Défis littéraires
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Ce qu’on a lu comme roman de la littérature migrante pendant le mois d’avril #Jelisunlivrequébécoisparmois

Le parcours migratoire de tous ces gens, familles, amoureux-ses, qui prennent la décision de partir et de quitter tous leurs repères pour changer de vie me fascine. C’est souvent dans ces romans écrits par des auteur-e-s immigrant-e-s que nous pouvons avoir accès à leur histoire et c’est ce que j’affectionne tout particulièrement.

Je vous invite à partager vos lectures sur notre groupe Facebook : Un livre québécois par mois.

Ma lecture :

Il y a deux ans, j’ai découvert Abla Farhoud grâce à ce même défi. Ma première lecture fut Toutes celles que j’étais et à la suite de ma lecture de Bonheur à la queue glissante, je peux faire le pont entre ses deux romans. Toutes celles que j’étais est l’histoire de la jeune Abla alors que Bonheur à la queue glissante semblerait être l’histoire de sa mère. Sa mère, Douina, cette femme courageuse, cette femme silencieuse qui a une histoire fascinante. Douina a six enfants, tous bien différents. Elle est maintenant grand-mère, chose qu’elle ne croyait pas possible. Et malgré le fait qu’elle ne parle pas parfaitement la langue de ses petits enfants qui parlent le français, elle est une grand-mère remarquable.

L’une de ses filles, Myriam, est auteure (hum, Abla?) et souhaite écrire l’histoire de sa mère. Elle tentera par tous les moyens de faire parler sa mère, cette femme si discrète, cette femme qui a fait le choix d’accepter le rôle qu’on lui imposait : être une mère soumise à son mari.

Si c’est le cas et que c’est réellement l’histoire de la mère d’Abla, je peux vous certifier que c’est une femme courageuse. Pas seulement parce qu’elle a dû faire plusieurs parcours migratoires ou parce qu’elle a dû faire face à des rôles qui lui étaient imposés, mais tout simplement parce qu’elle a une très grande capacité d’adaptation et un très grand cœur.

Je suis impatiente de me retrouver une nouvelle fois dans les aventures d’Abla avec son tout nouveau roman qui est sorti le 24 avril : Au grand soleil cachez vos filles. Je crois que nous allons la retrouver cette fois à leur retour au Liban.

C’est justement ce que j’aime le plus de ses romans, l’histoire de son parcours migratoire.

Hôzuki, Aki Shimazaki

La lecture de Martine :

C’est sans aucune attente que je me suis mise à lire Hôzuki de Aki Shimazaki. Cette douce lecture m’a bercée le temps d’une centaine de pages. On y découvre Mitsuko, une jeune mère qui tient une librairie d’occasion et qui travaille aussi dans un bar le vendredi soir. Cette dernière est la mère d’un petit garçon sourd, très adorable. Elle vit avec sa mère et ce trio semble vivre dans la plus parfaite des sérénités, et ce, malgré le passé noir autant de Mitsuko que celui de sa mère. C’est lorsqu’elle rencontra, dans sa boutique, une femme avec qui elle a beaucoup plus en commun qu’on le croit que sa vie sera mise à l’épreuve. Abordant avec délicatesse les thèmes du lien maternel et de l’amour parental, je suis vraiment tombée sous le charme de l’écriture simple, douce et sans fioritures d’Aki Shimazaki. En finissant ma lecture, j’ai découvert qu’il avait un premier tome à cette série, Azami. Or, je pense qu’on peut très bien les lire dans le désordre et tout saisir, du moins c’est l’impression que m’a donnée la lecture de Hôzuki. Je vais clairement me plonger davantage dans l’œuvre de cette auteure et vous la conseille sans aucun doute si vous avez envie d’une lecture rapide tout en tendresse et en lenteur.

La lecture de Marjorie: 

Au moment où j’écris ces lignes, je n’ai pas encore fini le livre dont je vais parler. J’ai tout de même décidé d’écrire quelques lignes parce qu’il ne me reste que 60 pages et que je compte bien le finir. Pour avril, j’ai donc décidé de me lancer dans mon premier Laferrière : L’énigme du retour. Je ne pourrais dire si c’est semblable à ses autres romans, je n’ai pas de point de comparaison, pas plus que je ne sais si c’est un bon premier roman pour découvrir l’œuvre de cet auteur, mais bon. Je trouvais que, pour lire sous le thème de « littérature migrante », Dany Laferrière était un incontournable et j’ai bien l’impression que L’énigme du retour entre bien dans ces écrits de l’exil. L’auteur y raconte son retour en Haïti, après être parti à l’âge de 23 ans. Suivant le décès du père, exilé à New York, on y retrouve un personnage qui fait le point sur le pays qui l’a vu grandir, dans lequel il n’est plus vraiment « de la place ».

Bien que le mélange de poésie et de prose m’a prise par surprise au début, je ne cesse de corner les pages dans lesquelles se trouvent de beaux passages. Les réflexions, la forme et le récit sont touchants et tellement bien mis en mots. Je me surprends moi-même à être émue par de petits passages, d’une simplicité désarmante, mais si vrais et lourds de sens. Bref, ça me donne certainement le goût de me plonger dans l’œuvre de l’auteur et, premièrement, de finir ce roman.

Et vous, quelle a été votre lecture du mois d’avril?

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