Autour des livres
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Paul Auster et les livres de ma vie

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Il y a tout juste un an paraissait chez Acte Sud le dernier ouvrage de Paul Auster : 4321. Ce récit, consacré aux hasards de la vie et aux multiples bifurcations du destin, me ramène aux premières lectures de cet auteur incroyable, que j’ai découvert il y a maintenant vingt ans…

Il est difficile d’écrire succinctement sur un auteur qui a accompagné la quasi-moitié de mon existence. Pour cela, il me faudrait écrire toute une thèse! J’aurais tellement à dire…

Dis, c’est qui ton auteur préféré?

Je ne suis pas du genre à avoir un auteur, une chanson ou un film préféré. En général, lorsqu’on me pose la question, j’ai bien du mal à y répondre, car j’ai une multitude de références qui me viennent à l’esprit. Je vais aimer le style d’untel, l’originalité d’un autre, et tout cela va, en général, me conduire à quelque chose de tout à fait personnel. Pourtant, avec Paul Auster, c’est différent.

J’ai découvert cet auteur lorsque j’étais étudiante à l’université, en cours de littérature comparée. J’étudiais alors La Trilogie new-yorkaise et L’Emploi du temps (Michel Butor). La démarche comparative était particulièrement bien appropriée, il faut l’avouer. Étrangement, je me suis plongée avec force dans cette écriture dense, labyrinthique, aux multiples questions philosophiques. Je dis « étrangement », car je ne pensais pas être touchée par ce style d’écriture, avec une trame narrative aussi complexe (car il faut l’avouer, lire Paul Auster, c’est être embarqué dans un dédale de références et d’événements improbables qui se superposent les uns aux autres de manière tout à fait aléatoire — en apparence — pour finir par se rejoindre, finalement, vers un même but).

On se perd. On devient lecteur errant entre les mots du hasard.

Avec Paul Auster, j’ai eu le sentiment de me reconnaître à travers des personnages toujours en questionnement, marchant sans but vers un quelconque destin ou une forme de quête identitaire ou métaphysique. Quel hasard!

L’art de la narration

Depuis La Trilogie new-yorkaise (incluant Cité de verre, Revenants et La chambre dérobée) jusqu’à sa Chronique d’hiver ou Excursion dans la zone intérieure, des textes plus personnels, je n’ai cessé d’être embarquée dans ce style narratif si riche, fait de péripéties, de rebondissements et d’ardeur. Personnages étranges, et pourtant si proches de nous, de l’auteur lui-même. Une écriture de corrélation, de la solitude, mêlant à la fois l’introspection, l’énigme, la mémoire, le temps… L’auteur joue avec les mots, avec les situations, et c’est ce qui fait que ça me plaît. Une combinaison littéraire qui marche!

Pourtant, je dois bien avouer que certains titres n’ont pas eu l’effet escompté sur moi. Alors que j’ai toujours attendu avec impatience la sortie du dernier titre de cet auteur, j’ai été parfois déçue. Seul dans le noir fait partie de ces titres. Récit sombre, sans queue ni tête, cauchemardesque et suffocant m’ayant laissé moi-même… seule dans mon noir. J’avoue, nous avons tous une part d’ombre en nous. Mais je ne devais pas être prête à voir la mienne au moment où j’ai lu cet ouvrage…

Pourtant, c’est ce que je trouve formidable chez Paul Auster! Cette capacité à s’adapter, à raconter les faits, qu’ils soient personnels comme historiques. Cette capacité à entremêler l’intime et le collectif.

Dans ma vie…

Depuis plus de vingt ans, ma bibliothèque se remplit des livres de cet auteur. Depuis ma petite étagère d’étudiante à l’Université de Paris, en passant par celle de la jeune femme active jusqu’à celle de la maman que je suis aujourd’hui, ses écrits m’ont accompagnée. Ils m’ont suivie en bateau jusqu’au Québec, et j’avoue que j’aurais bien du mal à m’en séparer, malgré mon souhait grandissant de simplifier ma maison. Ils font partie de moi et témoignent de toutes les étapes de la vie par lesquelles je suis passée.

Les livres sont ainsi. Ils nous suivent, ou nous précèdent!

Et puis, avec Paul Auster, j’ai aussi découvert les récits de Siri Hustvedt, sa femme. Et quelle belle découverte pour l’artiste en moi!

Vous souhaitez découvrir cet auteur? Voici quelques titres que j’ai beaucoup aimés :

La Trilogie new-yorkaise,

Brooklyn Follies,

Sunset Park,

L’invention de la solitude,

Moon Palace,

Lulu on the Bridge,

Tombouctou;

Des récits plus personnels :

Dans le scriptorium,

Chroniques d’hiver,

Excursion dans la zone intérieure,

et bien d’autres encore!

Vous aussi, vous avez un.e auteur.e préféré.e? Racontez-nous!

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