Month: janvier 2015

Chroniques d’une anxieuse : le TOC

Plus le temps avançait, mieux je me sentais et plus j’appréciais mes rencontres avec Monsieur M. Mon psy, à moi. Les mois passaient, défilaient à une vitesse folle, et j’avais cette drôle d’impression qu’il me connaissait mieux que personne, dans mes moindres détails. Un inconnu qui n’était, à présent, plus vraiment un inconnu, qui savait des choses que même mes amis les plus proches ignoraient. Et j’avais hâte de le voir à chaque semaine. Et j’attendais avec plein d’espérance cette petite heure où quelqu’un m’écoutait enfin. Bref, mon psy était devenu mon meilleur ami. À un tel point que j’étais rendue à lui raconter les plus banales péripéties de ma rocambolesque vie d’anxieuse. Du genre : lorsque je quittais mon appartement pour aller travailler, faire des courses ou peu importe, je vérifiais à plusieurs reprises si le four était bien éteint, si le frigo était effectivement fermé, si mon fer plat était débranché, mais surtout je m’assurais (une bonne dizaine de fois) que toutes les portes étaient très, très, très bien barrées. J’étais même descendue en …

Les supercheries littéraires

Les supercheries littéraires, c’est une mini-série d’animation qui met en scène de façon humoristique quelques-unes des plus absurdes supercheries du monde littéraire. J’ai trouvé cette série en me promenant sur tout.tv, en quête de quelque chose de bon à écouter, quand le titre m’a sauté au visage. Alors, je me suis lancée dans l’écoute de la première et seule saison de 8 épisodes, ne durant chacune que quelques minutes.  Déjà ce n’est pas comme si c’était un gros engagement. Les graphiques sont simples, le style rappelle celui des débuts du cinéma et les récits sont racontés avec humour et intelligence. Au début, je croyais me retrouver face à des mises en scènes, des petits histoires dont le but était de capter l’attention du téléspectateur. En fait, ce sont des histoires vrais, aussi ridicules peuvent-elles sembler. J’ai même fait des recherches sur google pour en savoir plus sur chacune des supercheries. C’est super captivant de voir comment des artistes, créateurs, auteurs, ont, d’une façon ou d’une autre, escroqué le milieu littéraire avec des supercheries qui ont fini …

Site des éditions Le Quartanier

La déesse des mouches à feu : première lecture du défi littéraire

Voici la première lecture du défi littéraire, En 2015, je lis un livre québécois par mois. il s’agit du roman de l’auteure Geneviève Pettersen: La déesse des mouches à feu. Voici le résumé de l’oeuvre retrouvé sur le site des éditions Le Quartanier : « La déesse des mouches à feu, c’est Catherine, quatorze ans, l’adolescence allée chez le diable. C’est l’année noire de toutes les premières fois. C’est 1996 à Chicoutimi-Nord, le punk rock, le fantôme de Kurt Cobain et les cheveux de Mia Wallace. Des petites crisses qui trippent sur Christiane F. et des gars beaux comme dans les films en noir et blanc. Le flânage au terminus et les batailles de skateux contre pouilleux en arrière du centre d’achats. L’hiver au campe dans le fin fond du bois, les plombs aux couteaux, le PCP vert et les baises floues au milieu des sacs de couchage. C’est aussi les parents à bout de souffle et les amants qui se font la guerre. Un jeep qui s’écrase dans un chêne centenaire, les eaux du déluge qui emportent …