Littérature canadienne
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Après l’insubmersible, une peine insurmontable

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Je ne suis assurément pas une grande adepte de films. Rares sont les films que j’ai écoutés, et presque mythiques sont ceux que j’ai écoutés plus d’une fois. Le film Titanic fait partie de cette dernière catégorie. Film culte, je l’aime bien entendu pour son histoire d’amour dramatique, mais également pour tout le côté historique. Le début du XXème siècle est certainement l’époque sur laquelle j’aime le plus lire et apprendre, notamment grâce à des fictions. Le roman Les survivantes du Titanic, d’Amy H. Turner, a donc piqué ma curiosité. Cependant, seule une petite partie de l’histoire relatée se déroule sur le paquebot. Les deux tiers expliquent plutôt ce qui se passe dans la vie des personnages après la nuit fatidique du 14 au 15 avril 1912.

Vie paisible

L’histoire est celle de la famille Lindley, composée de Aidan, riche commerçant ayant fait fortune dans le milieu de la chaussure, Kathleen, son épouse, et Helen et Jane, leurs filles jumelles de 16 ans. Ils vivent dans des conditions très confortables à Norwich, dans le Norfolk, au Royaume-Uni. Aidan, souhaitant gâter ses filles, leur offre à chacune un billet à bord du Titanic, le navire qualifié par tous d’insubmersible, afin qu’elles puissent célébrer leur dix-septième anniversaire à New York, aux États-Unis. Il s’agit d’une pierre deux coups, considérant que l’homme d’affaires souhaite exporter son entreprise en Amérique, le continent de tous les espoirs.

Il est donc convenu que les parents voyageront à bord du Lusitania en mars, et que les filles prendront place à bord du Titanic en avril, accompagnées de leur tante Emily. Alors que Jane et Helen sont surexcitées à l’idée du voyage, leur mère s’inquiète. Aidan, voulant faire taire ses inquiétudes, lui fait savoir que Cliff Chandler, le fils d’un bon ami, un jeune homme en qui il a une confiance absolue, sera également du voyage. Loin était-il de se douter que cet homme serait la cause d’une terrible embrouille entre les deux soeurs.

Traversée tant attendue

L’attente prend finalement fin, et les trois dames s’installent à l’intérieur de leurs cabines de première classe. Les deux jeunes filles, couvées depuis leur naissance, profitent du penchant de leur tante pour les siestes pour aller explorer le bateau et rencontrer les personnes se trouvant à bord. Elles font plusieurs rencontres fort intéressantes, rencontres qui changeront leurs vies à toutes les deux. Découvrant pour la première fois la liberté, les jumelles prennent des chemins différents, se cachent leurs activités et leurs fréquentations, et ne vivent plus dans la bonne entente qu’elles ont toujours connue. Comme si cela n’était pas assez, Jane prend ombrage du succès de sa soeur. Elles sont donc en très mauvais termes lorsque le naufrage survient.

Le titre l’énonce d’emblée : les deux soeurs survivent. Elles sont toutefois séparées et prises en charge par des bonnes âmes qui les présentent comme des membres de leur famille respective lorsqu’ils quittent le Carpathia, le navire étant allé secourir les naufragés. Le nom de Lindley n’apparaît donc sur aucune liste de survivants. Jane s’en voudra beaucoup après l’accident. Persuadée que sa jumelle est vivante, elle se donne pour mission de la retrouver avant de retourner vers leurs parents.

« – Je ne peux pas rentrer sans ma soeur, avoua Jane au détour d’un sanglot. Je ne le supporterais pas : rien que d’imaginer le regard de mon père quand il apprendra la nouvelle… C’est ma faute si Helen n’a pas pu être sauvée, j’aurais dû la protéger, nous aurions dû être soudées au lien de nous déchirer.

– Que dites-vous là, voyons?

– Oui, c’est ma faute si Helen a quitté sa cabine en pleine nuit. Je l’ai giflée, je l’ai insultée et accusée de se comporter comme une fille facile! »

L’épreuve de l’après

À partir de ce moment, les chapitres alternent entre les deux jumelles qui tentent comme elles le peuvent de se remettre de cette croisière qui s’est avérée être un cauchemar et de retrouver ce qu’elles ont perdu. Chaque chapitre amène un nouvel indice, chaque chapitre rend la réunion de plus en plus proche et plausible. Plus je m’approchais de la fin, plus j’avais hâte à la conclusion. J’avais hâte que tous les efforts des personnages donnent enfin des résultats, car j’ai fini par trouver que l’histoire tournait un tantinet en rond. Les personnalités des personnages ne sont pas très approfondies, donc on comprend rapidement l’essentiel. En lisant, j’ai mis sur pied une possible conclusion qui était dramatique à souhait. Bien qu’il s’agissait d’une très bonne fin, ce n’est pas celle qui a été préférée par l’autrice, qui a opté pour une fin plus prévisible. Il reste que des fins comme celles-là font du bien, de temps à autre. Et puis, j’ai tout de même lu ce roman en quatre ou cinq jours, donc j’ai certainement apprécié. Bref, c’est un livre qui allie très bien l’histoire, l’amour et une quête qui s’avère bien difficile pour les deux jumelles, pour des raisons différentes.

Sur quelle époque aimez-vous particulièrement lire?

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