Littérature jeunesse
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La difficile tâche de trouver un successeur à Harry Potter

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Comme toutes les bonnes choses ont une fin, Harry Potter a la sienne. Après avoir passé un an à le lire en famille, nous nous sommes retrouvés un peu orphelins, complètement démunis face au grand vide laissé par Harry derrière lui. Que lire à présent ?

Il y avait quelque chose dans la lecture longue qui a fait que nous nous sommes particulièrement attachés aux personnages et à l’intrigue, puisque ces derniers ont fait partie de notre quotidien et ont alimenté nos conversations pendant des mois. D’ailleurs, nous ne sommes pas les seuls, Marion a déjà parlé bien mieux que moi de son amour des pavés. Revenir à des récits plus courts nous laissait sur notre faim et ne rassasiait plus la curiosité et l’envie de grandes aventures qu’Harry Potter avait déclenché chez nous.

Alors nous avons tenté d’autres séries, mais, bien que plusieurs d’entre elles nous aient semblé prometteuses, nous n’avons pas accroché et avons souvent arrêté notre lecture à la fin du premier tome.

Coup de chance

Par hasard, j’ai lu un entretien de Christophe Mauri, un auteur français. Il racontait qu’il avait envoyé la première version de son manuscrit à Gallimard alors qu’il avait 13 ans. Le manuscrit a bien sûr été refusé, mais avec une lettre d’encouragement et des conseils. Au fil des années s’est ainsi construit une relation entre les éditeurs et lui, à coup d’aller-retours de manuscrits et de critiques, qui a abouti, à ses 22 ans, à la publication du Premier défi de Mathieu Hidalf.

Le loulou, intrigué par le fait qu’on puisse mettre 9 ans à écrire un livre, se disait que ça devait être vachement bien au vu du travail que l’auteur y avait mis.

Une saga accrocheuse

La série commence avec l’anniversaire de Mathieu, qui vient d’atteindre 11 ans, l’âge le plus inutile au monde. Car en effet, son unique objectif dans la vie – si ce n’est de ruiner son père – est d’entrer dans la fameuse école de l’Élite, parce que seuls les Élitiens sont au-dessus des lois. Mais pour cela, il faut avoir 12 ans. Alors, en attendant, il se contente d’élaborer un plan pour saboter la fête d’anniversaire du roi.

Dans le tome suivant, il a enfin l’âge de se présenter au concours d’entrée de l’Élite, mais annonce qu’il trichera pour se faire admettre. Sa manœuvre fonctionne, mais en contrepartie, il se retrouve à devoir accomplir l’épreuve la plus dure qui soit : attraper la Foudre Fantôme. Comme il est sur la sellette à cause de sa triche, il découvre que s’il accomplit un Exploit (chose qui est arrivée 2 fois dans toute l’histoire de l’école), il ne pourra jamais être renvoyé de l’Élite.  Évidemment, il choisira ce qui lui semble être la facilité et mettra toute son énergie à ne pas accomplir son épreuve.

Et ainsi de suite : comme Harry, Mathieu grandit au fil des volumes, et ses ennuis aussi. Même si, à mon avis, ce qui faisait le charme des premiers tomes se dissout un peu dans les deux derniers, le tout est cohérent, l’univers est riche en détails, et l’histoire est crédible. On rit, on s’attache, on s’agace, on appréhende, et plus important, on veut la suite ! Ça fonctionne à merveille et ça a parfaitement bien comblé notre manque de Poudlard.

Un univers étonnant

En fait, dans ce monde « magico-légaliste », il n’y a pas une seule règle ou loi que Mathieu Hidalf n’ait pas contournée. C’est là que réside tout son génie : il ne va jamais clairement à l’encontre des règles, il les tourne à son avantage. Cet univers qui peut paraitre si rigide au premier abord est en fait plein de possibilités pour celui qui est assez malin pour en déceler la plasticité : il déclenche alors des grèves massives de nymphettes (petites fées chargées d’éclairer les espaces intérieurs), il sauve sa vie en mourant temporairement grâce à sa montre ou il arrive à sortir du labyrinthe des bannis (sensé l’enfermer pour l’éternité) l’air de rien.

Le loulou a beaucoup aimé Mathieu, surtout parce qu’il est plein de défauts et qu’il les assume pleinement, avec beaucoup de vantardise même. Le personnage flirte souvent avec l’antihéros, qu’on aime puis qu’on aime détester. En fait, tous les personnages sont ainsi, juste humains et attachants. C’est étonnant à quel point nous avons jubilé et nous nous sommes enthousiasmés à chacune de leurs transgressions. Je crois que c’est l’humour général de ces livres qui nous ont tant séduits et accrochés et qui nous a permis de sortir de notre cercle vicieux de désintérêt chronique.

Nous y sommes, il y a une vie après Harry Potter

Cela a vraiment été difficile tellement plus rien ne semblait être à la hauteur. Nous avons même failli mettre fin à notre habitude de lecture du soir. Et personnellement, je suis d’autant plus heureuse que nous nous soyons attachés à un nouveau personnage qui nous était parfaitement inconnu. Mathieu Hidalf a réussi là où d’autres sagas plus connues et plus vendues ont échoué. Faites-vous plaisir, il plaira autant aux petits qu’aux grands.

Maintenant, nous nous attaquons à Percy Jackson, qui, pour le moment, nous plaît vraiment beaucoup. Peut-être vous en parlerai-je dans quelques mois…

Et vous, avez-vous déjà eu du mal à recommencer à lire après un livre qui vous avait particulièrement plu ?

 

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