Réflexions littéraires
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3 livres qui m’ont marquée lors de mon passage de l’adolescence à l’âge adulte

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Devenir une adulte n’a rien de facile. Se préparer à sortir du cocon de l’enfance, là où on est protégé par nos parents et l’école, n’est pas inné.

Je me souviens de la dernière année de mon CÉGEP comme une période d’éternel questionnement, de recherche de qui je suis et surtout, de malaise et d’impression de ne jamais être à la bonne place. Plus tard, à l’université, cela ne s’est pas forcément amélioré tout de suite. Ça prend des années encore pour devenir adulte, même si on effectue toutes les tâches associées : habiter en appartement, payer ses factures, payer ses impôts, ne plus pouvoir compter sur sa maman lorsqu’on tombe malade ou encore, vivre sa première peine d’amour mature.

Cependant, j’ai eu de la chance par rapport à d’autres.

J’ai été accompagnée par mon amie, la littérature.

Les livres m’ont aidée à me sentir moins seule, et à comprendre que d’autres personnes vivaient la même situation que la mienne. Ou au contraire, une qui était complètement différente.

 Ils m’ont poussée à relativiser.

Dans cette période, qu’est la fin de l’adolescence / début de la vie adulte, on a tendance à s’imaginer que nos problèmes sont pires que ceux des autres. Pourtant, bien souvent, on passe tous par les mêmes gammes d’émotions et les mêmes expériences à quelques détails près.

On est tous plus pareils que ce qu’on pense.

Sans livres, c’est difficile de le comprendre. On ne communique pas forcément très bien à cet âge-là, on ne sait pas encore mettre les bons mots sur ses sentiments.

On ne sait pas que finalement, la plupart ressentent le même inconfort. Beaucoup de gens portent un masque et agissent comme s’ils étaient plus forts, plus à l’aise.

Dans les livres, il n’y a pas de déguisement. Les personnages nous apparaissent comme ils sont vraiment. On a accès à leurs états d’âme et à leurs pensées les plus intimes. On voit leurs faiblesses, leur tristesse, leurs bons coups et leurs forces. On voit tout d’eux. On peut faire le lien avec sa réalité et mieux la comprendre.

Je n’ai jamais été friande de ce qu’on appelle la littérature Jeunes adultes. Il n’y en avait pas beaucoup encore à mon époque, ce n’était pas devenu encore le gros marché qu’on connaît aujourd’hui. Maintenant, il y a de très bons romans qui existent pour accompagner les adolescents dans leur passage à la vie adulte. Mais de toute façon, j’avais plutôt envie qu’on me parle comme un adulte, pas comme une personne entre-deux.

Voici donc de mon côté, les 3 livres qui m’ont marquée lors de mon passage de l’adolescence à l’âge adulte.

L’Amant de Marguerite Duras

L'amant Marguerite Duras

 

Ce livre magique de Marguerite Duras m’a marquée, car elle nous donne accès à toutes ses pensées les plus privées. C’était la découverte d’un roman de confidence après des années de lecture de grands classiques au narrateur omniscient. Là, j’étais dans la tête de l’auteure. En plus, c’était une femme. Même si l’histoire se passe il y a des décennies et au Vietnam, tous les sentiments décrits sont intemporels et universaux. Le premier Amour.  L’Amour infidèle. L’émancipation de sa famille.

L’étudiant étranger de Philippe Labro

Philippe Labro L'étudiant étranger

À 18 ans, je suis partie étudier la littérature en France. L’année d’avant, j’ai lu ce roman : un Français débarque dans une université de Virginie et découvre la vie américaine des années 1960. Le chemin opposé que j’ai fait. Mais le récit autobiographique parle de toutes les premières fois vécues lors des premières années d’université, peu importe dans quel pays vous vivez. De plus, il les raconte d’un point de vue d’un étranger et ça, ça me parlait énormément puisqu’en arrivant en France, j’ai tout de suite été cataloguée comme l’étudiante québécoise, malgré mon origine française. Cette impression d’être toujours un peu décalé, je l’ai pleinement ressentie et j’ai été reconnaissante à Philippe Labro de l’expliquer dans ces beaux mots.

Un été dans l’ouest de Philippe Labro

Philippe Labro Un été dans l'ouest

Oui, encore une livre de Philippe Labro. C’est la suite de L’étudiant étranger. Suite à son année à l’Université, le jeune français part travailler tout un été dans le sud-ouest Colorado. Le livre commence avec un road trip à travers les États-Unis. Puis, il arrive dans un camp perdu au milieu des arbres habité par des travailleurs de tous horizons. Il passera l’été à découvrir tous ces gens. Ce roman m’a parlé, car il parlait de découverte des autres, de sortir de sa zone de confort (le héros n’a rien d’un sportif et il part travailler dans la forêt pendant 2 mois), de la splendeur de la nature et de rapports amoureux atypiques. Bref, que des choses qui m’intriguaient à cet âge-là. Ce roman m’a donné envie de me bouger et de vivre une vie d’aventures.

Et vous, quels romans vous ont marqués quand vous aviez 18 ans?

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2 Comments

  1. Merci pour cet article qui me permet de découvrir 3 livres que je rajouterai dans ma Pal. Un livre qui m’a marquée est  » le journal D’Anne Franck ». Je pourrais aussi te parler de « Tim » de Colleen Mc Cullough si je peux en citer un deuxième😄.

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