de Fara, de Rose et de Maddy. Ces femmes habitent toutes les trois Montréal et, au départ, ne se connaissent pas. Mais au fil de l’histoire, différentes situations vont les amener à se rencontrer et à tisser des liens …

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Une ficelle qui relie tous les livres

L’autre jour, je lisais Captive de Margaret Atwood et j’ai réalisé qu’il y avait beaucoup de citations d’auteurs en début de chapitres. Celles qui ont davantage attiré mon attention étaient d’Emily Dickinson. Pourquoi? Parce qu’une de mes récentes lectures portait sur sa vie, Les villes de papier de Dominique Fortier (vous pouvez d’ailleurs lire ici mon article au sujet de cette œuvre remarquable). Je me disais : quelle coïncidence! Captive était dans ma bibliothèque depuis plus de six mois mais j’ai choisi par hasard de le lire tout juste après avoir lu un livre sur la poète. La révélation Je me suis rappelé une phrase frappante que m’a déjà dite une amie : tous les livres sont liés entre eux. À cette époque, je lisais très peu et je ne savais jamais quoi choisir comme lecture. Cette amie m’avait répondu qu’elle en avait trop à lire et que chaque livre la menait vers un autre… J’étais restée figée sur place, me demandant si c’était vrai. Puis, j’ai commencé à lire un roman qu’elle m’avait recommandé qui, par …

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L’univers d’Emily Dickinson : un monde fait de villes de papier

Les villes de papier n’est pas un livre ordinaire. Il s’agit d’une œuvre unique arrivée à la fin de l’été tel un vent de fraîcheur salutaire. Dominique Fortier, autrice et traductrice québécoise, nous offre ici une fenêtre unique sur l’univers de la poète américaine Emily Dickinson. Tomber sous le charme Lorsque j’ai vu passer l’annonce de la parution du livre Les villes de papier, j’ai été accrochée par la page couverture arborant des fleurs séchées identifiées avec minutie. Moi qui plaçais régulièrement, étant enfant, des violettes à sécher entre les pages des dictionnaires, ce rituel attira mon attention. Un extrait de l’œuvre, les premières lignes en réalité, nous était offert au-dessus de l’image. « Emily est une ville toute de bois blanc nichée au milieu de prairies de trèfle et d’avoine. Les maisons carrées y ont des toits en pente, des volets bleus qu’on ferme à l’approche du soir et des cheminées par lesquelles il arrive que s’engouffre un oiseau qui volera, éperdu, les ailes pleines de suie, par toutes les chambres. Plutôt que de tenter …

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Dopamine : chasser le monstre pour revenir à la vie

Les certitudes des jeunes adultes peuvent être parfois si fortes qu’elles brouillent tout le reste. À 21 ans, on se croit invincible, on refuse que quiconque décide à notre place. Mais quelquefois, la vie nous amène là où on n’aurait jamais dû aller et, à ce moment, il faut accepter de faire confiance aux autres. Accepter qu’on n’ait peut-être pas tous les outils en main pour se sortir du pétrin, alors qu’on est encore à cheval entre l’adolescence et l’âge adulte. C’est un peu de ça que parle Dopamine, le premier roman de Jeanne Dompierre. « On te sauvera, que tu le veuilles ou non. » p. 9 (première page du roman)  Un centre de désintox comme toile de fond Dopamine raconte les différentes étapes que traverse une jeune femme de 21 ans dans un centre de désintox. Narré à la deuxième personne, le récit nous plonge dans un univers pas très jojo, mais duquel émane une étonnante lumière. Cette jeune cocaïnomane, anorexique et borderline, issue d’une famille plutôt bourgeoise, se retrouve au centre après que sa …

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Suivre les 12 travaux d’Émeraude Kelly pour changer ta vie

Qui n’a jamais rêvé d’opérer un changement majeur dans sa vie pour la rendre merveilleuse et fidèle à ses idéaux? Mais tous ces livres de développement personnel semblent bien loin de notre réalité ou difficiles à mettre en pratique. Alors on laisse tomber et on continue d’imaginer avec envie ce que pourrait être notre vie si on se donnait la peine de lire ces satanés bouquins de psychologie. Et si le livre idéal pour changer de vie existait déjà mais sous une forme inattendue? Une vie ordinaire Les 12 travaux d’Émeraude Kelly qui voulait changer de vie, écrit par Carole-Anne Eschenazi, raconte l’histoire d’une trentenaire qui travaille comme assistante marketing dans une compagnie d’arrosoirs à Paris. Sa vie n’a rien d’extraordinaire, mais elle n’a pas à se plaindre non plus. Émeraude Kelly, Emmy pour les intimes, a un emploi stable, un chat affectueux, un petit appart sympa et de bons amis (qu’elle surnomme ses Fantastiques). Mais elle n’est pas vraiment heureuse, elle n’a pas d’amoureux, son emploi l’ennuie, elle trouve qu’elle a quelques kilos en …