Littérature québécoise
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Te revoilà

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Te revoilà. Je t’attendais, et en t’attendant, je parlais de toi. Je parlais de toi à tous les élèves que je considérais en âge de t’apprécier, leur vantant ta personnalité unique et tes folies. Je parlais de toi en riant encore de ta personnalité rafraîchissante et pleine de surprises, de tes maladresses et de tes gaffes. Je parlais de toi. Et tu es revenue.

Dans un dernier opus aussi rafraîchissant que les précédents, mais plus mûri, plus vieilli, tu as grandi. Tu es devenue une jeune adulte, tu as terminé tes études, tu as décidé de te lancer en appartement, tu as trouvé un vrai travail. Il est rare d’avoir la chance de retrouver des personnages que l’on a aimés, de les voir grandir et évoluer. Et te revoilà.

India Desjardins avait terminé sa très populaire série Aurélie Laflamme en 2011, clôturant le parcours de cette héroïne unique avec la fin de son secondaire. Quelques années plus tard, de jeunes fans, bien embêtées de devoir renoncer à retrouver Aurélie, ont signé une pétition à son autrice, lui demandant de ramener à la vie la jeune fille colorée. Chose fut faite.

Avec ce neuvième tome, Le journal d’Aurélie Laflamme: Voler de ses propres ailes, paru aux Éditions de l’homme, on retrouve Aurélie quelques années après l’avoir quittée. Saut dans le temps, la jeune femme a maintenant 22 ans. Alors qu’on l’avait quittée le jour de son bal de finissant, on la retrouve cinq ans plus tard, les études terminées et les grandes décisions à prendre. Sa vie de jeune adulte commence et les questionnements qui l’accompagnent abondent: comment s’assurer que l’on a choisi la bonne branche, que la relation de couple que l’on vit est là pour durer, que l’on est bien prête à quitter le nid familial? Des questions qui peuvent toucher tous les fans de la première heure d’Aurélie, qui vivent assurément les mêmes doutes que leur héroïne au moment où l’on se parle.

Avec une petite sœur un brin cauchemardesque, son amitié avec Kat qui ne change pas, son amour pour Tommy qui est encore présent, on recroise Aurélie alors qu’elle se lance dans le déménagement vers son premier appartement. Elle se rendra bien vite compte que la liberté que l’on espère tant obtenir vient avec de nombreuses difficultés.

India Desjardins réussit avec talent à faire revivre sa célèbre héroïne. On la retrouve comme si on venait tout juste de la quitter, comme une amie que l’on n’a pas vue depuis longtemps, mais que l’on recroise et avec qui rien n’a changé. Encore une fois, les rires sont au rendez-vous lorsque l’on feuillette les pages du dernier tome. Bien que plus âgée, Aurélie est toujours aussi colorée, aussi maladroite. Elle accumule les maladresses, les situations embarrassantes et les incompréhensions, à notre plus grand bonheur. Elle se sent encore parfois comme une extraterrestre, elle doute des choix qu’elle fait, mais elle réussit toujours à trouver le chemin.

Elle nous fait rire, mais elle nous touche, également, avec ses réflexions, ses doutes, ses craintes. Les désillusions qui n’étaient pas prévues au programme. Comment évoluer sans toujours ressasser le passé?

Le neuvième tome de la série d’Aurélie Laflamme se dévore à toute vitesse. On en sort après avoir ri un bon coup, un peu en colère contre soi-même, de ne pas avoir pris le temps de savourer son bref passage, comme il se doit.

Mais, qui sait, peut-être qu’une nouvelle pétition convaincra India Desjardins de faire revivre Aurélie le temps d’un nouveau tome?

Ou de deux, de trois, de dix…

 

Le fil rouge tient à remercier les Éditions de l’homme pour le service de presse.

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Andréanne a toujours été décrite par sa mère comme étant quelqu’un d’intense. Elle, se considère plutôt comme une passionnée. Passionnée des livres, les premiers amours de sa vie. Les trompeurs de solitude, les créateurs de grandes espérances, les générateurs de grandes tristesses, aussi. Passionnée des voyages, des horizons infinis, des rencontres dans toutes les langues. Des chocs, des déséquilibres qui surviennent au cœur des autres continents, comme au sein de sa propre ville. Passionnée de l’enseignement, de la culture qu’elle arrive à transmettre aux esprits qui s’ouvrent, des rires qu’elle crée, des grandes illuminations qui éclairent les regards de ses petits élèves. Passionnée de la vie et de sa beauté, de son incroyable grandeur et de son incomparable cruauté. Passionnée.

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