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Deux auteures, deux visages de la Gaspésie – Partie II

Entre réalité et rêve, la vie À travers deux entrevues réalisées via la magie de l’Internet, je vous propose deux portraits d’écrivaines d’origine gaspésienne, Marie-Ève Trudel Vibert, auteure du roman La fille de Coin-du-banc et Joanie Lemieux, qui se cache derrière le recueil de nouvelles Les trains sous l’eau prennent-ils encore des passagers? (retrouvez la critique du livre dans un article paru précédemment). J’ai donc posé une série de dix questions aux deux jeunes femmes dans le but mieux les connaître, mais aussi d’en apprendre davantage sur le métier d’écrivain et sur leur vision du métier. 1-D’abord, qui êtes-vous ? Et quel est votre cheminement en quelques mots? Je suis née et j’ai grandi à Gaspé, en Gaspésie. J’ai d’abord fait mon cégep en sciences de la nature, avant de bifurquer et de choisir les lettres à l’université. J’ai ensuite poursuivi à la maîtrise, orientant alors mon parcours vers la création littéraire. Au cours de mes études universitaires, j’ai suivi plusieurs ateliers d’écriture avec des écrivains, et j’ai reçu pour la première fois des retours …

L’inspiration (partie 2): quand elle s’éclipse, quand elle revient

Dans mon dernier article, j’abordais la question de l’inspiration, puisée dans les arts et dans tout ce qui nous entoure. Cependant, et la plupart d’entre vous l’ont sans doute déjà expérimenté, on a parfois toutes les bonnes intentions du monde, toute la motivation requise pour créer… mais il ne se passe absolument rien. Rien, rien, rien. La fameuse page blanche, quoiqu’on fasse. Ceux qui valsent régulièrement avec l’inspiration savent qu’elle est une partenaire volage. Elle semble n’avoir ni Dieu, ni maître et s’amuse parfois à nos dépens. Parce que souvent, on s’assoit avec le crayon à la main, on a le temps de travailler, on est prêt à faire progresser notre projet… et elle se pointe le bout du nez pour repartir aussitôt, si elle n’est pas plutôt restée cachée pour nous bouder en paix, sans que l’on sache pourquoi. Et, encore plus souvent, elle décide de venir nous rendre visite et entreprend de nous titiller l’esprit comme jamais, alors qu’on se trouve au travail, au volant, dans l’impossibilité de profiter de sa soudaine générosité …

L’inspiration (partie 1) : arts et interdépendance

Que vous soyez artiste ou pas, les arts occupent une place importante dans votre vie, parfois même à votre insu. Après tout, chaque jour, vous écoutez de la musique, visionnez des films, lisez des livres, admirez des graffitis ou de superbes photographies! Il semblerait que souvent, on ait tendance à oublier que les arts sont partout et, n’en déplaise à certains, qu’ils sont importants. Et pour les artistes, leur importance est encore plus grande, considérant que les arts occupent une immense partie de leur quotidien, que ce soit sous forme de gagne-pain ou de passe-temps. Mon art à moi, c’est l’écriture. Comme des millions d’autres auteurs, j’ai un besoin constant de me plonger dans mes univers afin de mieux jeter sur papier les récits qui traversent mon imaginaire. En me développant en tant qu’auteure, je réalise que l’inspiration est essentielle pour progresser, qu’elle peut se trouver partout… et plus particulièrement dans l’art, quel qu’il soit. Personnellement, je sais que ma créativité fleurit à travers l’écoute de la musique. Instrumentale, elle peut m’aider à me plonger …

Mon petit pot du bonheur

  58 jours. Ça fait 58 jours qu’on est en 2015. «Déjà ?», qu’on s’dit. Mais au fond, c’est pas beaucoup. Y’est pas trop tard pour commencer à s’remplir un bocal avec une collection d’sourires. J’fais ça depuis un peu longtemps. C’est devenu une tradition que j’perpétue à chaque 365 jours (ou 366 quand c’est une année bissextile, mais on s’obstinera pas pour une journée). Je m’explique. La vie nous garroche des moments poches en chemin pis on glisse dessus comme sur des peaux d’banane. Sauf qu’après être tombé, on n’arrête pas d’y penser. On pense à la fois où on s’est presque fait mettre à la porte de notre job. La fois qu’notre chum-ou-bein-blonde nous a laissé pour les bras d’quelqu’un d’autre. La fois qu’on s’est senti pas bon en s’comparant aux autres. La fois qu’on s’est ridiculisé en public. Avec tout ça, on oublie les p’tits bouts d’notre vie qui remontent nos coins d’bouche à la hauteur de nos pommettes gonflées. Ceux-là, on les range dans un tiroir de notre esprit pis on les laisse dormir …