Month: mars 2015

Le vendeur de goyaves ou la neuvième incarnation de Vishnu

On connait tous l’Inde en tant que pays, bien entendu, mais les particularités de sa culture et de ses religions restent un peu moins connues. Au moment même où j’ai eu ce livre entre les mains, j’avais un cours à l’université où on parlait de l’hindouisme. Belle coïncidence qui m’a permise de ne pas trop être perdue dans ma lecture. Ce n’est pas que c’est mêlant, c’est plutôt que j’aime comprendre ce que je lis au-delà du mot lui-même.

La fabuleuse métamorphose de Josh Tillman

Lors de la première écoute… je me suis imaginée arborant une longue jupe de gitane, le sourire aux lèvres et les doigts levés en signe de peace (je passerai la couronne de fleurs, trop cliché) courant dans un champ sous un soleil brûlant. Lors de la deuxième écoute… les ombres de mon copain et moi qui valsons sur la piste de danse lors du grand jour prennent vie dans mon esprit . Particulièrement, lors de When You’re Smiling And Astride Me. Sachez qu’il en faut beaucoup pour déloger Tom Waits de ma tête lorsque je pense mariage. Lors de la troisième écoute… le fantôme de mes pensées a finalement vu le jour puisque nous avons uni nos corps pour accompagner les délicieuses mélodies de cet homme si chaleureux. Il tombait juste à point en cette soirée de St-Valentin. Lors de la quatrième écoute…du nouvel album de Father John Misty, I Love You, Honeybear, j’assistais à la performance en direct de celui-ci. C’est beau quand les rêves se réalisent. Il faut avouer que c’était la troisième fois que mes …

Naomi Fontaine et Virginia Pésémapéo Bordeleau : la pluralité des voix autochtones en littérature

« J’ignore si demain me gardera intacte Je dis que l’espoir de se laisser être Éloigne le désespoir » (Joséphine Bacon, Un thé dans la toundra, Montréal,Mémoire d’encrier, 2013.) La vie sur la réserve. La vie dans la nature. L’espoir des enfants. Le désespoir des parents. Les blessures, la déception du réel, mais aussi le rire, l’humilité, le besoin de continuer. L’érotisme qui, au fond, n’est qu’une partie intégrante d’un temps cyclique. À ma première lecture de Kuessipan de Naomi Fontaine et de L’amant du lac de Virginia Pésémapéo Bordeleau, ce sont notamment ces mots qui me sont venus en tête. Toutes deux publiées chez Mémoire d’encrier, maison d’édition qui se définit par le seul critère de l’authenticité des voix, ces deux auteures ayant des origines autochtones ont su aiguiser ma curiosité et me faire plonger davantage dans l’univers des littératures des Premières nations. L’emploi du pluriel n’est pas une erreur, il représente la polyphonie des mondes littéraires autochtones. Quand sexualité et nature s’entremêlent L’amant du lac, premier roman érotique écrit par une Autochtone du Québec, met …

Les trains sous l’eau prennent-ils encore des passagers? Car moi, j’embarque

Critique du recueil Les trains sous l’eau prennent-ils encore des passagers ? de Joanie Lemieux  Les trains sous l’eau prennent-ils encore des passagers? de Joanie Lemieux, est un recueil de nouvelles contemporaines. Dix nouvelles, dix histoires, dix femmes qui se frottent aux mondes invisibles. Je dois en premier lieu vous avouer que l’auteure dont il sera question ici est une grande amie à moi. J’ai choisi de critiquer son premier ouvrage Les trains sous l’eau prennent-ils encore des passagers ? paru chez Lévesque éditeur le 17 février dernier, pour vous permettre de la découvrir. Mais je n’imaginais pas l’angoisse que ça m’occasionnerait d’émettre un point de vue objectif sur son travail. Lorsque j’ai tenu pour la première fois son livre entre mes mains, ça m’a émue. Au lieu d’un concept, d’une idée ou du souvenir des longues conversations que nous avions eues à ce sujet, j’avais devant moi un objet concret. Je me suis plongée dans son recueil comme dans les mots d’une étrangère. J’ai réussi le défi que je m’étais lancé. J’ai dissocié l’amie de l’auteure …

Les monologues du vagin

Eve Ensler a tenu à rencontrer plus de 200 femmes pour parler de la relation qu’elles entretenaient avec leur vagin et ce, partout autour du monde. C’est ainsi qu’elle a  écrit  sa pièce de théâtre Les monologues du vagin en 1996. Cette féministe et auteure américaine a tenté de comprendre et de nommer autant les relations saines comme les malsaines que les femmes entretiennent avec leur propre corps et la violence que subit celui-ci. Dans Les monologues du vagin, elle s’est intéressée à rencontrer des femmes qui ont vécu des inégalités sociales, de la violence physique comme psychologique et des drames terribles. On y parle de tout ce qui concerne le vagin soit l’orgasme, la violence, la première fois, le viol, l’excision, la masturbation, les sex-toys, les règles, l’homosexualité et j’en passe. Très activiste, Eve Ensler accorde une importance à l’aspect de communauté féminine afin de contrer les inégalités dont les femmes sont victimes. La création du V Day en est un exemple. Or, voilà pourquoi on y lit un grand espoir social de changer les choses. Que ce …

Marchons pour l’égalité

  Le 8 mars se trouve à être la journée internationale des femmes. À chaque année, les mouvements féministes se retrouvent pour déterminer un objectif commun. Cette année, il s’agit de : «Libérez nos corps et nos territoires». Et plus précisément au Québec, nous toucherons un sujet d’actualité : l’austérité. Si vous souhaitez participer à la marche organisée par l’organisme : Femmes de diverses origines je vous donne rendez-vous le 8 MARS à la PLACE NORMAND BETHUNE (métro Guy Concordia) vers les 13H. – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – Pourquoi parler de féminisme en 2015? Parce que le féminisme restera toujours d’actualité, et parce que c’est nécessaire. Oui, nous avons gagné des combats, mais rien n’est coulé dans le béton. L’histoire le dit, nous avons gagné des droits, pour les reperdre et les regagner. Nous avons tout à réapprendre. Puisque tout vient de notre socialisation. On s’entend tous pour dire que la femme et l’homme sont nés égaux? Super! Alors pourquoi dans …

« La tempête » de Gabriel Anctil : lecture de mars du défi littéraire

Après avoir lu La déesse des mouches à feu de Geneviève Pettersen et Javotte de Simon Boulerice, nous sommes déjà rendus au mois de mars. Voilà pourquoi nous avons effectué un sondage pour savoir quelle sera notre lecture de mars. Les résultats ont été assez serrés, mais nous lirons La tempête de Gabriel Anctil ce mois-ci! Bonne lecture! Et n’hésitez pas à venir nous dire ce que vous en pensez sur le groupe Facebook! Pour vous joindre à l’événement En 2015, je lis un livre québécois par mois, cliquez ici. Pour vous joindre au groupe Facebook Un livre québécois par mois, cliquez ici. Le 5 janvier 1998, une tempête de pluie verglaçante s’abat sur le Québec. En l’espace de quelques heures, des millions de personnes seront privées d’électricité. Jean, quatorze ans, et ses parents, Marie et Louis, sont de ceux-là. Ils trouveront refuge chez la grand-mère de Jean dans le quartier Outremont, à Montréal, où habitent également son oncle Arthur et sa femme Manon. Ce qui aurait pu être une occasion de resserrer les liens familiaux …

Éléments clé pour un mode de vie plus durable

  Ces derniers temps, je suis de plus en plus attirée par les modes de vie alternatifs du genre vivre sans déchets. Bien que je n’ai aucunement l’intention d’aller à cet extrême, je trouve tout de même l’idée très intéressante. Je n’aurais jamais la capacité, ni la patiente et le dévouement nécessaire pour, par exemple, ne produire qu’un simple pot masson de déchet en un an. C’est ce qu’a réussi à faire la jeune auteure du blogue new-yorkais Trash is for tossers.  Que vous soyez plus modérés ou que vous soyez prêts à faire le saut, ce blogue est une vraie source d’informations et d’inspiration pour tous ceux et celles qui s’intéressent à ce type de mouvement/mode de vie .     Après avoir fait quelques recherches, j’en suis venue à la conclusion qu’il y a moyen d’être conscient de nos déchets, d’en réduire la quantité  et, surtout, de consommer plus durablement sans pour autant se ruiner et changer son mode de vie du jour au lendemain. Dans la cuisine Bye bye les sacs à …

Javotte de Simon Boulerice vu par l’équipe du fil rouge

Dans le cadre de notre événement En 2015, je lis un livre québécois par mois, nous avons lu le roman Javotte de Simon Boulerice! On vous invite à nous faire part, dans les commentaires, de votre lecture ou sur notre groupe Facebook Un livre québécois par mois où l’on discute de nos lectures, communes ou pas! Ce roman, publié en 2012, est un peu une construction moderne du conte de Cendrillon avec la mythique soeur méchante, Javotte. En emmenant le lecteur dans une société des plus modernes avec des adolescents des plus normaux, Simon Boulerice a-t-il réussi à récréer le conte de fées de Cendrillon dans une petite ville au sud de Montréal?  Ce que j’en ai pensé  J’ai lu Javotte en l’espace d’une soirée, tellement le personnage m’a fascinée. Javotte est incroyablement surprenante, on tourne les pages et on craint de plus en plus de ses gestes comme de ses pensées. Elle fait et pense des choses si violentes et méchantes, mais parfois aussi si singulières et attentionnées, qu’on ne peut faire autrement que de la trouver …

La place du féminisme en Chick Tv : Sex and the city et Girls

Dans mon cours de Culture populaire, la session dernière, j’ai fait un travail qui consistait à comparer le féminisme, la sexualité, l’écriture, la consommation et l’argent dans la série Girls et la série Sex and the city. J’ai eu envie de vous parler un peu de la différence entre le féminisme dans Sex and the city et dans Girls, car je suis persuadée que des fans de ces deux séries de Chick Tv se cachent en vous! Et ce, même si c’est votre petit plaisir coupable… Tout d’abord, il serait absurde de nier la place du féminisme dans ces deux séries. Elles sont, à leur façon, féministes, autant dans les thèmes qu’elles utilisent que dans la construction même des personnages principaux. En commençant du côté de Sex and the city, il est clair que les quatre femmes, Carrie, Samantha, Charlotte et Miranda, ont quelque chose à apporter au féminisme. On peut penser au fait que Samantha vit sa vie sexuelle sans se soucier des idées préconçues liées aux valeurs traditionnelles. Toutefois, les quatre personnages offrent des visions simplistes des femmes. …