Month: février 2019

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Quand la BD dépeint une enquête sur les relations amoureuses des jeunes iraniens

Jane Deuxard est le pseudonyme d’un couple de journalistes indépendants qui ont décidé de se rendre de manière clandestine en Iran pour recueillir les témoignages de jeunes iraniens concernant leur vie amoureuse. Leurs rencontres avec ces jeunes provenant de différents coins de l’Iran sont reproduites dans le roman graphique Love story à l’iranienne illustré par Deloupy. Ce livre, qui prend la forme d’un reportage, m’a particulièrement marquée en raison du climat politique particulier de l’Iran que l’on découvre dans ce livre. Idylles amoureuses, jeunesse et régime théocratique Le livre est divisé en plusieurs parties dont chacune est dédiée à un jeune iranien qui fait part au couple de journalistes de sa situation ainsi que de sa vision des relations amoureuses dans un pays où elles sont interdites avant le mariage et où les mariages arrangés sont fréquents. C’est très intéressant, car devant des règles aussi strictes, la question se pose : comment les jeunes iraniens vivent-ils leurs idylles amoureuses dans une société qui les interdit? Les journalistes ont fait l’effort de rencontrer des jeunes aux …

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Tulipe : la vie entrecoupée de pauses crêpes

Sous un ciel entièrement bleu, au milieu d’une étendue verte, se dresse un arbre. Adossé à son tronc, Tulipe, un ours philosophe habillé d’un débardeur rayé, somnole. Autour de lui, ses amis s’activent dans tous les sens : Crocus le serpent, Violette l’oiseau, Narcisse le tatou, Capucine la chauve-souris, Rose la poule. Tous ont des noms de fleurs, excepté l’arbre, le caillou et l’œuf, ce qui ne les empêche pas de pouvoir penser et parler comme les autres. Car c’est bien là que se situe la magie des petits ouvrages de Sophie Guerrive : dans les dialogues et les pensées de ses personnages. Entre sublime et absurde Chacun d’eux est traversé par des questionnements à la fois philosophiques et existentiels, sur l’amitié, l’amour, la mort, la confiance, la timidité, l’ennui, l’efficacité, la solitude, etc. Tous un brin névrosés, ils s’interrogent sur le sens de la vie. Ce qui donne des dialogues poétiques (parfois des monologues, mais jamais bien longtemps, tout le monde venant y mettre son grain de sel!), emprunts de mélancolie et d’humour. Ainsi, …

D’la féerie québécoise

J’avais ces deux livres entre les mains, et je voyais des points communs entre les œuvres de ces deux auteur-trice-s. Je me suis alors permis de les rassembler. « Ton tour, pige dans le lac. Le lac est profond. Des hommes, tous les jours, se noient et coulent. Tu plonges. Dans les lacs. Tu n’as pas peur. Tu es grand et fort. Tu tires sur tout ce qui bouge. La reine crie. Éclate, en pétales. Tu restes calme, concentré. De tes gestes calculés choisis une carte. Le valet, les cartes, font des châteaux. Face à découvert, tu me tiens. Je te tiens. Le premier qui rit. » Zoologies, Laurence Leduc-Primeau (p. 16-17, La Peuplade) Zoologies est le tout premier livre de Laurence Leduc-Primeau avec la maison d’édition La Peuplade. Son premier roman a un nom tout aussi intrigant : À la fin ils ont dit à tout le monde d’aller se rhabiller, aux Éditions de Ta Mère. Zoologies était ma première découverte de l’autrice et, dès les premiers micro-récits à tendance poétique, j’ai été charmée. L’univers féerique …

Un livre québécois par mois : Février : La Pastèque

En février, on lit un livre de la maison d’édition La Pastèque ! La Pastèque fut fondée par Frédéric Gauthier et Martin Brault en 1998. Elle édite principalement des romans graphiques, mais nous pouvons constater de plus en plus d’albums jeunesse. Elle est surtout connue pour être la maison d’édition qui publie les bandes dessinées de Michel Rabagliati, Paul. La Pastèque a pour objectif de nous faire tomber en amour avec des scénarios bien construits d’illustrateurs-trices québécois-es et parfois d’autres pays. Pourquoi avoir choisi La Pastèque ? Je vous avoue être sous le charme de leurs créations. Il est rare que je sois déçue de mes lectures et leurs bandes dessinées sont souvent mes coups de cœur. Voici quelques suggestions de lecture : Monsieur Vroum, Etienne Gerin L’oiseau de Colette, Isabelle Arsenault Ada la grincheuse en tutu, Élise Gravel Louis parmi les spectres, Fanny Britt et Isabelle Arsenault (que du beau) Le facteur de l’espace, Guillaume Perreault (un coup de cœur) Rose à petits pois, Amélie Callot et Geneviève Godbout (de la douceur) L’arbragan, Jacques Goldstyn (une belle morale) Le bestiaire des …

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Le genre littéraire policier: le mal-aimé?

J’ai toujours affectionné le genre littéraire policier, et ce, depuis le jour où ma mère m’a acheté une boîte pleine de romans d’Agatha Christie à la bouquinerie de la Terrasse Dufferin alors que j’étais âgée de dix ans. En vieillissant, toutefois, je me suis rendu compte que mon genre littéraire «chouchou» était plutôt mal aimé, comme un sous-genre peu appréciable. Souvent, le genre policier est considéré comme de la paralittérature. Est-ce que ce genre littéraire a moins de sens esthétique pour l’exclure des œuvres faisant partie de la littérature?  Cela m’a parfois amené à être complexée d’aimer tant ce genre.

Et vous, avez-vous un genre littéraire dont vous êtes mal à l’aise de dévoiler votre passion pour celui-ci?