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S’appartenir(e) au féminin, sous toutes ses formes

S’appartenir(e) est une petite plaquette qui me faisait de l’oeil depuis un bon moment déjà. Publiée dans la collection « pièces » chez atelier 10, s’appartenir(e) se décrit ainsi ; Jouissif et décomplexé, «S’appartenir(e)» rassemble les paroles de neuf auteures. On y parle de notre façon d’être moderne et préhistorique à la fois. De notre rapport à l’éducation. De cette foutue question du pays qui se pose encore bizarrement. De nos paradoxes si multiples. De l’Histoire. Celle qui s’écrit. Celle qui nous échappe parce que trop peu enseignée. Celle des peuples autochtones encore mal comprise. Celle qui nous définit. On y parle des nuances qui s’évaporent dans les brumes de l’inconscience collective. C’est le thème de l’appartenance à soi-même, d’abord et avant tout, qui est venu me chercher. C’est ce jeu entre politique et privé tout comme ce jeu entre les formes et styles utilisés, qui a par la suite su garder mon attention. Le collectif. Avec le temps, force est d’admettre que je suis de plus en plus fan de collectifs. J’aime la pluralité des voix, …

Chaque automne j’ai envie de mourir et autres secrets

En m’immisçant dans Chaque automne j’ai envie de mourir de Véronique Côté et Steve Gagnon, je ne m’attendais pas à être aussi chamboulée, touchée et marquée par les secrets, par cette universalité humaine qui en émane et par les mots des auteurs. En fait, ce roman est, à la base, un projet théâtral. Un « spectacle déambulatoire extérieur», « une promenade libre et ludique dans les rues de la ville (Québec), ponctuée par six tableaux théâtraux ». C’est suite à la collecte de « secrets » anonymes, dans le but d’avoir des textes pour cette prestation théâtrale, qu’est né Chaque automne j’ai envie de mourir. Après avoir recueilli une multitude de confessions, qu’elles soient vraies ou non, les deux auteurs ont procédé à un travail d’écriture et de réécriture pour chacun des textes. Non seulement l’idée et le travail de Côté et Gagnon sont géniaux et originaux, mais le produit final est touchant, universel et tellement singulier à la fois. J’ai trouvé des parcelles de moi dans presque chacun des textes. Un roman de constellations comme celui-ci démontre tellement bien …

L’éléphante, la poésie et des paillettes

Je me suis glissée à l’intérieur des pages du Document 6, publié chez Nouveau projet, La vie habitable de Véronique Côté, comme je l’ai fait à quelques reprises dans la mer durant l’été. Bien qu’un article ait déjà été consacré à cet essai https://chezlefilrouge.co/2015/01/11/rechercher-la-poesie-dans-le-quotidien/, j’ai besoin d’y répondre moi aussi et de vous partager la place importante que tient la poésie dans ma vie. La poésie comme une façon de voir, de respirer, d’être et d’aimer. Je savais, depuis sa sortie en librairie (2014), que ce livre allait me parler à moi, directement. J’ai tout de même attendu avant de l’inviter chez moi. Jusqu’au moment où j’avais à nouveau besoin de sentir que j’appartenais à un tout et que cette petite voix qui me guide, mon instinct, ne s’est pas encore totalement évaporée dans un vent brumeux. Les mots de Véronique Côté (et des auteurs invités) ont filé en moi comme une écharpe vaporeuse, réconfortante et pleine de voies possibles par où tricoter, par où m’exprimer. * Nous avons tous une façon unique de parler …