Month: mars 2015

« Les Ignorants »: coup de coeur d’une initiation croisée

Mon colocataire, originaire de la région d’Anjou en France, m’a un jour parlé de sa rencontre mémorable avec un vigneron du coin, Richard Leroy, dans une soirée de famille où le vin coulait à flots. Il me l’a décrit comme étant un homme particulièrement ouvert et très curieux de l’avis de chaque dégustateur de vin, peu importe son bagage oenologique. Il se fout des classements, des prix et des conventions du métier mais porte une attention égale aux commentaires du débutant comme à ceux d’un grand connaisseur, car pour lui, l’amour du vin n’a pas de hiérarchie et chaque palais est à prendre en compte. Amoureux de la nature et des choses bien faites, méticuleux et très exigeant, Richard prône bien plus la qualité que la quantité. L’amour, la patience, la richesse de la terre, l’influence du vent et du soleil sont pour lui les éléments fondateurs dans le processus de production de son vin. Confiant envers Dame Nature, il refuse tout engrais, levures, produits phytosanitaires et réduit la quantité de souffre à 20mg par litre …

Le contentement, question de lâcheté ou d’acceptation?

Quand je pense à contentement, je pense aux phrases du style «contente toi donc de ce que tu as», «ha, lui il n’est jamais contenté». Avec ce type d’affirmations en tête, il est facile de voir le contentement comme quelque chose à portée négative. Il est aussi facile de se dire que se contenter de ce qu’on a, qu’on soit heureux ou non avec cela, ne permet pas de chercher plus, de chercher à se dépasser. Que c’est être bien tout en étant stagnant. Je suis de celles pour qui le gazon semble toujours plus vert chez le voisin, faute de meilleure expression. Je suis de celles qui voyaient le contentement comme quelque chose de négatif et surtout, comme un acte lâche et las quand, en fait, c’est beaucoup plus que ça. J’ai découvert ce que j’oserai appeler la «philosophie du contentement» à travers le tout dernier Ebook gratuit de Leo Babauta, auteur du blogue Zen habits. Je dois, dans un premier temps, confesser mon amour pour ce blogue que j’adore et qui me guide (woah c’est peut être un …

Parlons projet de vie, le vôtre c’est quoi ?

Dernièrement, j’ai décidé de passer plus de temps sur mon moi-même. C’est assez égocentrique de dire ça de nos jours, quand tout le monde pense et parle de donner davantage au suivant, mais je pense qu’avant de donner aux autres, c’est important de se donner à soi. C’est assez la mode le développement de soi par les temps qui courent. On n’a qu’à penser à tous les livres qui sont publiés à ce sujet chaque année. Personnellement, je suis de ceux et celles qui dévorent les livres de croissance personnelle, et ce, depuis très longtemps. J’en ai près d’une trentaine de lus à ce sujet, si ce n’est pas plus. Le dernier de ma collection est le récent livre d’Oprah Winfrey, « What I know for sure » ou  « Ce dont je suis certaine » en version française,  que l’on m’a fortement conseillé et dont je vous ferai la critique sous peu. Plus récemment, pour m’aider dans mon cheminement, une personne très précieuse à mes yeux (allô Sophie!), m’a invitée à faire l’acquisition d’un cahier pour y noter …

Traduire l’angoisse en images

« This too shall pass. » Dans la vie, j’angoisse. Big time. (Et, par hasard, j’ai trouvé dans la gang du Fil Rouge une bande de filles qui comme moi, « anxiète » souvent. Allô les filles!). Mais ce n’est pas de ça dont j’aimerais vous parler. Catherine Lepage, artiste visuelle originaire de la région de Québec, a publié en 2007 et 2014, les bouquins 12 mois sans intérêt et Fines tranches d’angoisse, tout deux traitant de la dépression et de l’angoisse.   12 mois sans intérêt Ce premier livre, sous titré « Journal d’une dépression » relate une épisode de dépression qu’a vécue l’auteure. La force des romans graphiques réside dans l’agencement parfait des images et des courtes phrases, et ça, Catherine Lepage le maîtrise parfaitement. Les mots font échos aux images et vice-versa. Les images parfois comiques, toujours ludiques, sont en adéquations avec le sujet très sérieux. Tout n’est pas noir et, par chance, Lepage réussit à poser un regard critique très juste sur sa situation, sans se victimiser et sans tomber dans les clichés que l’on entend toujours sur la dépression. J’ai particulièrement aimé les …