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Journal d’une insomniaque

Que la personne qui n’a jamais fait d’insomnie lève la main! Pour ma part, comme j’ai déjà dit souvent ici, je suis une grande insomniaque, depuis le plus loin que je me souvienne. Évidemment qu’un livre nommé Journal d’une insomniaque allait me taper dans l’œil. Catherine Fouron signe ici son premier roman, compilation de son blogue Journal d’une insomniaque – conversation avec mon hamster qu’elle a alimenté pendant 8 ans. 8 ans à raconter ses nuits blanches passées avec Guy, son drôle de hamster, qui lui parle sans arrêt pendant la nuit. Ce fameux hamster Guy joue dans ce roman le rôle de psychologue, de parent, de fidèle ami et peut parfois être franchement bien emmerdant avec elle. Le roman de Catherine Fouron fait sourire souvent et vous amènera surtout à vous questionner à outrance sur divers sujets de votre vie. Les discussions avec Guy sont souvent loin d’être banales, et il en va de questions existentielles fort importantes qu’on se pose tous un jour ou l’autre dans nos vies. Les sujets de Guy sont variés mais il pose des questions et parle surtout avec notre insomniaque de relations homme-femme, de rencontres, …

Chroniques d’une anxieuse : avec toi j’révolutionnerais le monde

On m’avait surnommée le raton laveur au primaire parce que j’avais des cernes bleus qui m’pendaient jusqu’aux genoux. J’en ai pleuré une shot quand le gars sur qui j’avais un kick m’a appelée d’même devant toute la classe. J’ai longtemps pensé que j’tais pas belle, comme dans la toune de Jean Leloup, une p’tite maigrichonne qui se trouverait jamais de chum. Juste sentir mon corps exister, respirer, c’tait tough. Je faisais de l’insomnie, à 12 ans. Et j’avais des cernes de raton laveur, ben bleus, ben creux. J’savais pas pourquoi j’tais comme ça. J’me sentais différente pis pas normale. Trop souvent. Les p’tites voix dans mon cerveau me criaient des bêtises. C’tait gossant à la longue de se faire dire que je n’y arriverais pas, que j’devrais pas dire ceci ou cela, que j’tais pas bonne, pas fine, pas jolie pis un peu conne aussi. Ça te brime la confiance et l’estime en même temps. Un jour, j’ai surpris mon père dans son lazyboy, du Charles Aznavour dans l’tapis, une larme à l’œil. Il regardait …

Chroniques d’une anxieuse : ma vie d’insomniaque

J’ai jamais compris pourquoi je me réveillais avec ce feeling là. Celui qui te crie en pleine figure : «tu vas passer une sale journée». Quand t’as juste le goût de pleurer, de brailler ta vie, de gueuler le plus fort possible, de rester dans les couvertures et d’attendre que ça passe. Attendre que la réalité ait moins les airs d’un cauchemar. Et espérer que ton estomac se dénoue un peu, juste un peu. Stresser toute la journée c’était apparemment pas assez, il fallait que ça continue dans mes rêves, durant la nuit, jusqu’au petit matin. Pour mes angoisses, ça existait pas un moment d’répit. Jamais. Elles s’amusaient à me réveiller à chaque fois à trois heures du mat’, à me mettre sous le nez tout ce que j’essayais d’oublier à travers mon sommeil. Je n’avais pas le droit au repos. J’ai passé tellement de nuits à fixer mon plafond. À me remettre en question. À réfléchir à mille et un trucs que je finissais par trop analyser, par surinterpréter, par tout déformer. Le réel avait …