Littérature étrangère
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Évanouies de Megan Miranda : relaxer par le policier

Le week-end dernier, j’avais vraiment envie de lire quelque chose de très relaxant et selon moi, les romans policiers sont les livres parfaits dans ce genre de cas. Rien ne me fait plus décrocher que simplement me plonger dans un thriller psychologique. Étrangement, je n’ai pas lu une tonne de romans policiers, simplement parce que tant d’autres livres me tentent… (Encore un moment où je reprends conscience de tous les livres que j’aimerais avoir la chance de lire, mais que je ne pourrai tout simplement pas, par manque de temps!)

J’ai donc décidé de lire Évanouies de Megan Miranda. Ce livre était sur ma table de chevet depuis plusieurs mois, j’avais prévu le lire à Noël… mais je n’avais pas eu la chance. Bref, je me suis plongée dans ce roman policier le temps d’un week-end et j’ai été globalement satisfaite.

Le roman raconte l’histoire de Nicolette Farrell qui retourne dans sa petite ville natale, Cooley Ridge. Elle avait quitté cette ville à la suite de la disparition de sa meilleure amie Corinne. Dès qu’elle y remet les pieds, une autre femme disparaît et tout cela est relié, et loin d’être anodin.

Entourée de son petit copain avocat, de son frère Daniel, de son père atteint d’Alzheimer, de son ex-copain Tyler, Nicolette nous entraîne dans une narration au « je » qui nous rend complice de ses doutes, de ses questionnements, de ses secrets et des profonds sentiments qu’elle cache à ceux qui l’entourent. Difficile de dire si je me suis attachée à cette femme. Je ne crois pas, elle m’a semblé manquer de profondeur, ce que j’aime le plus dans les romans psychologiques. J’aime quand on prend davantage le temps de m’expliquer le passé d’un personnage et qu’on y voit davantage de vulnérabilité. Il y a un passage dans le roman où Nicolette fait enfin preuve de douceur et de tendresse : lors du baby shower de sa belle-sœur, quand elle prend conscience que jamais sa mère décédée ne pourra être présente si elle a un enfant un jour. Je nomme ce passage tout simplement parce que je pense que c’est le seul moment où j’ai réellement compris un peu le personnage, sa profondeur, sa douleur, sa douceur, mais encore loin… Nicolette m’a semblé moins profonde et attachante que ce que j’apprécie habituellement dans les thrillers psychologiques.

« Cette histoire, je ne peux la raconter que par fragments. En la retraçant petit à petit. En remontant petit à petit le cours des événements. Pour vous montrer sa beauté, avant son ignominie. » 

Le plus intéressant dans ce thriller psychologique est, selon moi, le fait que l’histoire est racontée à l’envers. En débutant du jour 15 jusqu’au jour final, le jour où tout devient enfin clair et précis. Cette petite variante dans la narration crée l’effet de fascination et m’a impliquée dans le récit : je ne pouvais tout simplement pas reposer ce bouquin jusqu’au moment où j’allais connaître, enfin, la véritable histoire de ces deux disparitions.

La narration m’a un peu titillée et cela s’est ressenti principalement lors des dialogues que j’ai trouvé très souvent faux. Je ne sais pas si cela est dû à la traduction française… mais je me suis posé la question lors de ma lecture. Je n’ai pas été entièrement conquise par l’histoire, espérant souvent que le dénouement viendrait plus rapidement, mais j’ai quand même été assez aspirée par ce récit de Cooley Ridgey pour vouloir continuer ma lecture.

Plusieurs ont comparé ce roman à La fille du train de Paula Hawkins, ce succès incroyable que j’ai aussi beaucoup aimé. Or… je n’oserai pas les comparer, tout simplement parce que je crois que La fille du train est beaucoup plus haletant, psychologique, et disons-le terrifiant. Comme je le disais précédemment, Rachel, le personnage principal dans La fille du train, est extrêmement plus multidimensionnelle et son intériorité est plus dévoilée, c’est ce qui m’a fait préférer La fille du train à Évanouies.

La vérité, avant tout

Dans Évanouies, on y côtoie des personnages qui portent des masques et des secrets un peu trop simplistes, gardés longtemps si secrets qu’ils en deviennent des immenses. Finalement, ce roman est parfait pour une lecture relaxante de week-end, le ratio entre thriller psychologique et niveau d’écriture s’équilibre et, ainsi, Évanouies est un roman que je conseille si vous avez envie de décrocher le temps de 438 pages.

Avez-vous des thrillers policiers à me conseiller pour mon prochain week-end de lecture relaxante 🙂 ? 


Le fil rouge remercie Marion Van Staeyen des diffusions Dimédia pour le service de presse.

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