All posts tagged: Je lis un livre québécois par mois

Ce qu’on a lu comme essai cette année #Jelisunlivrequébécoisparmois

Louba Je ne suis pas mère, je n’ai aucune certitude que je le deviendrai un jour, aucune. N’empêche que j’ai le droit de m’exprimer sur le sujet et que j’ai relu, pour une deuxième fois, avec grand plaisir, non sans être traversée par plusieurs émotions et quelques frissons, Les tranchées de Fanny Britt (et invitées Madeleine Allard, Isabelle Arsenault (illustrations), Marie-Claude Beaucage, Alexia Bürger, Annie Desrochers, Alexie Morin, Geneviève Pettersen et Catherine Voyer-Léger). Cet essai est nécessaire. Du moins, il te dit que tu as le droit d’être toi, d’être encore un peu plus toi. << […] ai-je besoin de savoir avec précision qui je suis et ce que je revendique, pour avoir le droit de le revendiquer ? >> Je suis la fille d’une mère, la nièce de plusieurs mères, la tante d’une petite merveille, la belle-sœur d’une mère et je suis cette femme qui court plus souvent qu’autrement après l’amour, tsé le vrai, le grand, l’authentique, le fou, dans un espoir pas si sourd que ça de peut-être bien fonder une famille moi …

Nos suggestions de romans québécois publiés en 2016 #Jelisunlivrequébécoisparmois

Martine Le livre que j’ai envie de vous proposer pour ce dernier mois de l’année est Okanagan de Sara Lazarroni. Publié cet automne, ce troisième roman de la jeune auteure a su me toucher et me faire voyager dans l’Ouest Canadien. Sara Lazarroni est une auteure que j’aime beaucoup, l’année dernière lors du défi, j’avais eu la chance de la découvrir par son deuxième roman Veiller la braise. D’emblée, sa plume tendre, poétique et incroyablement maitrisée m’avait touchée. Or, ce qui me fascine le plus chez Lazarroni est sa façon bien à elle de parler d’amour et de notre génération. J’ai souvent l’impression de me retrouver dans ses mots, dans ses pensées. Okanagan raconte l’histoire de Léa, une jeune fille perdue et à la recherche d’elle-même qui quitte son quotidien pour partir avec ses amis à Okanagan, cueillir des cerises. Le coeur brisé, mais habité d’un désir plus grand de vivre, ce roman a été notre choix du mois d’octobre pour nos coffrets littéraires et je dois dire que je le recommande vraiment à tout le …

Ce qu’on a pensé de nos lectures classiques québécois #jelisunlivrequébécoisparmois

En octobre, nous lisions des classiques québécois. Voici ce qu’on a pensé de nos lectures! Vanessa « J’ai relu Le libraire de Gérard Bessette. Publié en 1960, Le libraire raconte l’histoire d’Hervé Jodoin qui exerce le métier de commis-libraire à la librairie Léon à St-Joachim, petite ville ennuyante de province. Le roman fait le portrait de la société québécoise d’avant la Révolution tranquille : « C’est pas bon pour la santé icitte de contrer les curés. Les ficelles, c’est eux autres qui les ont. » Une société soumise et dépossédée de toute forme de liberté, censurée, tournée vers le passé, dominée par le clergé qui considère les livres mis à l’Index dangereux. Une lecture rafraîchissante grâce au cynisme du personnage (qui n’est pas sans rappeler Meursault de Camus), qui nous fait se questionner sur l’évolution de la place des livres dans notre société. » Karine « Pour le défi du mois d’octobre, j’ai lu Une Saison dans la vie d’Emmanuel de Marie-Claire Blais. Au départ, j’ai trouvé cette lecture assez sombre, mais dans la mesure où l’auteure dépeint la pauvreté et …

Nos suggestions de classiques de la littérature québécoise #jelisunlivrequébécoisparmois

Qu’est-ce qu’un classique? Les définitions varient et surtout restent subjectives! De mon côté, je vais lire Les fous de Bassan d’Anne Hébert en ce mois des classiques. J’ai eu la chance de me replonger dans l’oeuvre de Hébert avec le livre Album Anne Hébert qui a été publié chez Fides (un article sortira prochainement à ce sujet!) et ça m’a donné plus qu’envie que de lire cette oeuvre marquante de la littérature québécoise. Roxanne m’a aussi confié vouloir lire Putain de Nelly Arcan! Dites-nous dans les commentaires quels sont les classiques québécois selon vous! Marion va (re)lire Bonheur d’occasion de Gabrielle Roy Quoi de mieux qu’un mois où le froid commence à se pointer pour s’installer et lire un classique de notre littérature, se plonger dans notre culture et notre patrimoine québécois? Pour ma part, je vais relire Bonheur d’occasion de Gabrielle Roy, cette histoire réaliste et poignante d’une jeune fille à Montréal dans les années 40. Au coeur de Saint-Henri, c’est Florentine Lacasse et sa famille que l’on suit, plongés dans la misère, alors que …

Ce qu’on a pensé de nos lectures de pièce de théâtre #jelisunlivrequébécoisparmois

Peu de participation au défi de ce mois-ci! Ce qui vient démontrer toute la difficulté qui colle au monde du théâtre, on aime en voir, mais en lire, bof! Pourtant, il existe une richesse incroyable et un monde de lettres complètement fascinant à découvrir. Ça prouve que même un blogue de littérature peut s’améliorer en incluant plus de critiques théâtrales. À y remédier. 🙂 De mon côté, j’ai lu J’t’aime encore de Roxanne Bouchard. Cette pièce de théâtre m’a beaucoup touchée et plu. Racontant l’histoire d’un « vieux » couple et des questionnements que procure une relation à long terme, cette pièce de théâtre m’a fait rigoler à plusieurs reprises, mais m’a aussi émue et fait réfléchir. J’t’aime encore est une belle ode à l’amour qui dure, aux épreuves qui sont inévitablement là, mais à cette envie de continuer tout de même. Très beau texte de Roxanne Bouchard! Marion a lu Les Grandes chaleurs de Michel Marc Bouchard  « Je crois que je n’ai jamais autant ri à la lecture d’une pièce de théâtre. En juillet, dans un …

Nos suggestions de lecture de pièces de théâtre pour septembre #Jelisunlivrequébécoisparmois

Pour septembre, on se lance dans un genre souvent négligé, le théâtre. Et pourtant, c’est un genre si vaste, plein de poésie et de beauté. Marjorie propose :  Je ne serai peut-être pas des plus originales, mais ce mois-ci, j’ai le goût de me replonger dans Incendies de Wajdi Mouawad. C’est une pièce que, comme plusieurs, j’ai lue au cégep et qui m’a profondément marquée. C’est captivant, étourdissant, triste et brut. Martine propose :  Je l’avoue, ce sera une relecture, mais que voulez-vous, c’était trop bon. Ce mois-ci, je relirai J’t’aime encore de Roxanne Bouchard. Ce texte m’a secouée, m’a émue et m’a fait du bien. Elle a su trouver les mots justes pour parler des relations amoureuses de plusieurs années. Ça donne envie d’aimer tout simplement, et ça, c’est beau. Marion propose : La pièce de théâtre Les grandes chaleurs de Michel Marc Bouchard : « Une folle comédie de l’amour et du mensonge », c’est comme ça qu’on présente cette pièce qui met en scène Gisèle, une quinquagénaire, veuve depuis peu, qui tombe amoureuse …

Ce qu’on a pensé de nos lectures d’août #jelisunlivrequébécoisparmois

Le mois dernier, pour le mois de la fête du livre québécois, j’ai lu Le Vertige des insectes de Maude Veilleux. Un livre d’atmosphère touchant qui nous emmène dans la tête d’une jeune fille qui se sent éprise d’une solitude et d’une tristesse trop grande pour elle. Mathilde vient de perdre sa grand-mère Rose, cette femme qu’elle a tant aimée et elle en est complètement renversée. Au même moment, sa copine Jeanne doit partir travailler au Yukon pour l’été, Mathilde fera donc face seule à ses démons et à sa douleur. J’ai beaucoup aimé l’écriture de Maude Veilleux, par sa façon de créer une ambiance et une atmosphère aux scènes les plus banales. Elle a su faire du personnage de Mathilde un être complexe, qu’on n’arrive pas toujours à comprendre ni à suivre dans ses idées, mais la forme narrative nous aide tout de même à saisir toute la puissance de son mal d’être. La distance qui se crée entre nous et le personnage accentue toute la profondeur de ses failles. Cette lecture m’a sans …

Nos suggestions de romans québécois pour le 12 août #jelisunlivrequébécoisparmois

Ce mois-ci la littérature québécoise est à l’honneur dans tout le Québec. Depuis déjà deux ans, le 12 août est devenu la journée parfaite pour souligner l’amour qu’on a pour le milieu littéraire en encourageant librairie indépendante et auteurs québécois. On avait même dans les premiers jours du blogue fait une entrevue avec un des organisateurs de cette journée, Patrice Cazeault. Je trouve ça merveilleux que cette journée devienne une petite tradition de l’été pour célébrer les livres québécois. D’autant plus que cette journée augmente considérablement les ventes de livres québécois, ce qui est encore plus génial. Voici le lien de l’événement Facebook pour participer cette année. Ça tombe très bien avec notre défi parce que ce mois-ci, on lit le livre québécois de notre choix! De mon côté, j’ai décidé de lire Le vertige des insectes de Maude Veilleux. Ça fait quelques mois que ce livre me tente parce que de 1, la couverture m’a attirée quand je l’ai vu en librairie et de 2, j’ai envie d’un roman d’atmosphère et il me semble parfait …

Ce qu’on a pensé de nos lectures Album jeunesse #jelisunlivrequébécoisparmois

Pour le mois de juillet, on lisait des albums jeunesse. Comme j’expliquais le mois dernier, ce n’est pas dans mes habitudes de lire de la littérature jeunesse, mais ce n’est pas parce que je n’aime pas ça, au contraire. Ça me fait toujours bien plaisir de découvrir des albums! Ce mois-ci j’ai donc lu Le gros monstre qui aimait trop lire de Lili Chartrand et Rogé, publié chez Dominique et compagnie. J’ai trouvé cette lecture vraiment mignonne et si importante, le récit raconte l’histoire d’un gros monstre qui doit faire peur aux humains qui viennent visiter la forêt. Jusqu’au jour où une petite fille ne l’entend pas crier parce qu’elle était trop concentrée dans sa lecture, le gros monstre devient fasciné par son livre et ses images. Ainsi, il décide d’apprendre à lire et c’est depuis ce moment qu’il tombe complètement amoureux des livres. Il se met à lire des histoires à ses amis monstres. Bref, c’est un album jeunesse vraiment intéressant, les dessins sont beaux, le texte est simple, mais pas trop enfantin. J’ai …

Nos suggestions de lecture Poésie pour le mois de juin du défi littéraire

En ce mois de juin, nous vous proposons de lire de la poésie! D’emblée, je l’avoue, c’est très rare que j’en lis et ce n’est pas parce que je n’aime pas, au contraire, je n’y pense que très rarement. Mais je suis vraiment heureuse que ce défi me pousse à en lire davantage. L’école nous a appris à penser la poésie, mais je pense qu’on doit laisser la poésie être sans chercher à la compter, la définir et voire la saisir entièrement. Mon choix s’arrête donc sur Déjà la horde de chair se tait d’Ariane Audet publié chez Hexagone. Ce recueil de poésie traite des violences féminines et est écrit (pour l’avoir déjà feuilleté un peu) de façon remarquablement touchante et ancrée dans une génération que je reconnais très bien. Très hâte de la lire à nouveau. La suggestion de Marjorie B J’ai choisi de lire le recueil de haïkus de Julie Tremblay «Le bruit du frigo». Je trouve intéressant de voir cette forme de poésie appliquée à notre culture et de lire des auteurs d’ici …