Littérature québécoise
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Les filles de Caleb: un incontournable

Quand on parle de classique québécois, je pense tout de suite aux nombreuses sagas familiales que l’on retrouve en librairie. Ce sont généralement des trilogies, un livre pour chaque génération, où l’on suit l’histoire d’une famille québécoise à travers le XXe siècle. Drame, amour et Révolution Tranquille sont au rendez-vous et le destin du Québec se retrouve mêlé de façon indissociable à celui des héroïnes de la saga. Ma saga familiale préférée est sans doute Les filles de Caleb, d’Arlette Cousture. À travers ces trois livres, on suit le destin de trois femmes, Émilie, Blanche et Élise, qui tentent de faire leur place dans un Québec en pleine transformation et qui cherchent l’amour envers et contre tous.

Je me souviens très bien de ce moment, en secondaire 3, où j’étais débarquée dans la bibliothèque de mon école et que j’avais demandé to the go à la bibliothécaire un bon livre à lire, parce que j’étais sur le point de mourir d’ennui. Elle m’avait répondu en prenant à peine une seconde pour y réfléchir: «Tu devrais lire Les filles de Caleb, c’est un classique. Et puis, une histoire de femmes fortes, tu devrais aimer ça.» Elle pouvait difficilement avoir plus raison: une histoire d’amour, de bébés et surtout de femmes qui veulent aller au bout de leur rêves, j’étais déjà conquise. En trois jours, j’avais fini le premier volume et je me suis empressée d’aller chercher le suivant avant le congé de Pâques. J’ai passé quatre jours dans ma chambre à dévorer les aventure de Blanche Pronovost.

À travers Les filles de Caleb, j’avais un peu l’impression de suivre le destin des femmes du Québec à travers le XXe siècle, suivre leur combat pour faire et devenir ce qu’elles voulaient vraiment et pas seulement ce que la société attendait d’elles. J’avais l’impression de mieux comprendre la vie de ma grand-mère et les combats de ma mère. Plus encore, j’avais l’impression de faire partie d’un tout, d’être l’élément suivant d’une longue lignée de femmes fortes et entêtées. À la fin de ma lecture, il n’en tenait plus qu’à moi d’emprunter cette voie, celle où l’on refuse de se soumettre et où l’on choisit de faire ce qui nous passionne.

Je suis revenue souvent à cette histoire au cours de mon adolescence, particulièrement celle de Blanche, parce que je sentais ces héroïnes proches de moi, de mon histoire. Elles étaient déterminées et passionnées. Elles me donnaient le courage de continuer à me battre pour faire ce que j’aime et devenir qui je suis vraiment.

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Anne-Marie vient tout juste de terminer une maîtrise en sociologie et elle prépare un doctorat dans le même domaine. Elle se spécialise en sociologie de la littérature parce qu'elle est convaincue que les livres sont bien plus qu'un tas de feuilles reliées ensemble, plus qu'un divertissement, elle pense qu'ils sont les témoins d'un époque et des guides pour leurs lecteurs. Anne-Marie a toujours un livre avec elle, juste au cas, on ne sait jamais à quel moment on aura besoin du secours de la littérature. Elle aurait voulu être BFF avec Jane Austen.

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