Littérature étrangère
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L’outsider: le nouveau roman effrayant de Stephen King

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Récemment, j’ai offert L’outsider à mon copain, le dernier roman de Stephen King. Ce dernier est un de ses auteurs préférés. Je n’ai pas pu résister en le voyant au magasin. D’abord, le livre est splendide: tout noir avec du lettrage or et le personnage aux yeux rouges qui se tient à l’envers sur la couverture. Automatiquement, en le voyant, j’ai eu envie de le tenir dans mes mains et de découvrir ce qui s’y cache. Puis, bien sûr, l’histoire avait l’air captivante. Tellement, que j’ai fini par le lire moi aussi, alors que M. King ne fait pas vraiment dans les styles littéraires que j’aime habituellement. Très franchement, j’ai été déstabilisée par cette lecture. 

Mi-policier, mi-fantastique

Habituellement, les styles littéraires de l’auteur sont plutôt l’horreur, la science-fiction et le fantastique. Ici, l’histoire proposée débute par une intrigue policière, ce qui m’a possiblement attirée, vu mon amour du genre policier. On y suit l’enquête pour le meurtre d’un garçon de 11 ans dont le corps a été torturé. Au début du roman, l’histoire est racontée morceau par morceau, en alternant entre des extraits des interrogatoires des témoins et la description de l’arrestation du suspect. Puis, tranquillement et subtilement, le fantastique vient se mélanger au policier. En effet, le suspect arrêté dans l’affaire a un alibi béton pour la journée du meurtre: il était à une conférence dans une autre ville avec plusieurs collègues qui attestent de sa présence, et ses empreintes sont retrouvées sur place. 

Toutefois, les policiers ont en main des preuves scientifiques solides et le récit de plusieurs témoins prétextant avoir vu le suspect à Flint City le jour du meurtre. Est-ce qu’une personne peut se trouver à deux endroits en même temps et y laisser des traces de son ADN? La question est donc de découvrir comme cela peut être possible. N’étant pas une fan du fantastique, je dois dire que cette fois-ci, cela ne m’a pas du tout déplu durant ma lecture. Les deux styles se mariaient à merveille. Grâce à cela, je suis d’avis que l’auteur ira chercher un spectre plus large de lecteurs. 

«Ralph s’exécuta de bonne grâce, mais même pendant qu’ils faisaient l’amour (sauf au moment de l’orgasme, où toutes les pensées s’effacèrent), il se surprit à songer à la formule de Conan Doyle. C’était intelligent. Logique. Mais on pouvait l’adapter: Une fois que vous avez éliminé le naturel, ce qui reste est forcément surnaturel. Non. Le policier qu’il était, mais aussi l’être humain, ne pouvait croire à une explication qui transgressait les règles du monde naturel. Frank Peterson avait été tué par une personne réelle, pas par un fantôme sorti d’une bande dessinée.»

Peur viscérale

Le fantastique prend de plus en plus de place, plus la lecture avance. Plusieurs protagonistes commencent à croire à la théorie d’un être surnaturel. Par exemple, la légende mexicaine d’«El Cuco», ce croque-mitaine qui enlève des enfants pour boire leur sang et se frotter avec leur graisse en les emportant dans un sac noir, est mise de l’avant en raison de sa ressemblance avec le meurtre du garçon de 11 ans.

Malgré que ce soit des histoires d’enfants, on ressent que les personnages ont la trouille quand même. C’est d’ailleurs ce qui ressort principalement de ma lecture de ce livre: une peur viscérale. Pourtant, je ne suis pas une personne de nature impressionnable, mais j’ai été littéralement terrorisée. Est-ce le fait que j’écoutais en même temps une série télé avec beaucoup de violence se déroulant dans le même secteur? Est-ce le fait que j’habitais, pendant ma lecture, une superbe mais vieille maison pleine de cachet, de caractère et, aussi, de sons inconnus sortis de nulle part? Ou est-ce tout simplement le fait que l’auteur maîtrise bien son genre littéraire et réussit, par ses mots, à nous transmettre un certain effroi? Possiblement un peu de toutes ces raisons.

Reste que j’ai fait des cauchemars, j’ai eu de la difficulté à dormir au cours des derniers jours de ma lecture et j’ai «halluciné» bien souvent des formes humaines au bout de mon lit dans la noirceur de la nuit. Je suis bien contente d’avoir fini le livre afin de ne plus y penser tous les jours (et de ne plus paranoïer à chaque bruit!). Clairement, à ma réaction face à ce roman, le récit est bien ficelé et réussi. Je ne vous recommande pas de le lire le soir à la noirceur ni avant de vous coucher si vous êtes du genre à prendre peur. 

«Grace ferma les yeux et, alors qu’une seconde ou deux seulement semblaient s’être écoulées quand elle les rouvrit, sans doute avait-elle dormi plusieurs heures car la pluie tombait plus fort et la lumière avait viré au gris. Des ombres avaient envahi sa chambre. Un homme, assis sur son lit, la regardait. Il portait un jean et un T-shirt vert. Les tatouages sur ses mains remontaient le long de ses bras. Des serpents, une croix, un poignard et une tête de mort. Son visage ne semblait plus avoir été sculpté dans de la pâte à modeler par un enfant sans talent, mais elle le reconnut malgré tout. C’était l’homme qu’elle avait vu devant la fenêtre de Sarah. Au moins, il n’avait plus des pailles à la place des yeux. Il avait les yeux de son père. Grace les aurait reconnus n’importe où. Elle se demandait si elle était dans la réalité ou si elle rêvait. Dans ce cas, c’était mieux que les cauchemars. Un peu mieux.»

Le tout dernier de Stephen King, L’outsider, est donc une lecture captivante. Malgré la brique (570 pages en format régulier), cela se lit rapidement puisqu’on ne veut pas s’arrêter et, quand on le fait, on a toujours hâte d’y retourner. Le mélange des styles est bien réussi et l’ambiance d’épouvante et de frayeur que désirait créer l’auteur est plus que réussie selon moi. 

Et vous, avez-vous déjà ressenti de la terreur pendant une de vos lectures? 

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