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Pétillante en toutes circonstances : Albertine ou la férocité des orchidées

Le fuchsia saisissant de l’endos du livre, les lèvres roses qui titillent les fraises de la couverture : qu’Albertine ou la férocité des orchidées soit un roman d’une exubérance toute féminine, aussi malcommode qu’impudique, ne surprend pas. C’est plutôt le caractère explicite du livre qui étonne, explosant sur la page avant même qu’on ait le temps de comprendre dans quoi on s’est embarquée. Une fois remise de l’émoi causé par les premiers passages croustillants, on se rend vite compte qu’Albertine revisite habilement les codes de la chicklit, arrivant tout autant à en rire qu’à leur rendre hommage. Au début du livre, notre héroïne titulaire est une trentenaire à la carrière incertaine, écrivaine mais aussi assistante d’une polémiste réputée ; elle habite Hochelaga-Maisonneuve avec ses trois chats et ses bibliothèques pleines de livres. Un peu misanthrope, elle n’est pas moins curieuse de tout : de la littérature, de la culture populaire, des personnes qu’elle fréquente et de celles qu’elle reluque. Délurée et libertine, Albertine veut tout vivre et tout toucher ; sa sexualité, et le plaisir …

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L’importance de diversifier ses références culturelles

Ai-je lu trop de romans d’amour? Dès mon plus jeune âge, ma mère m’a traînée dans les bibliothèques et je suis rapidement devenue une avide lectrice. Je lisais de tout, j’étais curieuse de tout, avec une préférence pour les romans à saveur historique. Plus tard, lorsque j’étais adolescente, j’ai lu une grande quantité de romans d’amour. Mes préférés étaient ceux où le gars mourait à la fin, me laissant seule à pleurer toutes les larmes de mon corps. Je ne me lassais pas de ces romans, j’étais absolument fascinée par l’idée que deux personnes puissent se rencontrer et qu’elles soient vraiment faites l’une pour l’autre. Statistiquement parlant, quelles sont les chances?!? Pourtant, immanquablement, l’héroïne rencontrait l’amour de sa vie. C’était comme si la maxime de ma grand-mère, chaque chaudron trouve son couvercle, se réalisait à chaque fois. Plus tard, je me suis souvent demandé si tous ces romans d’amour ne m’avaient pas tourné la tête, me donnant une idée irréaliste de l’amour et des relations de couple. Comment les livres influencent-ils vraiment leurs lecteurs? C’est …

Confessions littéraires ou le plaisir de lire

La #snoblitt, vous connaissez? Ce principe de lire, non pas par pur plaisir, mais simplement pour signifier qu’on a lu le dernier livre d’un auteur indie un peu hipster, les bouquins discrets des librairies indépendantes, ou encore, qu’on a tourné les pages des classiques et des grosses briques épeurantes. La #snoblitt, ce livre qu’on flashe dans le métro, ou assis sur un banc de parc, pour que tout le monde constate que «Eh! Je suis une vraie de vraie, moi». Il est passé où, l’amour de la lecture, le vrai? Le plaisir de lire, point? Il n’y a pas si longtemps, j’ai lu un roman. J’hésite à en parler. En fait, je suis un peu gênée. Je suis entourée de gens qui se vantent de lire du Proust à longueur de journée. J’ai envie de me libérer de cette pression littéraire, de lire ce que j’ai envie, de me réapproprier mes goûts diversifiés et surtout, de ne plus jamais être timide de lire un livre dans le bus ou au café du coin. Sauf que, …