Auteur : Louba-Christina Michel

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Camille Deslauriers signe un recueil en éloge à la vie

Voix de femmes Le 8 mars dernier, pour la Journée internationale des femmes, Le fil rouge a demandé aux fileuses pourquoi c’était important pour elles de lire des voix de femmes. Voici ce que j’ai répondu : Je sens une différence en moi lorsque je lis l’ouvrage d’une autrice. Cette impression bienveillante qu’on parle un même langage pour approfondir le vaste étendu d’un univers commun, avec une vision, des sensations communes et le déploiement du corps et de l’esprit dans cet espace. Je m’y retrouve et je respire. Et cette affirmation me paraît tout à fait exacte pour parler du dernier recueil de Camille Deslauriers. Les ovaires, l’hypothalamus et le cœur Il y a quelques jours, j’ai lu d’un seul coup Les ovaires, l’hypothalamus et le cœur, recueil de nouvelles de l’autrice Camille Deslauriers, paru tout récemment chez Hamac. Tout à fait subjectivement, voici ce que m’a permis de vivre cette lecture et ce que j’en retire après coup. Je dois d’abord dire que j’ai passé un très agréable moment en compagnie de la narratrice qui …

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L’hiver au quotidien chez Réjean Ducharme

Tout ce qui m’effraie me fait grandir On me répète souvent que je dois à tout prix lire les écrits de l’auteur québécois Réjean Ducharme, qui malgré l’absence physique dans les médias du temps de sa vie, n’a plus besoin de présentation. Alors je traîne avec moi mes exemplaires de L’hiver de force et de l’indomptable roman L’avalée des avalés. Ils me suivent de lieu en lieu, de ville en ville, dans tous mes déplacements nomades et dans toutes mes résidences temporaires. Il m’arrive d’ouvrir L’avalée des avalés et de lire les premières pages, puis de le refermer, prise d’un vertige aux horizons multiples. Je ne sais pas encore comment respirer les mots de Ducharme. Je plonge, mais je n’y trouve plus l’air que j’ai l’habitude de respirer. Je cherche à entendre sa voix et à l’unir à la mienne. Sa voix, ses émotions, sa respiration. Ce que je ne comprends pas m’attire et m’effraie, tout à la fois. Avec le temps, je comprends que tout ce qui m’effraie me fait grandir. Je sais d’instinct …

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Rencontre avec Rachel Monnier, illustratrice

Curieuse d’en connaître un peu plus sur l’univers créatif de Rachel Monnier, je lui ai posé une série de questions, à laquelle elle a répondu. Découvrez la richesse du monde qui habite l’artiste qui nous a offert les illustrations des romans Le plongeur de Stéphane Larue, Taqawan d’Éric Plamondon et, plus récemment, La bête creuse de Christophe Bernard, tous parus chez Le Quartanier. Quels sont les sujets ou les thèmes qui vous interpellent le plus? Les thèmes qui font réfléchir, ou rire. Ceux qui touchent l’inconscient, que ce soit de l’enfant ou de l’adulte. J’aime beaucoup donner un caractère plurivoque à mes illustrations. Jouer avec des symboliques sous-jacentes et des détails qui ne sont pas perceptibles par tous, dans l’immédiat. Comment le paysage influence-t-il votre travail? Le paysage que je perçois de mes yeux influence beaucoup mon travail. Mais c’est l’âme du paysage qui l’influence davantage. Que ce soit dans une pièce sombre dans un environnement urbain, au cœur d’une forêt, ou encore dans le métro, entourée de gens qui s’affairent à s’affairer… Chaque situation, ambiance ou …

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Les romans graphiques, un nouvel amour est né

L’hiver, temps qui s’allonge L’hiver est officiellement installé depuis le 21 décembre. Une nouvelle année débute. Dans mon coin du pays, presque chaque matin, au réveil, après le museau de mon chat, je vois tomber la neige sur Percé. Ailleurs, ce sont les grands froids qui perdurent. Depuis quelques années, je m’associe à la saison hivernale. Le paysage blanc, immaculé et pur, qui se renouvelle chaque jour, me touche et me rejoint dans ma personnalité. J’ai besoin d’un silence nouveau pour apprendre à me recomposer. J’ai l’impression que le temps prend son temps et qu’il me laisse le saisir, le regarder et l’habiter. J’aime sortir dehors et marcher entre les arbres ou sous la lune brillante et vive en pleine nuit. Je sens le vent pousser mon corps et le froid pointer mes joues. J’habite le paysage, je suis entourée et traversée par lui. Enfin. Avec l’hiver, de nouvelles lectures Avec l’hiver, de nouveaux projets, de nouvelles lectures et de belles découvertes. Même si je lis des bandes dessinées depuis quelques années, les romans graphiques, …

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Le haïku, le haïbun, qu’est-ce que c’est?

Le haïku Tout récemment, je me suis inscrite à un cours privé sur le haïku, cours offert par l’auteure France Cayouette. Je ne connaissais presque rien au haïku. Pour moi, il s’agissait d’un court poème japonais et toutes mes connaissances se bornaient à ça. Puis j’ai vécu deux jours intenses à tenter de faire mien un genre si loin et en même temps si près de moi. Je dresserai pour vous un portrait du genre littéraire, sans pour autant entrer dans la matière dense; seulement une brève entrée dans le corps de la bête et ce que j’en retire jusqu’à maintenant. Je vous parlerai ensuite d’une auteure que j’affectionne beaucoup, installée ici en Gaspésie et qui a récemment publié le recueil de haïbuns Tes lunettes sans ton regard. Il s’agit de Joanne Morency. Et je tenterai de vous expliquer, en mes mots toujours, ce qu’est le haïbun. Mes tout premiers pas vers le haïku Avant de souhaiter connaître le haïku, j’ai lu, il y a plusieurs années, le plus que magnifique Neige de Maxence Fermine. …

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L’éloge de ma fragilité

tomber en amour marcher différemment l’odeur accentuée d’un carnet tout neuf y consigner une suite de pulsions inévitables regarder tout et tout le monde pour la première fois cette curiosité primitive du corps qui bat la chamade   Voilà ce qui se passe certaines fois, lorsqu’un livre se présente à nous. Voilà ce qui est arrivé, pour moi, quand j’ai ouvert Éloge de la fragilité, un essai de Pierre Bertrand. Et maintenant, je garde cap sur une vie qui s’ouvre avec une merveilleuse lucidité. Ma fragilité est géante ! Pierre Bertrand est né à Montréal en 1946. Titulaire d’un doctorat en philosophie des universités Paris-I et Paris-VIII, il enseigne depuis trente-cinq ans au collège Édouard-Montpetit, à Longueuil. […] Quelle place occupons-nous au sein du cosmos qui nous compose et que nous participons à composer? Dans cet essai qui est aussi une méditation sur l’écriture, le philosophe observe les failles et les défaillances de l’homme, ses limites, ses faiblesses, ses fragilités; autant de facteurs actifs et nécessaires à l’élan de toute création[…]. L’envie de répondre Dès …

Un soir de juin, la poésie a pris toute sa place — Chapitre II

 Ce matin, je cherche l’écriture dans le vol des oiseaux.  Michel Pleau  Sublimer le jour et la nuit Ce soir de juin, j’étais assise dans la salle de spectacle, très intime, de la Vieille Usine, entourée de mes amis et nous étions tous attentifs à la poésie qui déferlait sur nous. À la suite du spectacle, nous étions tous fébriles, une forte impression d’être différents, nous ne pouvions nous quitter ainsi. Alors nous nous sommes rattaché les uns, les autres, cette nuit-là, mais aussi les jours suivants et même si la saison file comme l’éclair, la poésie reste imprégnée sur nos peaux de sensibles, de curieux et de vivants. Avec d’autres, nous avons commencé à poser des gestes poétiques. Des carnets d’écriture à deux. Des échanges de bouts de papier contenants des fragments, offerts, comme on offre des fleurs sauvages. Des désirs de se réunir pour se lire nos poèmes favoris. Des recueils en circulation. Ce ne sont que des petits gestes, mais ils nous font vibrer et ils permettent à la poésie de continuer …

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Un soir de juin, la poésie a pris toute sa place — Chapitre I

J’ai longtemps imaginé que c’est moi qui faisais un poème mais je me trompais. C’est lui, secrètement, qui me fait.  Michel Pleau L’Anse se poétise Le 5 juin dernier, L’Anse-à-Beaufils recevait des poètes de La Maison de la poésie de Montréal en tournée dans le cadre du Festival de la poésie de Montréal. Le concept était simple, quatre poètes, un musicien et un poète invité dans chaque lieu d’arrêt de la tournée. Les poètes Paul Bossé, Véronique Cyr, Lise Gaboury-Diallo, Sébastien Dulude, le musicien Carl-Éric Hudon et l’artiste invité Philippe Garon ont offert un spectacle de poésie qui nous amenait littéralement dans une multitude d’espaces intérieurs et de sensations différentes, puisque ça passait de l’un à l’autre, que tous avaient des styles, des thèmes et des propositions poétiques différentes. L’agitation Je dois sans plus attendre partager ma passion pour la poésie. L’agitation incessante se manifeste de plus en plus en moi. Quelque chose de fou se passe, les choses changent. La vie se meut en vue d’une forme plus lucide, plus piquante du Monde. Sur …

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L’un l’autre les uns les autres, s’observer

Comme c’est souvent le cas pour les livres qui deviennent de beaux coups de cœur (ceux dont je ne veux plus me séparer), il s’agit de lectures que je laisse venir à moi par un amoncellement de synchronies. Ici, je vous parle de ma rencontre avec Moi aussi, un carnet écrit en dialogues de Sylvie Cotton et Nathalie de Blois. Je ne pouvais souhaiter plus grande source d’inspiration pour le moment où je me situe dans ma vie intime et créative. Aujourd’hui, je décide de mélanger mes deux passions : la littérature et les arts visuels. Elles se lient en moi pour me permettre de trouver un certain équilibre et pour définir mon langage intérieur et intime, celui que je partage ensuite avec d’autres âmes sensibles. La petite histoire qui suit en est une de rencontres entre plusieurs personnes pour qui le partage est forgé d’empathie, de désir de liberté, de curiosité et de passion. Nadia, Joëlle et Eric, c’est un genre d’hommage que je vous rends avec ce texte, votre passage dans ma vie …

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Atteindre les étoiles en pleurant un peu

Un bain poétique Depuis quelques semaines, j’ai pris l’habitude de lire en prenant un bain (c’est une activité que je suggère fortement, quel bonheur que de vivre ce moment de lecture et de relaxation). Je tamise la luminosité dans la petite pièce en allumant une seule chandelle, elle suffit à éclairer les pages du livre que je tiens au-dessus de l’eau parfumée aux essences de menthe et d’eucalyptus, mes favorites. L’eau, très chaude, crée une légère brume au-dessus de mon corps qui n’est jamais entièrement submergé. C’est là que j’ai commencé la lecture du recueil de poèmes Pleurer ne sauvera pas les étoiles de François Guerrette, paru aux Éditions Poètes de brousse en 2014. À haute voix, bien sûr. La poésie lorsqu’elle trouve une voix pour la prononcer est vivante, elle se délie sur la langue et se fait échos contre les murs bétonnés, elle les transperce. Elle flotte, elle fuit, elle danse. J’ai emprunté le recueil à une amie, après qu’elle ait partagé avec moi un extrait qui se situe au début du recueil. …