Littérature québécoise
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Quand le jour est parti, les morts dansent

Je dois l’avouer, j’ai un gros crush littéraire sur François Blais. Sa façon unique qu’il a de jouer avec son lectorat, sa manière de décrire des choses banales et d’en faire une quasi-épopée… Vraiment, tout me fascine de cet auteur. Si vous avez envie d’en apprendre plus sur son univers, La nuit des morts-vivants est certainement pour vous. Et si vous n’êtes toujours pas convaincu, vous pouvez aller lire la critique de son autre roman, Sam.

La nuit en un résumé

Il ne faut que quelques pages pour comprendre que ce roman de 2011 est raconté par deux narrateurs. En effet, les chapitres s’alternent entre des écrits de Pavel et de Mollie, deux personnes vivant à Grand-Mère, deux personnes ayant terminé leur secondaire dans la même cohorte, deux personnes louant les mêmes films d’horreur, MAIS surtout, deux personnes vivant la nuit. L’un à cause de son travail, l’autre par simple plaisir de ne croiser personne.

Prenez garde, il ne faut pas s’attendre à une série de rebondissements, vous n’y verrez pas de dragon sortant des montagnes prêt à tout détruire sur son passage. Nous ne sommes pas dans l’univers de Games of Thrones! Nous sommes plutôt dans l’univers d’un homme de l’entretien qui travaille de nuit dans un centre commercial de la Mauricie et d’une assistée sociale.

Le ton qu’utilise l’auteur nous permet d’embarquer dans la routine des personnages et de comprendre un peu plus leur univers. Nous naviguons donc dans l’univers de Pavel, qui se donne à fond dans l’expérience littéraire en parlant de lui-même à la troisième personne comme s’il était le narrateur de sa vie et qui tente de faire de belles phrases bien construites avec du style… Nous avons aussi Mollie, qui le fait presque pour se débarrasser de cette tâche.

Ce que je pense de la nuit

Ce que j’apprécie entre autres de l’écriture de Blais, c’est que ses personnages sont nés pour un petit pain et que cela leur convient très bien. Il réussit à nous faire voir le côté positif de personnes que la société étiquette souvent comme négatives. Je dirais même que les personnages sont tellement bien écrits qu’on a l’impression qu’ils sont réels. On pourrait presque dire que l’auteur a payé deux personnes au hasard pour en faire un livre :

« Bon, je vais dire les choses rondement, au risque de passer pour une grosse conne à vos yeux (anyway, j’ignore qui lit ceci, alors hein…) : je n’aime pas la poésie. Voilà, c’est lâché, arrangez-vous avec ça. »

L’habileté à rendre des personnages sans histoire intéressants est, selon moi, le grand talent de l’auteur. C’est ce jeu avec le lecteur, à savoir s’il s’agit de fiction ou bien de faits réels, qui rend ce style d’écriture intéressant.

Un autre aspect que j’affectionne énormément dans les romans de Blais est son humour particulier et les phrases qui en découlent. Un ton unique où l’auteur peut aussi bien, dans une même phrase, citer du Schopenhauer que du Hannah Montana. Le rythme de son écriture vous fera tourner les pages les unes après les autres.

Que feriez-vous si vous deviez rester éveillé toute la nuit?

 

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Un commentaire

  1. Ping : Il n’y a que les fous: Courtes histoires pour un été rempli de folies | Le fil rouge

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