Littérature québécoise
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S’appartenir(e) au féminin, sous toutes ses formes

S’appartenir(e) est une petite plaquette qui me faisait de l’oeil depuis un bon moment déjà. Publiée dans la collection « pièces » chez atelier 10, s’appartenir(e) se décrit ainsi ;

Jouissif et décomplexé, «S’appartenir(e)» rassemble les paroles de neuf auteures. On y parle de notre façon d’être moderne et préhistorique à la fois. De notre rapport à l’éducation. De cette foutue question du pays qui se pose encore bizarrement. De nos paradoxes si multiples. De l’Histoire. Celle qui s’écrit. Celle qui nous échappe parce que trop peu enseignée. Celle des peuples autochtones encore mal comprise. Celle qui nous définit. On y parle des nuances qui s’évaporent dans les brumes de l’inconscience collective.

C’est le thème de l’appartenance à soi-même, d’abord et avant tout, qui est venu me chercher. C’est ce jeu entre politique et privé tout comme ce jeu entre les formes et styles utilisés, qui a par la suite su garder mon attention.

Le collectif.

Avec le temps, force est d’admettre que je suis de plus en plus fan de collectifs. J’aime la pluralité des voix, des opinions et des visions qui en émanent. Je suis, chaque fois, surprise de voir comment tant de voix peuvent se faire écho, apporter l’une à l’autre, renchérir, discuter ensemble . Dans S’appartenir(e), c’est exactement ce que j’ai eu le plaisir de retrouver. Chacun des textes est unique, porteur d’une forte voix qui a quelque chose à dire et qui le rend bien. De la poésie au théâtre, de la missive au court texte, chacun des 24 textes a d’abord été porté sur les planches dans une pièce qui, j’en suis convaincue, aurait su me toucher.

La réflexion et l’ouverture

À travers chacun des textes, nous sommes – en tant que lecteurs et lectrices- portés à réfléchir sur notre propre vision à l’appartenance. Ce collectif est en quelque sorte un point de départ, un catalyseur à réflexions qui nous pousse à nous poser des questions et même à oser y répondre, comme le propose chacune des auteures.

En ce sens, on retrouve, au tout début du livre, un questionnaire qui avait comme but premier de «faire surgir le fil conducteur de la pièce». Les auteures s’en sont par la suite servies pour «donner corps à leur réflexion».

Parmi celles-ci, on retrouve autant des questions plus personnelles que linguistiques, tournant toutes autour du terme s’appartenir(e). Par exemple :

La conjugaison de s’appartenir est belle, non? Je m’appartiens, tu t’appartiens, nous nous appartenons; jadis, je me suis appartenu; bientôt, vous vous appartiendrez…ça vous inspire ? 

Quelle est la plus grande marque d’appartenance pour vous ? Et qu’est-ce qui signifie la plus grande rupture d’avec une appartenance ? 

Les femmes, en 2015, elles appartiennent à quoi ? 

Toutes les réflexions sont intéressantes, féministes, engagées et ouvertes. Avec S’appartenir(e), on nous ouvre différentes portes, différentes manières de revendiquer, de lutter, d’aimer et d’être, parce que faire le choix de s’appartenir, c’est un peu tout ça et encore plus.

Aimez-vous les collectifs du genre ? Quels sont vous incontournables ? 

Pour en savoir un peu plus sur le projet et tout ce qui se trouve derrière, je vous invite à découvrir cette entrevue de La presse .

 

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