Bibliothérapie
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Dans ma bibliothèque

Voici certains titres de littérature qui sont chers à mes yeux, des livres dont je garde un souvenir tendre. Pour moi, les livres qui me marquent ont tous un sentiment avec lequel je ‘connecte’. C’est dur pour moi à expliquer, mais c’est vraiment une question de ‘feeling’ et du moment où j’ai lu le livre.

  • Fear and Loathing in Las Vegas, Hunter S. Thompson (1971)

Pure poésie, éloge du ‘American Dream’, Fear and Loathing in Las Vegas est LE roman qui m’a fait aimer la littérature américaine. Il faut le lire pour comprendre, mais c’est tout un ‘trip’.

Raoul Duke, le personnage principal est le miroir sous lequel l’auteur, Hunter S. Thompson, écrit ses propres aventures. On suit Duke, journaliste, alors qu’il part pour Las Vegas pour couvrir le Mint 400. Il s’ensuit d’une multitude de péripéties criblées de drogues psychédéliques, d’une variété de chambres d’hôtel détruites, et de références à la contre-culture américaine. Hunter S. Thompson est une personne captivante qui nous livre une œuvre tellement belle qu’il faut presque la lire à voix haute. De plus, le l’ouvrage est ponctué d’illustrations de mon artiste préféré, Ralph Steadman (un petit plus que je tenais à mentionner).

« There was madness in any direction, at any hour. If not across the Bay, they up the Golden Gate or down 101 to Los Altos or La Honda… You could strike sparks anywhere. There was a fantastic universal sense that whatever we were doing was right, that we were winning…

And that, I think, was the handle – that sense of inevitable victory over the forces of Old and Evil. Not in any mean or military sense; we didn’t need that. Our energy would simply prevail. There was no point in fighting – on our side or theirs. We had all the momentum; we were riding the crest of a high and beautiful wave…

So now, less than five years later, you can go up on a steep hill in Las Vegas and look West, and with the right king of eyes you can almost see the high-water mark – that place where the wave finally broke and rolled back. »

  • Le Libraire, Régis de Sà Moreira (2004)

Jadis, je travaillais en librairie et un client avait commandé ce titre, il m’avait tant intriguée que j’avais décidé de le commander pour moi-même.

Le libraire raconte l’histoire d’un homme, un libraire, qui travaille seul dans sa petite librairie constituée uniquement de livres qu’il a lus. Il ne dort pas et il ne vit que pour son métier et sa librairie.

Une petite plaquette si simplement lue. Une histoire quasi inexistante, mais un ‘feeling’ si purement ressenti par le lecteur (moi, et tous mes amis à qui je l’ai fait lire). J’avais besoin de ça au moment où je l’ai lu et je ne regretterai jamais l’achat et la lecture de ce roman.

« Un beau chapeau », dit la grande dame en avisant le portemanteau.

« Une belle faux », répondit le libraire.

« Vous trouvez…», soupira la grande dame.

  • L’amant, Marguerite Duras (1984)

J’ai lu ce livre pour mon cours de littérature française que j’ai pris en cours option à l’université (Merci Prof. Farrah). Je garde un souvenir de mystère de ce livre très personnel de Marguerite Duras. Un prix Goncourt de surcroît, L’amant raconte la jeunesse de l’auteur en Indochine Française et sa relation avec un homme mûr Chinois. Duras écrit avec sa plume semi-autobiographique et on ne peut que dévorer ce livre qui, pour moi, m’amenait quelque part où je n’avais jamais mis le pied. Un livre imprégné de sentiments purs, de questionnements, un roman qui comporte des complexités et des thèmes matures : le tabou, la culture, et bien d’autres. C’était un roman ‘obligatoire’ que je n’ai jamais oublié et qui donne envie de lire plus de Duras, d’ailleurs je ne sais pas ce que j’attends.

« Il ne peut exprimer ses sentiments qu’à travers la parodie. Je découvre qu’il n’a pas la force de m’aimer contre son père, de mer prendre, de m’emmener. Il pleure souvent parce qu’il ne trouve pas la force d’aimer au-delà de la peur. Son héroïsme c’est moi, sa servilité c’est l’argent de son père. »

  • Fushigi Yugi (la série), Yuu Watase (1992-1996)

Oh oui, je vous parle ici d’une série de Mangas (je suis ‘geek’ comme ça). J’ai découvert cette série, qui m’a profondément affectée, grâce à une amie à moi, qui était à l’époque ma voisine (j’avais environ 11 ans à l’époque). Encore aujourd’hui, cela prendrait tout mon p’tit change pour me départir de cette série fantastique de 18 tomes. Je la recommande, car elle vous fera rire, vous fera pleurer, vous donnera foi en l’amour et en l’amitié la plus pure ; elle vous fera rager et vous fera rêver.

La série suit les péripéties d’une jeune fille de 15 ans qui est transportée dans le monde d’un vieux livre chinois afin d’accomplir une tâche importante. Elle rencontrera, dans ce monde, une multitude de personnages qui deviendront des amis. Ensemble, ils devront sauver leur pays. Pour moi, cette série restera un petit bijou qui me rappelle tant de beaux souvenirs de jeunesse. De plus, les heures que j’ai passées assise sur mon lit à plonger au cœur de cette histoire me donnaient espoir de vivre quelque chose de grand un jour, car le personnage principal de l’histoire, Miaka, n’était qu’une collégienne toute simple au début de son aventure et elle devient une femme courageuse et prête à tout pour ceux qu’elle aime.

  • L’Ombre du vent, Carlos Ruiz Zafon (2001)

L’ombre du vent est un des premiers livres que j’ai lu quand j’ai été engagée comme libraire en 2006, et est certes un des livres que j’ai le plus recommandé aux gens qui se cherchaient une lecture divertissante. Un vrai coup de cœur!

Ce roman trace l’histoire de Daniel Sempere, un jeune garçon dans un Barcelone d’après-guerre. Celui-ci visite, avec son père, un endroit appelé le ‘Cimetière des livres oubliés’ où il découvre le livre d’un auteur, Julián Carax, qui semble avoir disparu. Il s’ensuit donc une quête qui le conduira à découvrir la vie de l’auteur, ses amours et son tragique destin. Avec en fond une Espagne se redressant d’un conflit important, L’Ombre du vent est un roman rempli de mystères et de questionnements, ainsi qu’une histoire palpitante et originale.

« Je scrutai de nouveau le portrait du couple et j’eus la certitude que le jeune homme était Julián Carax qui me souriait des profondeurs du passé, incapable de voir les flammes qui se refermaient sur lui. »

Crédits photo :

Fear and Loathing in Las Vegas – Pinterest

Le Libraire  

L’Amant – Pinterest

Fushigi Yugi – Pinterest

L’Ombre du vent – Pinterest

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