Littérature québécoise
Laisser un commentaire

Si j’avais un perroquet je l’appellerais Jean-Guy (parce que Coco c’est déjà pris)

Si j'avais un perroquet, je l'appelerais Jean-Guy (parce que Coco c'est déjà pris), Blandine Chabot, éditions au carré, littérature québécoise, humour, amour, amitié, trahison, le fil rouge, le fil rouge lit, blogue, blog, blogue littéraire, les livres qui font du bien, bibliothécaire

Je n’ai pu utiliser un autre titre que celui du roman pour cet article : il est trop bon! C’est bien ce titre accrocheur qui m’a attirée vers ce roman. Je me suis dit que ça devait être le livre d’une auteure avec l’esprit un peu fou, et cette perspective m’a aussitôt séduite.

À tous les chats qui s’appellent Luc

Dès la première page, la dédicace donne le ton du roman.

Résumé

Catherine, enseignante de français et célibataire, nous fait part de son quotidien pour le moins rocambolesque.

Jean-Philippe 514 555-2062

Appelle quand tu veux.

Un jour, elle a l’audace de répondre à la proposition écrite sur un petit papier trouvé dans un roman de Françoise Sagan qu’elle a emprunté à la bibliothèque. Sans occuper toute la place dans son histoire, ce mystérieux Jean-Philippe contribuera à apporter un vent de changement dans sa vie.

Quelqu’un l’a écrit, c’est à la deuxième personne du singulier de l’impératif présent, je tombe dessus : je me sens concernée.

Un ton humoristique

Le personnage de Catherine n’est pas caricatural; elle a une forte personnalité qui la rend attachante. Ses réflexions et ses histoires sont farfelues, mais très « vraies ».

L’auteure, Blandine Chabot, a un style d’écriture bien à elle, usant de répétitions et de plusieurs reformulations des idées de son personnage, ce qui crée souvent un effet comique. Elle réussit à rendre l’histoire de Catherine très drôle. Pas seulement dans ses péripéties de vie, qui peuvent sembler invraisemblables, mais surtout dans la personnalité du personnage principal. Catherine a un humour très prononcé, mais le lecteur saura voir ses failles et la tristesse qu’elle porte, entre deux rigolades. La narratrice (Catherine) fait des clins d’œil aux lecteurs. Elle nous parle parfois directement, ce qui crée un sentiment de proximité avec elle, comme avec une amie. Le roman est composé de courts chapitres qui donnent toujours envie d’en lire un de plus, et un autre encore.

Fraîcheur et divertissement

Si l’histoire semble partir dans tous les sens, il s’agit bien ici d’une qualité. J’ai suivi avec intérêt les péripéties de vie du personnage principal et de ses proches, que celles-ci soient de véritables drames ou des anecdotes comiques de la vie quotidienne.

– Et tu y es allée avec du vernis sur seulement un pouce? C’est la nouvelle mode?

– Ah! Non, non, ça c’est parce que tout à l’heure je me suis fait un smoothie aux légumes et je voulais mettre une photo de ma main qui tient le verre sur Instagram.

Je ne suis pas certaine que ce soit de la chick lit, mais si c’est le cas, c’est bien la plus jolie couverture que j’ai vu pour le genre. La lecture de ce roman m’a fait un immense bien; je ne me suis pas pris la tête, je me suis laissée porter par son dynamisme, j’ai souri souvent et j’ai même ri franchement. Cette lecture si divertissante m’a amenée à me poser une question : pourquoi ne lis-je pas davantage de romans drôles?

Et vous, quel est le dernier roman québécois qui vous a fait rire?

Le fil rouge remercie les Éditions au Carré pour le service de presse.

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s