All posts tagged: autobiographie

« C’est l’histoire d’une petite fille en équilibre sur une branche, qui ne mange plus rien d’autre que des livres. »

J’ai une admiration sans bornes pour quelques auteures et je dois dire que Delphine de Vigan en fait partie. Son écriture sans flioriture coule d’elle-même et chacun de ses livres m’ont plu. Heureusement, je n’ai pas tout lu. C’est quelque chose que j’aime bien faire quand j’aime beaucoup un auteur, me laisser des livres à lire. Je comprend que l’idée de s’enfermer un week-end avec l’oeuvre entière est fantastique, mais après on se sent vidé. Vidé parce qu’il y a un deuil à faire de ne pas pouvoir relire une oeuvre avec des yeux nouveaux. Je suis certaine que cela vous est déjà arrivé, de lire le plus doucement possible, pour en garder, pour ne pas se précipiter, tellement les mots étaient bons. J’ai donc le plaisir de m’offrir de temps en temps un Delphine de Vigan. Cette fois-ci, j’ai lu Jours sans faim, son premier roman publié en 2001 sous le pseudonyme Lou Delvig. Dans ce premier roman, elle raconte l’histoire d’une jeune fille  de 19 ans, Laure, atteinte d’anorexie. Fanie a déjà écrit …

« J’ai trop peur de glisser sur mes larmes, de m’étaler dans la tristesse et de ne plus pouvoir me relever »

Lorsque j’ai partagé sur Instagram une photo de ma lecture, La gaieté de Justine Lévy, plusieurs m’ont dit n’avoir pas aimé. Comme je suis courageuse, j’ai quand même décidé de me lancer dans ma lecture, malgré tout. Et heureusement, parce que j’ai été obnubilée par l’écriture de Justine Lévy. Ce dernier livre écrit par la Française Justine Lévy, qui, je ne le savais pas, est quand même une figure connue en France, s’attarde à sa vision de la maternité et à ce qu’elle veut léguer à ses enfants. Son titre Rien de grave s’intéressait à une rupture avec son amant et surtout à Carla Bruni, celle avec qui son ex l’a trompée. Profondément ancrée dans le réel, l’œuvre de Lévy puise dans ses expériences intimes. La base du bouquin résulte d’une promesse qu’elle se fait : arrêter d’être triste le jour où elle aura des enfants : « C’est quand je suis tombée enceinte que j’ai décidé d’arrêter d’être triste, définitivement, et par tous les moyens. »  Dans ses tourments d’enfance qui reviennent tranquillement faire surface, …

La guerre de Malala

Je ne vous le cacherai pas, je suis jalouse et fascinée par la vie de cette jeune femme qui semble avoir tellement plus accompli que moi. C’est lors de ces lectures qu’on peut réaliser que nous vivons dans le gros luxe. Il est certain que la situation au Québec et ses commissions scolaires n’est pas très jolie jolie avec l’austérité et ses coupures. Nous avons cependant la chance de pouvoir envoyer tous et toutes les enfants à l’école (mais avec quel service ! Bon! Je ne me lancerai pas dans ce débat!). Et puis, ce qui est plutôt triste, c’est qu’alors qu’au Québec on se bat pour de meilleurs services pour nos enfants et futures générations, le père de Malala, propriétaire d’une école, envoyait gratuitement des enfants à son école. Parce que l’éducation est ce qui est le plus important ! Dans cette lecture, j’ai fait la rencontre d’une jeune femme qui aime passionnément son père et son école (parce que l’un ne va pas sans l’autre). Malala nous apprend à les aimer autant qu’elle. …

L’autofiction au féminin en quatre titres

La nécessité de dire, d’écrire sur soi, sur l’expérience, le ressenti, la douleur, le bien-être, pour comprendre, essayer du moins. L’autofiction. Un genre qu’on associe au contemporain, car on y mélange réel et fiction. On parle de soi pour parler de l’autre. Et on s’inspire de l’autre pour parler de soi. Différent de la biographie et même de l’autobiographie, l’autofiction se crée une niche bien personnelle et féminine en littérature. Quoi que pas exclusive aux auteures, on remarque une attirance pour cette littérature qui s’inspire de soi, de l’intériorité pour raconter des histoires. J’avoue que je suis une grande lectrice de ces oeuvres autobiographiques. Je trouve qu’elles ont à leur façon une véritable essence et un réalisme envoûtant. J’ai l’impression en lisant une oeuvre d’autofiction d’entrer quelques instants dans la vie réelle, rêvée ou inconsciente d’un auteur et d’avoir accès à des parcelles de véracité. Voici donc mon top 4 de mes autofictions préférées. Rien ne s’oppose à la nuit, Delphine de Vigan Ce roman raconte l’histoire d’une femme qui vient de perdre sa mère d’un suicide. Elle tente donc …