Bande dessinée et roman graphique
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Pinkerton; blâmer la musique des années ’90 pour expliquer ses échecs amoureux

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Avant de lire cet article, je vous propose d’écouter cette chanson afin de vous mettre dans l’ambiance :

 

J’étais jeune, j’avais l’amour douloureux et une de mes activités favorites était de trouver écho à mes sentiments déprimants dans des paroles de chansons. Je faisais des mixtapes avec ma radiocassette; Nirvana, Radiohead, The Used (eh oui, notez que je suis née en 87 et non en 79) et Weezer. Mais pas n’importe quel album de Weezer; Pinkerton, le seul album de leur discographie qu’il est possible de confondre avec le journal intime d’un adolescent désillusionné en peine d’amour.

Le conditionnement romantique négatif

Je ne fut certainement pas la seule adolescente hyper-émotive à avoir validé ses douloureux sentiments amoureux dans la musique où l’échec et la mélancolie étaient glorifiés. Les personnages de la bande dessinée Pinkerton pensent plus loin que la simple validation des sentiments; ils croient que la musique les a conditionnés à les rendre sentimentalement malheureux. Ils nient leur responsabilité personnelle en mettant la faute sur la musique pop-rock des années ’90, qui par l’entremise de ses chansons, aurait appris aux jeunes de leur génération à craindre le couple avant même d’avoir vécu l’amour.

bd pinkerton

Unique en son genre

Les longs dialogues des personnages intellectualisant leurs échecs amoureux sont brillants et cette façon qu’ils ont de philosopher sur la vie tels des érudits est vraiment hilarante. Le texte est intelligemment drôle; un bijou! Si la plume est complexe, le trait du dessin est plutôt simple et naïf (mais non sans charme!). Fait ironique et assez cocasse : les personnages, étant très verbomoteurs, sont pourtant dépourvus de bouches.

Pour son originalité, sa multitude de références sur la musique et la culture populaire, son humour, ses théories comme la conception du mixtape cathartique de rupture ou du rituel ancestral du rebound; je vous recommande cette œuvre unique. Il n’est pas obligatoire d’être mélomane pour apprécier cette bd, mais l’expérience en sera assurément bonifiée.

Précédement publiée dans la Nouvelle Collection Colosse, cette bande-dessinée de François Samson-Dunlop et Alexandre Fontaine Rousseau est publiée aux éditions La mauvaise tête.

Quels livres suggérez-vous aux lecteurs mélomanes ?

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