Défis littéraires
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Nos suggestions de classiques de la littérature québécoise #jelisunlivrequébécoisparmois

Qu’est-ce qu’un classique? Les définitions varient et surtout restent subjectives!

De mon côté, je vais lire Les fous de Bassan d’Anne Hébert en ce mois des classiques. J’ai eu la chance de me replonger dans l’oeuvre de Hébert avec le livre Album Anne Hébert qui a été publié chez Fides (un article sortira prochainement à ce sujet!) et ça m’a donné plus qu’envie que de lire cette oeuvre marquante de la littérature québécoise. Roxanne m’a aussi confié vouloir lire Putain de Nelly Arcan! Dites-nous dans les commentaires quels sont les classiques québécois selon vous!

Marion va (re)lire Bonheur d’occasion de Gabrielle Roy

Quoi de mieux qu’un mois où le froid commence à se pointer pour s’installer et lire un classique de notre littérature, se plonger dans notre culture et notre patrimoine québécois? Pour ma part, je vais relire Bonheur d’occasion de Gabrielle Roy, cette histoire réaliste et poignante d’une jeune fille à Montréal dans les années 40. Au coeur de Saint-Henri, c’est Florentine Lacasse et sa famille que l’on suit, plongés dans la misère, alors que la conscription amène certains hommes montréalais à s’enrôler et le coût des loyers, l’obligation aux familles de déménager. Et Florentine, rêveuse, à la recherche de quelque chose, poursuit son petit bout de chemin et est confrontée à l’amour, à l’adoration et à la vie adulte. Une oeuvre grandiose à lire et à relire.

Clara conseille Une saison dans la vie d’Emmanuel de Marie-Claire Blais
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Paru en 1965, le roman Une saison dans la vie d’Emmanuel, de Marie-Claire Blais raconte la vie d’une grande famille québécoise comme on les faisait si bien au début du siècle dernier. Roman réaliste où la mort est omniprésente, ce n’est pas une lecture légère, malgré sa petite taille. Blais dépeint la pauvreté et l’emprise de la religion catholique au Québec pré-Révolution tranquille avec des images percutantes. Ça fait quelques années que je l’ai lu, mais je peux me remémorer des passages sans faute, tant ils m’ont marquée. Absolument à lire!

Et même choix pour Karine!

Je veux lire ce livre, car Marie-Claire Blais est présentée comme une auteure importante de la littérature québécoise du 20e siècle et je n’ai jamais lu de ses romans. J’ai l’impression d’être passée à côté de quelque chose et je veux y remédier. Qui plus est, ce livre m’enchante tout particulièrement puisque généralement j’adore les histoires de familles qui dépeignent le Québec d’une autre époque.

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Lectrice invétérée, Martine est bachelière en études littéraires et la cofondatrice du Fil rouge. Créative et inspirée, elle a l’ambition de faire du Fil rouge un lieu de rassemblement qui incite les lectrices à prendre du temps pour elles par le biais de la lecture. Féministe, elle s’intéresse aux paradoxes entourant les mythes de beauté et la place des femmes en littérature. Elle tentera, avec ses projets pour Le fil rouge, de décomplexer et de dédramatiser le fait d’être une jeune adulte dans une société où tout le monde se doit de paraitre et non d’être. Vivre sa vie simplement et entourée de bouquins, c’est un peu son but. L’authenticité et l’imperfection, voilà ce qui lui plait.

5 Comments

  1. J’ai relu Le Survenant il y a deux ou trois ans. Je l’ai trouvé singulièrement contemporain, en ce qu’il décrit un passage, une transition, entre un monde ancien et un monde plus moderne. J’avais toujours les pieds dans ces deux mondes, le monde rural du Québec de la première moitié du dernier siècle ( qui était toujours le Canada-français, à l’époque de mon enfance ), et le monde que je percevais comme se modernisant, au cours de la première moitié des années 60, quand je l’ai lu pour la première fois. C’est peut-être avec le recul de presque un demi-siècle que je l’ai relu d’un autre point de vue. Il faudrait que je relise Marie-Claire Blais. Tant de relectures dans une pile à lire… en lus de la pile à lire d’actualité.

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  2. Amélie Panneton says

    Bonheur d’occasion…! ❤
    Sinon, j'ai lu 'La petite fille qui aimait trop les allumettes' de Gaétan Soucy la semaine dernière, & j'ai compris pourquoi c'était devenu classique. Quel livre troublant & élégamment tordu.

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  3. Un classique est peut-être, je dis bien peut-être, parce que je me méfie des étiquettes autant que des définitions, un livre qui passe l’épreuve du temps par l’universalité de son propos.

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  4. Ping : Ce qu’on a pensé de nos lectures classiques québécois #jelisunlivrequébécoisparmois | Le fil rouge

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