Le monde du livre
Laisser un commentaire

Découvrir le FIL, du 23 septembre au 2 octobre

C’est en attendant le début d’un cours, au pavillon des sciences de l’uqam, que j’ai découvert le festival international de littérature, il y a deux ans de cela. Leur bibliothèque était à la place des arts et je me rappelle avoir trouvé l’idée bien intéressante. En plus, je trouve ça toujours aussi beau qu’en toute coïncidence, on partage un peu le nom de ce festival qui veut promouvoir la littérature, comme on tente aussi de le faire.

L’événement littéraire de la rentrée: 200 écrivains et artistes de toutes disciplines participent à plus de 50 manifestations au cours desquelles la littérature sera lue, discutée, mise en scène, en musique et en images.

Pour vous inciter à aller y  faire un tour, j’ai fait  une mini sélection à travers la panoplie d’événements qui s’y tiendront. Pour la programmation complète, c’est par ici.  

23 septembre à 20 h: Le chant de la cigale crépite comme un feu de bois : les 100 ans d’Anne Hébert. Cette année, le milieu littéraire s’est vraiment rassemblé, de mille et une façon, pour célébrer les 100 ans d’Anne Hébert, figure marquante. C’est par un spectacle littéraire, à la place des arts, que le FIL lui rendra hommage. Avec Évelyne de la Chenelière, en plus .

C’est de son attachement à la France et au Québec, tout autant que de la beauté et de la modernité de son écriture, qu’entend témoigner ce spectacle littéraire en hommage à cette femme éprise de liberté qu’était Anne Hébert. Pour servir ses mots, extraits de plusieurs de ses romans et de ses poèmes, une comédienne québécoise qui porte depuis longtemps son œuvre, Evelyne de la Chenelière, et une comédienne française qui la découvre, Azyadé Bascunana, se partageront la scène.

25 septembre à 15 h : La femme qui fuit. Pour célébrer ce magnifique livre, le texte de Anaïs Barbeau-Lavalette sera mis en scène sur les planches du théâtre d’Outremont. C’est à ne pas manquer pour revivre toute l’intensité et la beauté  de ce roman.

Pour ce passage du livre à la scène, c’est à son amie l’actrice Catherine de Léan qu’a demandé Anaïs Barbeau-Lavalette de lire des extraits de son récit, accompagnée du musicien Bernard Falaise. La femme qui fuit, un livre qui, doit-on le rappeler, a su séduire, depuis sa parution aux éditions Marchand de feuilles, tous ceux et celles qui l’ont lu et qui s’est mérité le Prix des libraires du Québec 2016

25 septembre à 20h : Levée d’écrou 2o16.  C’est au Lion D’or que s’uniront , pour une seconde année,  le FIL et les éditions de L’écrou pour proposer un spectacle aussi poétique que déjanté , j’en suis sûre.

Lorsque les poètes acceptent que leurs mots se retrouvent derrière les barreaux d’un bout de carton plié, c’est un peu comme signer le registre d’écrou pour un prisonnier, à son entrée au pénitencier. Ils se figent, encagés, à la merci du lecteur qui est geôlier.

Le FIL et les Éditions de l’Écrou ont choisi de crocheter la serrure et de laisser de nouveau la liberté aux mots et aux voix des auteurs qu’elles ont enfermés, sous la forme d’une Levée d’Écrou, un spectacle de paroles poétiques fortes, multiples et fulgurantes.

Pour la deuxième édition de ce spectacle-événement inimitable, saisissant et incontournable, ce sont dix-huit poètes, tous publiés aux Éditions de l’Écrou ces cinq dernières années, qui vont embraser la scène comme une mutinerie. Accompagnés d’un musicien versatile, ils vont offrir des performances à couper le souffler. Un véritable tsunami de poésie qui remue, ébranle et émeut.

 

27 septembre de 12 à 13h : Tandems littéraires :Dialogues entre écrivains de Genève et Montréal. C’est à la maison des écrivains, c’est gratuit, c’est animé par Claudia Larochelle et Fanny Britt représentera notre belle métropole. Ai-je besoin d’en dire plus ?

Et si Genève ce n’était pas que des banques, du chocolat et des pendules coucou ? Et que dire de la vie souterraine à Montréal, une ville où, c’est bien connu, tout le monde joue au hockey, mange de la poutine et adore l’hiver ? Au-delà des clichés et des stéréotypes, des écrivains genevois et montréalais échangeront sur la perception qu’ils ont de la ville de l’autre tout en nous faisant découvrir, sous un jour inattendu, leurs plus récentes œuvres littéraires. Tous ont en commun d’avoir fait de « leur » ville non pas un décor de roman mais bien un de ses principaux personnages. Des rencontres qui s’annoncent passionnantes.

27 septembre de 17 à 19 h : Dans la bibliothèque des écrivains. Activité gratuite, toujours à la maison des écrivains, parfaite pour les curieux. C’est toujours inspirant de découvrir les lectures d’écrivains qu’on apprécie et  les auteurs qui participent indirectement à processus créatif d’un autre auteur.

Cette rencontre permettra à Lídia Jorge (Portugal) et à Nicolas Chalifour (Québec) de partager avec le public les lectures qui les passionne et de parler des auteurs qui ont joué un rôle déterminant dans leur démarche d’écriture. Contrairement au cliché voulant que l’inspiration soit un phénomène coupé du monde, et contre la tendance médiatique voulant que l’anecdote biographique compte pour l’essentiel dans la démarche d’un écrivain, les écrivains interrogés rappelleront comment la lecture et la création s’alimentent l’une l’autre.

 

28 septembre à 19h : Capteurs d’imaginaires: mémoires autochtones. C’est à la BANQ que ce rendez-vous à plusieurs voix se déroulera. Cette rencontre, qui s’intéresse à l’intérêt récent aux cultures autochtones et son rapport à la culture « populaire » d’aujourd’hui, rassemblera Juliana Léveillé-Trudel (Le magnifique Nirliit), Marc Ségin (Nord Alice), Samian, l’anthropologue Nicole O’bomsawin ainsi que l’auteur Tristan Malavoy, qui sera aussi à l’animation. Un rendez-vous à ne pas manquer.

Les cultures autochtones sont l’objet d’un nouvel intérêt, que ce soit dans leurs manifestations musicales, cinématographiques et en particulier littéraires, alors qu’émergent plusieurs voix qui puisent avec fougue et invention dans l’histoire et les imaginaires des Premières Nations.

Comment ces cultures résonnent-elles au présent ? Comment s’inscrivent-elles dans l’ère des réseaux sociaux et du spectacle mondialisé ? Quel est le rapport des artistes non-autochtones avec le foisonnant bagage symbolique et mythologique que représentent les imaginaires algonquin, innu, atikamekw, abénaquis, micmac, huron-wendat et autres ?

Dans un échange à plusieurs voix, ponctué de lectures et de performances artistiques, ce rendez-vous creusera les thèmes de la transmission et de la mise en valeur au présent de traditions essentiellement orales.

29 septembre de 17 à 19h : Ne faites jamais confiance aux plus de trente ans ! Café philosophique. À l’espace GO, cette discussion sur les questions de l’héritage, de la péremption et du vieillissement en corrélation avec l’écriture et l’art me semble plus qu’intéressante en plus d’être gratuite.

C’est sur le campus de Berkeley, en 1964, que Jerry Rubin lança cette boutade qui allait devenir le mot d’ordre de toute une génération. Cette même génération qui se reconnut aussi dans le « Hope I die before I get old » chanté par les Who. Aujourd’hui, ces baby-bomers ont vieilli, certes, mais ils sont toujours présents sur notre scène littéraire et culturelle. Et voilà que certains de leurs enfants ne se gênent pas pour leur dire qu’ils sont devenus vieux. Existe-t-il une date de péremption pour les écrivains et les artistes ? N’est-il pas temps pour les aînés de céder leur place à une relève ? Peut-on se renouveler sans faire table rase du passé ? Sous la forme d’un café philosophique, les festivaliers littéraires seront aussi amenés à s’interroger sur les questions d’héritage et de transmission tout autant que sur le renouveau nécessaire des pratiques artistiques.

1 octobre à 20h et 2 octobre à 15h : L’avalée des avalés : les 50 ans du roman de Réjean Ducharme.  Dans la même genre que pour les 100 ans de Anne Hébert, les 50 ans du roman de Ducharme seront célébrés sur scène, à la place des arts. Cette fois ce seront Sophie Cadieux, Maxime Dénommée (je rêve des retrouvailles de Rumeurs ) ainsi que Louise Marleau.

Lors de ce spectacle signé Lorraine Pintal, on entendra « les mots de Ducharme qui traduisent une émotion si fulgurante que la grammaire telle que nous l’avons apprise à l’école échoue à en contenir l’expression ». On y verra prendre forme le monde de Bérénice Einberg, l’héroïne que tout avale, tel qu’imaginé par Charles Binamé pour ce passage du livre à la scène. On y découvrira des personnages d’écorchés vifs incarnés par Sophie Cadieux, Louise Marleau et Maxime Denommée.

Portée par la prose ducharmienne, riche et poétique, cette création se révèle un véritable hymne à la liberté où se côtoient la littérature, le théâtre, la chanson et les arts visuels. « Vacherie de vacherie ! » s’écrirait Bérénice. Ce sera, c’est certain, un voyage unique, inoubliable.

Tout au long du festival

La bibliothèque du FIL / ici artv : Cette fameuse bibliothèque qui avait capté mon attention il y a deux ans est toujours présente, aux jardins Gamelin cette fois .

Pendant 10 jours, les festivaliers littéraires pourront donc bouquiner, troquer des ouvrages et faire le plein de suggestions grâce cette fois aux conseils avisés, entre autres, de Claudia Larochelle, l’animatrice du nouveau webmagazine LIRE qui, rappelons-le, sera en ligne dès le 3 octobre au ICI.ARTV.CA/LIRE.

Par ailleurs, des médiateurs culturels, issus de l’organisme Exeko, seront sur place pendant les heures d’ouverture de la Bibliothèque du FIL / ICI ARTV. Ils seront à la fois des bibliothécaires, des guides mais aussi, et surtout, les membres d’étonnantes escouades littéraires proposant des activités s’adressant tout autant à des participants en situations d’itinérance qu’à tous les autres visiteurs du FIL, contribuant ainsi à la mixité sociale et au partage de talents autour du livre, de la lecture et de l’écriture.

Odette Drapeau, Artiste du livre:  Quand j’ai vu passer cette exposition, je savais que je ne pouvais pas la manquer, je prévois même en faire un article. Je trouve que la reliure est un art tellement intéressant et unique. Ça se passe à la Maison des écrivains, c’est gratuit, vous n’avez donc aucune excuse pour ne pas découvrir la reliure et l’art de Odette Drapeau.

Odette Drapeau est reconnue comme une figure marquante et dynamique dans le milieu de la reliure de création. Ayant acquis sa formation au Québec et en France, elle fonde l’atelier La Tranchefile en 1979. Depuis, ses créations sont exposées en Europe, au Canada et aux États-Unis, dont plusieurs appartiennent à des collections publiques et privées. Par son intérêt pour l’esthétique et sa volonté d’éclater les frontières établies par la tradition, Odette Drapeau s’est écartée du danger de demeurer prisonnière des exigences techniques de la reliure. Elle a constamment cherché à dépasser les limites, allant jusqu’à explorer d’autres disciplines et à utiliser des matériaux inusités. Convaincue que la reliure est un art visuel, elle veut créer un lien inséparable entre le texte, l’image, la reliure et ce qu’elle contient, tel qu’en témoigne cette exposition de ses œuvres.

 

 

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s