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31 jours de bibliothérapie : l’intégrale

En décembre, nous vous avions offert, tout au courant du mois, 31 thématiques et une multitude de suggestions littéraires. Puisque 31 jours de bibliothérapie semble avoir été bien populaire, nous avons décidé d’en faire le récapitulatif, dans un simple article, question que vous puissiez vous y retrouver plus facilement. Vous n’avez qu’à cliquer sur le lien de chaque jour pour retrouver l’article et les suggestions littéraires qui y sont rattachés. Pour se plonger dans l’esprit des fêtes Pour revivre l’innocence des enfants Pour se réconforter après une mauvaise journée Pour aider à vivre un deuil, quel qu’il soit Pour faire le point sur notre vie Pour surmonter ses peurs, ou du moins essayer Pour quand vous avez envie de tout abandonner Pour grandir Pour les jours où l’anxiété prend le dessus Pour prendre le temps d’être, tout simplement Pour soigner les coeurs brisés Pour se calmer après une période stressante Pour voyager un peu, sans quitter son lit Pour trouver un sens à sa vie Pour s’accepter, un peu plus Pour se laisser inspirer Pour …

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L’amour, cette imparfaite amitié

D’emblée il faut que j’avoue; je n’ai pas su faire comme Amanda, personnage principal du tout dernier roman de Mylène Bouchard. Je n’ai pas su résister, je n’ai pas eu le temps de désirer, je l’ai consommé, je l’ai consumé même, rapidement. Je n’ai su le déposer que lorsque mes yeux ne voulaient plus que dormir, pour mieux le reprendre le matin suivant. L’imparfaite amitié, c’est une incursion dans la vie d’Amanda, mère, femme volage, femme de culture, amoureuse; à travers une série de lettres, de documents, de bouts de papier mis dans une boite destinée à sa fille. On y découvre sa vie et surtout, ses réflexions et ses questionnements sur le désir et sur l’amour, dans toutes ses pluralités et, par dessus tout, sur la consommation de celui-ci. Amanda s’attache, elle aime souvent, plein de gens. C’est après que sa fille l’ait découverte, au milieu de la nuit, revenant d’une balade avec un amant, qu’elle prendra une décision, celle de résister. Pour s’y tenir, elle fait un pacte: celui de quitter son mari. …

Les murailles; chemin de croix en cap d’acier

Les murailles, premier roman de la poète Erika Soucy, est le résultat d’un voyage à la romaine, en 2011, dont le but était de comprendre les motifs qui ont poussé les hommes de sa famille, principalement son père, à s’éclipser pour le bois, pour le chantier, pour la vie dans le nord. Le résultat de ses écrits se retrouve dans ce roman aux cours chapitres où cohabitent tournures de phrases poétiques et langage de bois. Son oeuvre est à la fois d’une simplicité désarmante et d’une force tranquille qui s’impose, petit à petit, au fil des pages. Le sens de la famille, l’amour du père, le sentiment d’abandon s’entremêlent dans cette immersion dans un milieu d’hommes plutôt incompris et souvent caricaturé. Dans Les murailles, Érika Soucy ne se joue pas du milieu, elle reporte les faits, les dialogues parlent, les images expliquent et toutes les émotions nous atteignent. Je ne pensais pas être aussi touchée par ce roman, plus j’y repense, plus je le trouve beau. Plus j’y repense, plus je comprends sa nécessité. C’est aussi le roman …

Le parfum de Janis

Tout de ce roman m’a attirée au premier coup d’oeil. Autant le titre qui, dans mon esprit, m’a fait penser à Janis Joplin -qui est en effet la Janis en question- que le quatrième de couverture. La couverture elle-même, fidèle aux  publications  du Cheval d’août, capte aussi les regards. Les années cristalliseront ce tableau de ma mère. Un tableau figé et flou en même temps. Figé, car il comporte la scène de l’enfance, celle qui a laissé l’empreinte. Flou, car avec le temps on dirait que la mémoire en a grugé les rebords, comme si elle avait faim d’oubli. Le parfum de Janis est à la fois un roman du présent et du passé.  Une quête sur le passé pour mieux comprendre le présent, un roman sur le désir de fouiller son histoire pour l’écrire. Ici, le passé c’est la famille, c’est l’implosion de ce modèle familial, c’est la rupture, la dépression, l’image qui se fixe est celle d’une mère trouble, d’un sentiment d’impuissance que ressent tout enfant face à la misère d’un parent. C’est …