Littérature étrangère
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La tresse : trois destins de femmes qui s’entremêlent

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La tresse de Laetitica Colombani, ce livre jaune que vous avez dû voir souvent cet été, m’a accompagnée un après-midi d’été. Personnellement, je l’ai souvent croisé sur Instagram. C’était une nouveauté de l’été qui a bien fait jaser; soit les gens ont adoré ou ont plutôt détesté. Déjà traduit dans une vingtaine de langues et best-seller en France (+ de 150 000 exemplaires vendus), ce premier roman de la scénariste française n’est pas passé inaperçu!

De mon côté, je dois avouer que je suis mitigée.

Les premières pages m’ont beaucoup plu, mais par la suite, j’ai eu le sentiment de savoir page par page ce que je lirais, tellement le roman s’avère cliché et prévisible. Néanmoins, j’ai continué ma lecture, car c’est un roman qui se lit bien, rapidement (il est conçu un peu à l’image du cinéma en y allant plan par plan) et qui est rempli de bons sentiments, donc qui ne demande pas un très gros engagement moral en le lisant. C’était très gentillet, comme on dit!

La tresse, c’est l’histoire de trois femmes qui s’entremêle : une Indienne, une Canadienne, une Italienne. Chaque chapitre alterne entre leurs histoires et leurs difficultés. À l’image du titre, les chapitres s’alternent comme des mèches de cheveux. Trois destins de femmes de trois différents continents qui racontent leurs désirs d’émancipation.

En trois temps : Inde, Italie, Canada

L’Indienne, Smita est une Intouchable (d’ailleurs je vous conseille de visionner la série documentaire disponible sur Netflix, Les enfants du destin qui vaut largement la peine d’être écoutée, sortez vos mouchoirs par contre) qui est la classe sociale la plus pauvre et la plus négligée d’Inde. Smita travaille, comme sa mère et sa grand-mère, dans des conditions misérables et elle décide que sa petite fille n’aura pas le même destin qu’elle. Elle doit ramasser à main nue les excréments des gens de son village et se promet de sauver sa fille de ce destin sombre et sans espoir.

Elle décidera donc de quitter son village, en laissant tout derrière elle, sauf sa fille. Dans l’espoir d’une vie meilleure, de dignité pour sa fille, elle fera preuve d’un étonnant et admirable courage. C’est sans aucun doute le personnage qui m’a le plus touchée, et ce, malgré le récit assez prévisible et beaucoup trop romancé de ce qu’est la situation des Dalits, les Intouchables en Inde. Le documentaire Les enfants du destin dont je vous parlais plus haut s’avère beaucoup plus intéressant et nuancé à ce sujet.

Le deuxième personnage suivi est Giulia, une Italienne qui travaille dans l’entreprise familiale qui fabrique des perruques avec les cheveux des Siciliennes. Elle est confrontée à la maladie de son père. Dans tout cela, elle fera la connaissance d’un garçon avec qui elle vivra une histoire d’amour clichée et prévisible et qui l’aidera à sauver l’entreprise familiale d’une faillite.

Le troisième personnage est Sarah, une Canadienne (plutôt québécoise, car elle vit à Montréal). Cette dernière est une avocate et une mère dont les films américains raffolent : acharnée dans son travail, toujours débordée et bien évidemment exténuée de son mode de vie issue de la société de performance et de consommation dans laquelle elle est coincée. C’est après l’annonce d’un cancer que Sarah prendra finalement conscience des non-sens de sa vie et de sa carrière. Elle réalisera ce qui compte le plus pour elle et fera des changements en conséquence dans sa vie pour l’améliorer.

Au final, j’ai passé quelques heures de lectures bien agréables malgré tout. J’ai néanmoins vu la fin venir de très loin et cela m’a un peu déçue étant donné que je trouvais que le premier chapitre était fort prometteur.

Je suis presque certaine que ce livre sera adapté au cinéma tellement le format et l’histoire s’y prêtent bien. Est-ce que je serais curieuse de le voir? Honnêtement, oui!

Et vous, avez-vous déjà eu un sentiment mitigé sur un livre que plusieurs ont adoré?


Le fil rouge tient à remercier Hachette Canada pour le service de presse.

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