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Christian Guay-Poliquin : Mon nouveau coup de cœur des Éditions La Peuplade

Les Éditions La Peuplade sont pour moi une réelle révélation. Ukraine à Fragmentation, Nirliit et Niko ont fait partie des mes coups de cœur de la dernière année. Encore une fois, j’ai été emballée par des titres publiés par cette maison d’édition en lisant les deux romans de Christian Guay-Poliquin, Le fil des kilomètres (réédité par BQ) et Le poids de la neige. J’ai commencé par la lecture de ce dernier qui a fait son entrée en librairie cet automne. Avant même de l’avoir terminé, je savais qu’il fallait me procurer son premier roman pour poursuivre mon plaisir. Le fil des kilomètres Dans Le fil des kilomètres, nous suivons le périple d’un homme qui retourne dans son village natal, un ancien village minier où il n’a pas mis les pieds depuis 10 ans. Alors que ce dernier cherche à revoir son père malade, le lecteur l’accompagne sur la route du kilomètre 0 au kilomètre 4736. L’atmosphère est lourde et angoissante. La chaleur accablante étouffe et une panne d’électricité dure depuis plusieurs jours. Le chaos commence à régner. Des magasins sont dévalisés, des …

Nirliit : Grand Nord, humanité et résilience

Ce premier roman de Juliana Léveillé-Trudel, Nirliit, qui signifie oies, en inuktitut, se passe dans le Grand Nord,  à Salluit, un village du Nunavik. C’est par un drôle de hasard que je viens tout juste de lire Soeurs volées d’Emmanuelle Walter dont Gabrielle a parlé dernièrement lorsque je me suis décidé à lire Nirliit. Je dois dire qu’on ne peut simplement pas terminer cet essai en l’oubliant sur sa table de chevet, ça nous hante. Et nous hantera probablement toujours. En me plongeant dans Nirliit, j’avais la version fictive de l’enquête menée dans Soeurs volées, mais voilà que je savais très bien qu’il n’y avait rien de fictif dans les mots de Juliana Léveillé-Trudel. La narratrice, une blanche, vient passer ses étés à Salluit, non dans le but du travail ou de l’argent comme le font tant de blancs, mais parce qu’elle s’y sent bien et qu’elle aime la langue. Ainsi, elle y rencontre des êtres merveilleux, résilients et brisés. Le récit tourne surtout autour de la mort d’Eva. La narratrice tente de s’adresser à cette femme qui a …