Défis littéraires
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Ce qu’on a pensé de nos lectures classiques québécois #jelisunlivrequébécoisparmois

En octobre, nous lisions des classiques québécois. Voici ce qu’on a pensé de nos lectures!

Vanessa
« J’ai relu Le libraire de Gérard Bessette. Publié en 1960, Le libraire raconte l’histoire d’Hervé Jodoin qui exerce le métier de commis-libraire à la librairie Léon à St-Joachim, petite ville ennuyante de province. Le roman fait le portrait de la société québécoise d’avant la Révolution tranquille : « C’est pas bon pour la santé icitte de contrer les curés. Les ficelles, c’est eux autres qui les ont. » Une société soumise et dépossédée de toute forme de liberté, censurée, tournée vers le passé, dominée par le clergé qui considère les livres mis à l’Index dangereux. Une lecture rafraîchissante grâce au cynisme du personnage (qui n’est pas sans rappeler Meursault de Camus), qui nous fait se questionner sur l’évolution de la place des livres dans notre société. »

Karine
« 
Pour le défi du mois d’octobre, j’ai lu Une Saison dans la vie d’Emmanuel de Marie-Claire Blais. Au départ, j’ai trouvé cette lecture assez sombre, mais dans la mesure où l’auteure dépeint la pauvreté et la misère d’une famille du début du XXsiècle, il ne pouvait sans doute pas en être autrement. Quelques jours plus tard, avec un peu de distance, je réalise qu’il y avait également de la lumière et une touche d’humour dans ce livre. Je suis contente d’avoir lu ce classique et de comprendre maintenant les réactions qu’il a pu provoquer à sa sortie en 1965. »

Clara

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« J’ai décidé de lire Filles-missiles (1986, Les Écrits des Forges) par Josée Yvon pour le défi du mois. Certaines reconnaissent peut-être le titre du recueil de poèmes à cause du blogue/zine féministe qui lui a pris son nom et dont Martine a parlé ici. Subversive dans ses propos, Josée Yvon écrit violemment en utilisant un langage à la fois cru et littéraire. Filles-missiles est dédié « aux petites filles dont on se souvient qu’elles n’ont pas de nom » et c’est ces filles et femmes qu’Yvon met en poèmes dans le recueil. Sans doute pas l’image qu’on se fait d’une auteure « classique » québécoise. J’ai quand même choisi de vous parler d’elle, car elle fait grande figure dans le monde de la contre-culture littéraire. Elle a, ce que Julien Lefort-Favreau a décrit dans son article à son sujet dans la revue Liberté, un « féminisme hétérodoxe [qui] vient couper l’herbe sous le pied de la domination masculine » et un style littéraire hors du commun. À découvrir, pour sûr! »

Roxanne

« Comme classique québécois, j’ai lu Volkswagen Blues de Jacques Poulin. J’étais moi-même surprise de ne jamais avoir lu ce roman, pourtant au plan de cours de plusieurs cours de littérature québécoise au cégep. J’ai beaucoup apprécié ce moment de lecture et j’ai compris pourquoi c’est un livre si souvent lu et relu. Les personnages sont attachants, même s’ils se veulent distants les uns des autres, et l’histoire est bien construite. Les références à l’Histoire de l’Amérique sont pertinentes et réussies, elles font partie du récit, le font avancer, tout en nous en faisant découvrir toujours un peu plus. »

Karina
« J’aurais pu choisir un Michel Tremblay comme classique québécois, mais j’ai voulu y aller avec l’ambiance du mois d’octobre : l’horreur. De plus, lorsque je parle de Patrick Senécal, tout le monde me dit comment son roman Hell.com est excellent. Étrangement, c’était le seul que je n’avais pas lu. Déjà que je n’ai pas apprécié ma lecture de sa série Malphas, je me suis dit que ça ne pouvait que me faire du bien, que de retrouver un bon vieux Senécal.

J’ai apprécié ma lecture. J’étais contente de retrouver l’univers de Senécal. Un univers qui dérange par ses idées et propos. Certains passages m’ont marquée par leur violence et leur brutalité, tellement que même jusqu’au coucher j’en avais les images en tête. Je serais très curieuse de voir jusqu’où le roman pourrait aller avec la technologie d’aujourd’hui, car le roman se passe autour de l’année 2008. J’imagine que le roman serait encore plus horrible avec les nouvelles possibilités. Ce que j’ai apprécié de ma lecture, c’est l’évolution du personnage, malgré que je l’ai détesté du début à la fin! Peut-être est-ce le fait que je suis intervenante dans la vie, mais sa relation avec son fils me faisait tant de peine. Je ne voulais qu’aider le pauvre Simon.

Finalement, malgré que Hell.com est souvent le préféré de ses fidèles lecteurs, il ne l’est pas pour moi. Je crois que rien ne pourra battre 5150, rue des Ormes, mon premier amour. »

Et vous, qu’avez-vous lu le mois dernier?

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Le fil rouge est un blogue littéraire créé par deux amies, Marjorie et Martine, toutes deux passionnées par la littérature et par les vertus thérapeutiques de celle-ci. Notre approche face aux bouquins est liée à la bibliothérapie, car nous pensons sincèrement que la lecture procure un bien-être et que les oeuvres littéraires peuvent nous aider à cheminer personnellement. Nous tenons aussi à partager notre amour pour les bouquins, l’écriture, la création et sur les impacts positifs de ceux-ci sur notre vie et notre bien-être. Notre mission première est de favoriser la découverte de livres et de partager l’amour de la lecture, car ceux-ci peuvent avoir des impacts sur nos vies et sur notre évolution personnelle. Que ce soit le dernier roman québécois qui fait parler de lui, le vieux classique, le livre de cuisine ou bien même le livre à saveur plus psycho-pop, chez Le fil rouge, on croit fermement aux effets thérapeutiques que peuvent apporter la lecture et la littérature. Voilà pourquoi les collaboratrices et les cofondatrices se feront un plaisir de vous faire découvrir des bouquins qui leur ont fait du bien, tout simplement.

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